Jean Ernest Reynaud, né le à Lyon et mort le à Neuilly-sur-Seine est un philosophe et homme d'État français de la première moitié du .

David Albert Griffiths voit en lui un « encyclopédiste de l’époque romantique ».

Biographie Petit-fils de Alexis-Antoine Régny, il est le frère du célèbre ingénieur et architecte Léonce Reynaud et de l'amiral Aimé Reynaud.

Il étudie au collège royal de Lyon sur les conseils de son tuteur Merlin de Thionville, puis il entre à l'École polytechnique, et devient ingénieur des mines.

Du saint-simonisme à l'Encyclopédie nouvelle

Adhérant un temps aux idées de Saint-Simon, il participe d'avantage au mouvement encyclopédiste français de la première moitié du .

Il collabore à la Revue Encyclopédique, alors dirigée en par Hyppolyte Carnot et Pierre Leroux. Dans un article de , il explique les raisons de sa rupture avec Saint-Simon, jugeant ses idées « insuffisantes et partielles ».

L'année suivante, il joue un rôle croissant dans la direction de la revue, proposant avec Leroux une « synthèse nouvelle » pour l'édition du mois de , formulant dans les grandes lignes .

En déjà, il publie un article, De la nécessité d’une représentation spéciale pour les prolétaires, dans lequel il fait le constat d'une société divisée en deux classes distinctes, « les prolétaires et les bourgeois ». Il décrit les prolétaires en ces termes : Décrivant les bourgeois de cette façon : .

L'année suivante, ils dirigent la publication de l'Encyclopédie nouvelle, il y rédige d'ailleurs plusieurs articles. Leur association cesse en 1841, pour des raisons théologiques, Leroux étant le partisan d'une croyance en la réincarnation des âmes, Reynaud, en l'éternité astrale.

Vie politique Lors de la révolution de 1848, les électeurs de la Moselle l'envoient à l'Assemblée constituante. Dès , il est nommé sous-secrétaire d'État à l'instruction publique dans le ministère d'Hippolyte Carnot. D'après Aurélien Aramini et Vincent Bourdeau, l'École d'administration qu'ils parviennent à fonder est censée réinvestir le programme des encyclopédique forgées les années précédentes. Au second semestre 1848, Reynaud y occupe la chaire de droit politiquehttp://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/lecole-dadministration-et-le-college-de-france-en-1848/, p. 118..

Nommé conseiller d'État en 1849, il ne reste pas longtemps à ce poste. Il est également professeur de législation et économie industrielle à l'École des mines de Paris puis est remplacé après le coup d'État du 2 décembre 1851 par Hippolyte de Villeneuve-Flayosc.

Terre et ciel , publié en , est certainement son livre le plus important. Reynaud y pose et développe le principe de la préexistence de l'homme et sa survivance dans d'autres astres (palingénésie). Dans la tranchée de l'encyclopédisme, Reynaud renoue avec une certaine image du druidisme, requalifie l'opposition entre anges et démons et rejette le dogme catholique des peines éternelles. Un concile d'évêques réuni au cours de l'année 1857 à Périgueux condamne son livre.

Postérité Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (), dans une tombe ornée d'une allégorie de Chapu et d'un médaillon de David d'Angers.

Sa femme, Léonie Félicité Quenouille, parvient à instituer le prix Jean-Reynaud remis annuellement par l'Institut selon le principe de la rotation quinquennale entre les cinq Académies, jusqu'à ce que l'Académie française cesse de le décerner en 1979. Seule l'Académie des inscriptions et belles-lettres continue aujourd'hui de l'attribuer sous le nom de médaille Jean Reynaud.

Son ouvrage, l'a rendu célèbre chez les spirites, Allan Kardec le considèrant comme l'un des précurseurs de sa doctrine, aux côtés des autres contributeurs de la Revue Encyclopédique.

Ses publications . . . . . . . . . . Œuvres choisies, lectures variées, 1865. .

Notes et références

Références biographiques

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Liens externes

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