thumb|Initiation aux premiers secours à Poissy en 2011
Les formations de base aux premiers secours sont des formations courtes, permettant d'assimiler la conduite à tenir dans le cas d'un événement imprévu (accident,malaise...) pouvant mettre en danger la vie d'une personne. On distingue en général trois niveaux de formation : sensibilisation formation initiale formation officielle
Au Canada Au Canada, des organismes dispensent cinq types de cours au grand public (c'est-à-dire sans formation professionnelle initiale). Ces diplômes ont été conçus par la Croix-Rouge canadienne.
Cours de réanimation cardiorespiratoire Il s'agit de cours centrés exclusivement sur les malaises cardiovasculaires et l'arrêt cardiorespiratoire ou arrêt cardiocirculatoire (ACR), comprenant la réanimation cardiopulmonaire et l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe (DAE).
Il existe trois niveaux de cours grand public : A (cardio-secours) : chez l'adulte et l'enfant de plus de huit ans, environ quatre heures et demie ; B (cardio-secours plus) : chez une victime de tout âge, environ six heures et demie ; D (cardio-bébé) : chez une victime de moins de huit ans. Pour les professionnels, il existe le niveau C. Il correspond à un mélange des trois niveaux grands publics.
Cours de secourisme d'urgence C'est une formation d'environ huit heures, comprenant la conduite à tenir face aux hémorragies, état de choc, aux malaises d'origine vasculaire (malaise cardiaque, accident vasculaire cérébral), aux arrêts cardiorespiratoires (réanimation cardiopulmonaire et défibrillateur automatique externe) et la prévention de la transmission des maladies.
Cours de secourisme général C'est une formation entre 16 et 18 heures, qui, en plus des éléments des cours de secourisme d'urgence, étudie les traumatismes de la tête, de la colonne vertébrale et du squelette en général, ainsi que diverses urgences médicales.
Secouristes avertis « LE P.P.S » Il s'agit d'un cours destiné aux enfants, centré sur la trilogie : « Préparation ! Prévention ! Survie ! ». Il se décline en quatre niveaux : 5-6 ans (1 heure) 6-8 ans (2 heures) 8-10 ans (3 heures) 10-12 ans (4 heures) La formation étudie tout d'abord la reconnaissance d'une situation anormale et la prise de mesures de protection, ainsi que le réconfort à la victime. Puis, selon l'âge des apprenants, la formation montre la conduite à tenir face aux traumatismes courants (coupures, brûlures, saignements, fractures), les empoisonnements, l'inconscience et l'arrêt ventilatoire.
Les formateurs, ou animateurs, doivent être âgés de plus de 16 ans et titulaires du diplôme de secourisme général.
Gardiens avertis Le cours « Gardiens Avertis » est un programme offert par la Croix-Rouge. Il s'agit d'un cours pour la garde d'enfant, d'une durée de 8 heures et accessible à partir de l'âge de onze ans. Outre les gestes de secourisme, la formation enseigne comment prendre soin d'un bébé, d'un tout petit, d'un enfant d'âge préscolaire et d'âge scolaire. Elle forme également sur l'alimentation des enfants, la résolution des conflits et la prévention de potentiels dangers.
Cette formation est essentiellement donnée sous forme de pratique ainsi que de quelques petits points théoriques.
En France Sensibilisation du public en France On peut distinguer les actions de sensibilisation des formations diplômantes.
De nombreux organismes et associations œuvrent pour diffuser des notions de premiers secours au grand public en délivrant des formations non diplômantes. Il existe des formations courtes, en général payantes ( environ), conçues comme des simplifications de la formation diplômante (ancienne AFPS, maintenant PSC). Ne donnant pas lieu à une reconnaissance officielle, ces formations non diplômantes sont dans certains cas délivrées par des personnes n'étant pas moniteurs, mais ayant toutefois une formation minimale à la pédagogie.
Les actions de sensibilisation sont également des formations courtes condensées, d'environ , montrant les notions de protection, d'alerte, ainsi que les gestes à pratiquer dans une situation donnée (en général l'arrêt respiratoire). Elles sont fréquemment associées à des actions de prévention (des accidents domestiques, des accidents de la route, des maladies cardiovasculaires, …). On peut citer par exemple en France l'opération Un cœur, un souffle, une vie, dispensée gratuitement par les associations de secourisme en partenariat avec la Fédération française de cardiologie (FFC), ou bien l'Initiation aux premiers secours (IPS) de la Croix-Rouge française (CRF). Ces formations n'ont en général aucune reconnaissance officielle : elles ne sont pas citées dans les textes de loi, elles ne donnent accès à aucune formation complémentaire ni emploi particulier.
L'effet bénéfique de ces formations est de dédramatiser les situations d'urgence en permettant à plus de personnes d'intervenir rapidement et sans crainte, pour accomplir les gestes essentiels simples à effectuer, d'autant plus qu'ils sont effectués avec l'assistance des services de secours, que le développement des réseaux de téléphone mobile a considérablement accéléré la rapidité de l'alerte, et que le réseau national d'alerte et de secours médical est particulièrement dense en France où la collaboration des différents services est maintenant très efficace : numéro d'appel unique et gratuit, transfert automatique des informations entre les services d'urgence et de sécurité, coordination des centres d'appels et services de garde en médecine de ville ou hospitalière tous les jours de l'année et à toute heure, coordination avec la sécurité routière et exploitants d'autoroutes, nombreux centres de secours dispersés et disposant de moyens d'intervention rapide ce qui permet des interventions en moins de 15 minutes pratiquement partout, nombreux points d'appels d'urgence aménagés le long de toutes les voies rapides.
En 2019, l'Université de Bretagne Occidentale et la Fédération Française des Secouristes et Formateurs Policiers ont mis en ligne le premier cours gratuit et accessible à distance. Il est accessible sur une plateforme Universitaire (France Université Numérique).
En 2000, la société française de cardiologie, s'associant aux associations de secourisme, a lancé une campagne « Urgence cardiaque ». Les associations délivraient une formation de , décrite dans un guide national de référence — urgence cardiaque, publié comme tous les GNR par l'Observatoire national du secourisme, mais sans que soit publié d'arrêté l'officialisant (la formation n'étant pas diplômante).
La Croix-Rouge française (CRF) a par exemple mis en place une campagne « Des gestes qui sauvent », médiatisée par Adriana Karembeu. Il s'agit d'une formation très courte (1 h), appelée Initiation aux premiers secours (IPS). Elle s'effectue par groupes allant de 6 à 8 personnes maximum, et a pour but de sensibiliser le grand public aux gestes de secours destinés à préserver l'intégrité physique d'une victime en attendant l'arrivée des secours. Elle reprend les quatre premiers thèmes de la formation de base officielle (AFPS à l'époque, PSC désormais) : RT1 : La protection ; RT2 : l'alerte ; RT3 : la victime est inconsciente et respire ; RT4 : la victime est inconsciente et ne respire pas.
En 2004, la Fédération française des secouristes et formateurs policiers (FFSFP) a effectué une formation du grand public à l'utilisation de défibrillateurs automatiques à Hyères (Var), suivi par la CRF à Montbard (Côte-d'Or).
En 2007, Bernard Depierre, Député de Côte d'Or, a déposé au bureau de l'Assemblée nationale une Proposition de loi visant à renforcer l'apprentissage des gestes de premiers secours. Chaque année des lois sont adoptées en ce sens, cependant elles créent rarement des dépenses au budget de l'État. Pour la dernière en date, en , qui est adoptée à l'unanimité (fait rare en France), l'objectif est fixé à 80% des Français formés..
Les formations initiales Les formations initiales sont des formations d'une dizaine d'heures qui couvrent les cas les plus fréquemment rencontrés dans les accidents domestiques, les accidents de la route et les malaises. Ce sont des formations grand public (aucune connaissance préalable n'est requise), et qui ont une reconnaissance officielle.
La formation est très encadrée en France : s'il y a une délivrance d'un diplôme officiel, elle doit être faite par un moniteur diplômé et ayant suivi une formation continue sous la coupe d'un organisme agréé (association ou administration).
thumb|500px|Nomenclature des formations après la réforme de 2007
À l'école En théorie, l'enseignement primaire doit comporter une sensibilisation aux premiers secours, portant sur des principes simples ; l'enfant doit être capable en fin d'école maternelle : de repérer une situation inhabituelle ou de danger, demander de l’aide, pour être secouru ou porter secours ; en fin de cycle 2 : de se protéger, porter secours en alertant, en choisissant les comportements à suivre ; en fin d'école primaire : de connaître les principes simples de secourisme : porter secours, en identifiant un danger, en effectuant une alerte complète, en installant une personne en position d’attente de porter secours. Dans les faits, peu d'enseignants sont formés aux premiers secours et sont donc à même de faire un enseignement efficace. La loi de modernisation de la sécurité civile de 2004 prévoit un renforcement de l'enseignement des premiers secours à l'école, qui serait effectué par des moniteurs d'organismes agréés (dont l'Éducation nationale, les sapeurs-pompiers et les associations de secouristes bénévoles). La loi du visant à créer le statut de citoyen sauveteur, lutter contre l'arrêt cardiaque et sensibiliser aux gestes qui sauvent précise le champ, l'organisation et les dispensateurs des formations : "Tout élève bénéficie, dans le cadre de la scolarité obligatoire, d'une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours ainsi que d'un apprentissage des gestes de premiers secours. Cet apprentissage se fait suivant un continuum éducatif du premier au second degrés. Il comprend notamment une sensibilisation à la lutte contre l'arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent organisée dès l'entrée dans le second degré. Les formations aux premiers secours de cet apprentissage sont assurées par des organismes habilités ou des associations agréées. »
Les candidats au concours de professeur des écoles doivent depuis 2005 être titulaires d'un diplôme de premiers secours (AFPS ou équivalent, cf. arrêté du ). Programme de l'enseignement de l'école primaire, article du , JO du , BOEN du NOR : MENE0200181A, RLR : 514-4 (fichier RTF, 89p, 860 Ko)
Arrêté du 10 mai 2005 sur les modalités d'organisation du concours externe, du concours externe spécial, du second concours interne, du second concours interne spécial et du troisième concours de recrutement de professeurs des écoles (NOR : MENP0500879A) Arrêté du 14 mai 2007 relatif au livret personnel de compétences (NOR : MENE0754088A)
Lors de la Journée défense et citoyenneté
Lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC), une formation aux premiers secours est délivrée durant une heure et quart. Il s'agit de l'IAPS (Initiation à l'alerte et aux premiers secours). Elle a pour but de sensibiliser les participants à l'alerte en cas de risques majeurs et aux gestes de secours destinés à préserver l'intégrité physique de la victime en attendant des secours. On entend par risques majeurs, les catastrophes, qu'elles soient naturelles, géologiques, climatiques, bactériologiques ou technologiques.
La formation s'appelle Initiation à l'alerte et aux premiers secours (IAPS). Elle comprend les modules suivants du PSC (voir ci-après) relatif à l'équivalence de modules entre l'attestation d'initiation aux alertes et aux premiers secours effectués lors de l'appel de préparation à la défense et l'attestation de formation aux premiers secours :