Diges est une commune française située en Puisaye, dans le département de l'Yonne en Bourgogne (région Bourgogne-Franche-Comté). Elle est peuplée de habitants répartis sur hectares.
Ses habitants sont appelés les Digeois.
Géographie Situation Petit village typique de Puisaye, Diges est situé à au sud de Pourrain et de la D 965 reliant Auxerre ( au nord-est) à Toucy ( à l'ouest). Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".. C'est une des communes les plus étendues de la région avec ses hameaux et lieux-dits Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches"..
Transports
La D965 reliant Bonny-sur-Loire ( au sud-ouest) à Auxerre passe à Parly à du bourg, au nord de la commune.
La sortie - « Auxerre-Sud » - de l'autoroute A6 est à .
L'aérodrome d'Auxerre-Branches est à au nord-ouest (en passant par Pourrain, Lindry et Charbuy).
Géologie
Le sous-sol de la commune est marqué de plusieurs failles généralement orientées nord-sud, sauf celle que suit le cours du ru de Varennes et qui est orientée nord-est/sud-ouest Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées..
Les couches géologiques suivent un pendage sud-est/nord-ouest (elles sont inclinées vers le centre du Bassin Parisien).
Au nord-ouest, la butte des Bois Laurents et celle au sud des Marseaux (au nord-ouest de Diges) sont séparées par une faille. Elles sont surmontées d'argiles à silex (e3, silex roulés, sables, argiles, etc, de à d'épaisseur, en rose sur la carte). La butte des Bois Laurents est entourée de craie à ammonites du Cénomanien (C2b, une craie impure dure et cassante, de à d'épaisseur), elle-même entourée d'une mince bande de « gaize » également du Cénomanien (C2a, gaize crayeuse et marnes crayeuses, de à d'épaisseur) puis d'une autre bande faite de marnes de Brienne et Gault du Cénomanien-Albien (C1-2, marnes et argiles bleues, à d'épaisseur). Entourant les deux buttes se trouvent deux couches de l'Albien : des sables de la Puisaye (C1b, sables grossiers à fins, et des grès, à d'épaisseur, en vert moyen-clair sur la carte), puis des sables verts et argiles noires (C1a, alternances de sables glauconieux et d'argiles, à d'épaisseur, en vert foncé sur la carte)..
On note ensuite une nette séparation entre l'ouest et l'est de la commune, matérialisée par une bande d'argiles à plicatures de l'Aptien (n5, argile compacte, de à d'épaisseur, en orange sur la carte). Ces argiles à plicatures forment une bande orientée nord/sud qui passe par le centre du bourg, et au nord comme au sud de la commune elles sont recouvertes de deux zones de limons (LP, silt argileux fin et compact, de à d'épaisseur.
À l'est de ces argiles compactes se trouvent des sables et argiles panachés du Barrémien supérieur (n4b, sables grossiers à fin, argiles et grès, à d'épaisseur, brun clair sur la carte) ; puis des calcaires à lumachelles, marnes ostréennes et roches marno-calcaires du Barrémien inférieur (n4a, à d'épaisseur, brun foncé sur la carte). La vallée Baudon, la vallée Nadin et le ravin des Champs Pommin ont été creusés par des cours d'eau devenus de petits rus saisonniers mais qui ont en leur temps mis à nu le long de leurs parcours des couches de calcaires à spatangues (oursins) du Hauterivien (n3, calcaires gréseux, à d'épaisseur) puis des calcaires du Barrois (J9, calcaire lithographique, à d'épaisseur).
Hydrographie
La commune est riche en petits cours d'eau. Le ru de Beaulche, affluent de l'Yonne, y prend source ; sur la commune, où il remonte du sud vers le nord, il porte le nom de ru de Varennes. Le ru du Moulin Lallier prend naissance à la fontaine Bécard (au lavoir en bord de route entre les hameaux de Monchenot et des Cognats) et coule d'ouest en est, rejoignant le ru de Varennes au nord du Moulin Cottin.
La rivière Ouanne draine le sud-est de la commune., avec une source de son bassin versant sur la commune de Diges frôlant le seuil de non-potabilité () à cause d'un taux de nitrates important.. Dans l’est de la commune, des rus saisonniers sont présents sur le substrat calcaire.
Il n'y a pas de captage d'eau potable sur la commune ; le captage le plus proche est à Leugny.., exploité par la SIAEP (Syndicat Intercommunal d'adduction d'Eau Potable) de Forterre et qui dessert sur le secteur de Toucy les communes de Fontenoy, Lalande, Levis, Leugny, Ouanne, Moulins-sur-Ouanne, Diges. (pour la partie sud de la commune.), Fontaines et une partie de Toucy. En 2016 le nord de la commune de Diges est alimenté en eau potable par le captage de Dracy au hameau des Fouets, un forage ascendant. dans la nappe captive des sables de l'Albien.
Géologie Sur la commune se trouvent principalement des sables et des argiles, répartis de façon très variable ; et dans la partie ouest des calcaires sous-jacents à un mélange de limons et d'argiles..
Hameaux et lieux-dits de Diges
Communes limitrophes Les communes en caractères gras sont limitrophes de celle de Diges.
400px|center|Distances et positions relatives des communes voisines
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Molesmes_sapc », sur la commune de Les Hauts de Forterre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Diges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (72,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,6 %), prairies (28,8 %), forêts (26 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), zones urbanisées (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Commerces, vie locale
Plusieurs associations animent la commune : club de tennis, VTT Diges-Puisaye, football-club Diges-Pourrain, etc. Une petite bibliothèque est ouverte un jour par semaine.
La foire à la châtaigne de Diges, de bonne renommée, se déroule en octobre depuis 1981..
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Digia (990) ; Digia (1142) ; Diges (1280)..
Histoire
Antiquité
Haut Moyen Âge
Au haut Moyen Âge Diges est une villa, c'est-à-dire un domaine foncier avec une population avec une taille intermédiaire entre un hameau et un village.
La bataille de Fontenoy-en-Puisaye eut lieu le à de Diges, à Fontenoy. Elle opposa les petits-fils de Charlemagne, Lothaire Ier (avec son neveu Pépin II d'Aquitaine) à Charles le Chauve et Louis le Germanique.
Charles le Chauve prit la couronne de France le . Très croyant, il avait une dévotion particulière pour saint Germain. Il fit élever son fils Lothaire le Boiteux (v.848-†866) au monastère Saint-Germain d'Auxerre ; Lothaire en devint l'abbé vers 880 et il témoigna sa sollicitude envers l’abbaye en lui faisant don de nombreuses terres. C’est ainsi que des domaines à Nolay (situé près de Noyers), Sauilly (à l'ouest de Diges), puis Volvent (sud-est de Diges), Arque-Neuf (est-sud-est de Diges), et Bernay (actuellement nommé Sous-Saint-Germain, au nord-est de Diges) devinrent la propriété de l’abbaye Saint-Germain.
Durant son épiscopat (971-995), Héribert évêque d’Auxerre et demi-frère du roi et du duc de Bourgogne, fit don vers 990 à l’abbaye Saint-Germain de onze églises de son diocèse, dont « Saint-Martin de Diges ».. C’est la première fois que le nom du village apparaît dans un texte. Ainsi, les trois terres de Sauilly, Arque-Neuf et Bernet furent réunies en une seule paroisse et formèrent la seigneurie de Diges. Les vestiges de cette église ont disparu.
De tradition orale, un premier château aurait été construit à la fin du par l’évêque Héribert demi-frère d'Hugues Capet.
Terre rattachée à l’abbaye de Saint-Germain l'Auxerrois, il lui a été accordé des privilèges spéciaux : les fors (juridictions), constitués par Lettres de peuplement, par lesquels la terre recevait un statut différent du régime féodal classique et devait hommage directement à la monarchie.
Au début du , Gervais, abbé de Saint-Germain, prit des mesures pour protéger les biens de l'abbaye contre le pillage. Il fit alors entourer de murailles le village de Diges et bâtit une forteresse à l’intérieur. Un peu plus tard, par un acte signé en 1161, Guillaume IV, comte d’Auxerre, « quitta (céda) aux moines le droit de gîte qu’il avait dans le bourg et la forteresse de Diges ». Le monastère se développa et son influence dépassa même les limites régionales.
Guillaume III comte d'Auxerre (1147-1161), en guerre contre Narjot II de Toucy, Gibaud de Saint-Vérain et Guillaume de Dampierre, doit mettre une garnison dans la forteresse de Diges et y prendre des vivres à crédit.. En 1161 Guillaume IV († 1168) et son père, comtes d'Auxerre associés, déclarent qu'Ardouin abbé de abbaye Saint-Germain a tous les droits de justice sur Diges (et sur Ecan), et qu'eux-mêmes n'ont pu y prendre des vivres à crédit sans le consentement de l'abbé. Plus tard la même année, après le décès de Guillaume III, Guillaume IV renonce à son droit de gîte dans le bourg et la forteresse de Diges..