Charbuy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de l'agglomération d'Auxerre et c'est une commune membre de la Communauté de l’Auxerrois.

Ses habitants sont appelés les Charbuysiens.

Géographie Situation Charbuy est une commune située dans le département de l'Yonne, dans la région Bourgogne-Franche-Conté. Elle est située à 159 mètres d'altitude et a une superficie de 23,4 km² (soit 71,4 hab/km²).

Auxerre est à 8 km au sud-est, et Paris à environ 143 km (nord-ouest) par l'autoroute A6, dont l'échangeur d'Appoigny est à 11 km au nord-estCharbuy sur la carte de google.fr..

Communes limitrophes

Hameaux La commune comprend habitants sur une surface totale de 2340 hectares, une population répartie dans le village et dans dix-sept hameaux :

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Centre et contreforts nord du Massif Central »..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Aillant », sur la commune de Montholon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports Réseau routier

Deux routes principales desservent la commune : la D89 d'Auxerre (au S-E) à Aillant-sur-Tholon au nord-ouest ; et la D48 reliant la commune voisine Lindry au sud-ouest à Seignelay au nord-est.

L'échangeur d'Appoigny (sortie 19 Auxerre-Nord) pour l'autoroute A6 est à 11 km au nord-est sur la D606.

Transports ferroviaires Le trafic ferroviaire s’effectue principalement depuis la gare SNCF d’Auxerre-Saint-Gervais à 11 km du village. Des trains quotidiens et réguliers relient Auxerre à Paris (gare de Lyon, gare de Bercy). (La gare d’Auxerre-Saint-Amatre, au sud-ouest d'Auxerre, est désaffectée.)

La gare de Laroche-Migennes, mieux desservie, est à 20 km au nord.

Transports aériens L’aérodrome d'Auxerre - Branches est en partie situé sur le nord-est de la communeCharbuy sur geoportail.fr – cartes IGN. Couches « Cartes IGN classiques » et « Limites administratives » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque carte (ou "couche") dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et ajouter de nombreuses cartes depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche..

Chemins pédestres Le GR 13 passe par le village, traversant la commune approximativement d'est en ouest.

Urbanisme Typologie Au , Charbuy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,8 %), forêts (41,6 %), zones urbanisées (7,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), prairies (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Carbaugiacus (VIIe siècle) ; Charbuiacum (XIIe siècle) ; Charbuia (1172) ; Charbuyacum (XVe siècle) ; Charbui (1240) ; Cherbuy (1595)..

Histoire

Sous l'ancien régime, Charbuy (ou Charbuis) était en Champagne, diocèse d'Auxerre, parlement et intendance de Paris, élection de TonnerreExpilly, Dictionnaire... des Gaules et de la France, tome 2 (1764)..

Château de Beauretour (ou Beaurepaire) : Jusqu'au milieu du un château de Beauretour (en latin Bellus reditus, aussi traduit par Beaurepaire, qui est le nom actuel du hameau), était une propriété de l'évêché d'Auxerre. Il datait au plus tard du car la première mention de Beauretour, citée dans les Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre de l'abbé Lebeuf, concerne Hugues de Noyers, évêque d'Auxerre 1183-1206, qui y fait d'importants investissements et, selon Lebeuf, rend Beauretour « digne d'un prince ». Il y fait construire de splendides bâtiments et fait entièrement remanier l'extérieur : l'endroit étant un pays de bois et de marécages, il fait creuser trois étangs en succession pour assécher les terres ; fait créer des jardins, arracher des bois et en replanter d'autres pour former un grand parc avec garennes et vergers. Il profite du remuement des terres pour élaborer des défenses en ajoutant ponts et portails, vol. 1.. Puis Henri de Villeneuve ( évêque 1220-1234) s'y retire vers la fin de sa vie et y meurt le , vol. 1.. Guy de Mello ( évêque 1247-1269) y fait faire également de gros travaux, engageant « d'énormes dépenses » qu'il aurait encore augmentées « si cet endroit lui eut paru plus gracieux ». Il fait rehausser l'édifice, agrandit l'intérieur entre la grande salle et la chapelle, et en accroît l'esthétique et l'utilitaire avec des vergers et de nouveaux étangs, vol. 1.. Erard de Lesignes ( évêque 1270-1278) y donne une salle neuve et fait construire quelques appartements à l'entrée, vol. 1.. Aymeric Guénaud ( évêque 1331-1339) s'y trouve lorsqu'il appose son sceau en tant qu'exécuteur testamentaire en 1338 de Guillaume de Sainte-Maure, chancelier de France (1329-1335), doyen de Saint-Gatien et de Saint-Martin de Tours, vol. 1..

Audoin Albert, évêque 1351-1352, tient sa charge moins de deux ans mais dans une période troublée, celle de la peste noire, entraînant une baisse importante de ses revenus qui sera la cause de la démolition de Beauretour. Il juge le château superflu, vu le voisinage d'autres maisons épiscopales. De fait Beauretour ne soutient pas la comparaison avec son proche voisin, le château de Régennes, la perle des résidences épiscopales de l'évêché, et dont les très riches terres sont à seulement 8 km au nord-est de Charbuy et 11 km au nord d'Auxerre. C'est également une position plus stratégique, puisqu'il jouxte pratiquement la route Paris-Lyon et tient le pertuis éponyme de Régennes, passage essentiel pour la navigation sur l'Yonne. Audoin Albert décide donc qu'en regard du double emploi de ses demeures épiscopales, les frais d'entretien de Beauretour sont une charge trop importante. Il demande l'accord du chapitre qui consent à la destruction de l'essentiel du châteauÀ l'époque, pendant la guerre de Cent ans, la vente d'un lieu aussi bien défendu que Beauretour comportait le risque de voir le château tomber plus tard aux mains des ennemis. Il pourrait alors être utilisé pour attaquer le voisinage (dont, ici précisément, Régennes), d'où la décision d'en détruire les fortifications pour ne garder que les bâtiments d'exploitation... Il n'en reste plus que les étables ou écuries, le four, le grand portail et la maison du portier, vol. 1.. On distingue encore la trace des anciens fossés.

Ponceaux fut le siège d'une seigneurie importante, dont dépendait la terre de FleuryMichel de la Torre, coll. Villes et villages de France, Yonne ; Paris, Deslogis-Lacoste, 1990, fascicule..

Vieuxchamps était un fief relevant de la baronnie de Toucy. Il appartenait au XIXe siècle aux Baudesson (famille d'Auxerre), qui en prirent le nom, et qui furent aussi châtelains d'Arcy-sur-Cure (actuel centre équestre).

La Chaineaux était un fief où s'élevait un château aujourd'hui disparu.

Lieux et monuments L'église Saint-Médard vignette|right|L'église Saint-Médard

L'église Saint-Médard a été construite au . Son historique a donné lieu à une « légende » charbuysienne : un dimanche d'avant Noël, lors de la messe dominicale, une châtelaine de Beaurepaire aurait convié à un grand buffet tous les pauvres de la paroisse et des environs qui s'étaient querellés avec elle. À cette occasion, elle fit remplir de paille la cour de son château et elle condamna également les issues secondaires pour ne garder que la grande porte comme accès. Une fois tous les convives présents, elle bloqua la grande porte et mit le feu à la paille, brûlant ainsi ses hôtes. Elle s'échappa par un passage secret ayant une sortie sur la route menant à Auxerre. Cependant, elle se fit rattraper et capturer par les villageois. Son châtiment expiatoire fut de reconstruire l'église en utilisant les pierres de son château. Que l'église ait été victime d'un incendie, c'est fort possible ; qu'il ait été accidentel ou volontaire, et provoqué par une châtelaine (alors qu'il s'agit d'un fief ecclésiastique), cela reste à démontrer. De nos jours, on peut toujours voir le buste d'une femme portant une couronne de roses à la pointe du portail principal. L'église abrite également de nombreuses autres sculptures : La Vierge de Pitié, sainte Anne et la Vierge, saint évêque ressuscitant un enfant (saint Nicolas ?), le Christ en croix, et une plaque commémorative de fondation du prêtre G. Fleury.

Héraldique

La création du blason remonte à l'époque du jumelage avec la commune allemande de Serrig (vers 1981).

Sur la partie gauche, le « gueules » correspond à la couleur rouge de l'écu. La tour surmontée d'une crosse en or rappelle l'ancien château épiscopal de Beauretour.

Le sol sablonneux de la commune est représenté par la partie jaune du blason (or, appelé de même pour éviter une répétition avec l'or de la crosse) où est posée la tour. Les arbres verts (sinople) qui entourent le talus symbolisent l'importance de l'espace boisé (environ 1/3 de la commune).

Sur la partie droite, le fond bleu du blason se dit d'azur, et peut évoquer les étangs. La corne d'abondance d'où se déversent des produits de la terre (fruits, légumes) rappelle la riche production maraîchère traditionnelle de la commune.