vignette|314x314px|Carte postale de M. le professeur Scheil. Jean-Vincent Scheil, O.P., né le à Kœnigsmacker et mort le à Paris, est un religieux et archéologue français, célèbre pour avoir découvert et traduit les inscriptions de la stèle du Code de Hammurabi, en Iran.

Biographie Jean-Vincent Scheil naît le à KœnigsmackerNotice biographique sur inha.fr., en Lorraine. Il étudie au collège de Sierck, puis poursuit ses études au petit séminaire de Montigny-lès-Metz, avant d'entrer au Grand Séminaire de Metz. Après ses études en théologie, il entre dans les ordres chez les dominicains. En 1887, Scheil commence à suivre des cours d'égyptologie et les cours d'assyriologie d'Arthur Amiaud à l'École des hautes études, à Paris.

Il participe ensuite à une série de missions scientifiques au Moyen-Orient. En 1890, Scheil est nommé membre de la Mission archéologique française du Caire qui fouille la nécropole de Thèbes. En 1892, le gouvernement turc lui confie la direction du département des antiquités ottomanes. thumb|Code de Hammurabi. Mais c'est avec la fouille dirigée par Jacques de Morgan, qu'il accède à une renommée mondiale. De 1900 à 1902, Scheil participe aux fouilles de Babylone. C'est durant cette mission, en décembre 1901 à Suse en Iran, qu'il participe à la découverte d'une stèle en basalte de de haut. Le célèbre Code de Hammurabi est gravé sur ce monument. Il rapporte la stèle à Paris en avril 1902 et, pendant six mois, il déchiffre l'intégralité de la longue inscription écrite en akkadien. Il publie en 1904 l'intégralité de la traduction du Code dans son livre, La Loi de HammourabiTraduction française intégrale du Code d'Hammourabi par Jean-Vincent Scheil (1904) (vers 2000 av. J.-C.).

Le Père Scheil est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1908.

En 1911, il acquiert la tablette de Kish, qu'il traduit aussitôt. En 1939, il publie son dernier volume de textes de Suse, « Mélanges épigraphiques ». Le père Scheil reviendra souvent rendre visite à Kœnigsmacker aux villageois et à ses cousins les plus proches (de la famille Kiffer). Son dernier voyage à Kœnigsmacker prendra fin le 24 août 1939 avant l’évacuation des habitants dans la Vienne. Le Père Jean-Vincent Scheil meurt à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 4354, vue 18/31.. Il est enterré au cimetière de Châtillon (Hauts-de-Seine)Cimetières de France et d'ailleurs.

Il a eu notamment comme élève François Martin, qui le remplaça à l'École pratique des hautes études pendant ses fouilles à Suse et Georges Contenau, qui lui succéda sur le site archéologique de Suse.

Décorations (31 janvier 1923)

Notes et références

Sources Thierry Tauran, Laurent Dap: Le Père Jean-Vincent Scheil, le Champollion lorrain, éditions Mettis, 2010 Notice biographique sur inha.fr (consulté le 18 octobre 2013).

Liens externes

Jean-Vincent Scheil, le "Champollion Lorrain"

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