La famille d'Everlange est une famille de la noblesse d'extraction sur preuves de 1545. Elle appartient à l'ancienne noblesse du Luxembourg (Everlange). Elle s'est établie en Lorraine au où elle est devenue française.

Histoire Origine La maison d’Éverlange est originaire de Bohême, son nom patronymique était anciennement Teutingen. Jean d’Everlange, chevalier, suivit Jean Ier (roi de Bohême) dans le Luxembourg, et reçut de ce prince, en 1311, en récompense des services qu’il lui avait rendus, la seigneurie d’Everlange et celle d’Arloncourt, qui resta dans la possession de la famille jusqu'au .

Branche de Witry La filiation de cette famille est suivie depuis le avec Nicolas d'Everlange qui épouse Marie-Thirionette de Vance, dont est issu Bernard d'Everlange. Bernard d'Everlange est échevin d’Arlon en 1545, sous-prévôt du marquisat d’Arlon en 1561 et seigneur d’Arloncourt et du Châtelet. En 1564, il fonde les forges du Châtelet-Bas et du Pont d'Oye, à Habay-la-Neuve. Il meurt en et est inhumé dans le chœur de l’église des Carmes, à Arlon.

Son dernier fils, Nicolas d'Everlange, membre du siège des nobles du duché de Luxembourg et du comté de Chiny dès 1605, épouse Marie de Lamborel en 1583, et acquiert en 1597 la seigneurie de Witry, dans la province belge de Luxembourg. Il rebâtit le château de Witry en le fortifiant de quatre tours et de fossés. La seigneurie de Witry reste la propriété de la famille jusqu’en 1783 (pierres tombales subsistantes dans l’église de Witry, commune de Léglise, Belgique). À cette époque, elle est vendue au duc de Looz, seigneur de Sainte-Marie.

La branche de Witry s’est éteinte en 1815, à la mort à Odessa de Robert Joseph d'Everlange de Witry.

Branche de Belven La branche de Belven descend de Salomon d'Everlange, fils cadet de Nicolas, né le et mort en 1642, il était seigneur de Pallen.

Son fils, Georges Frédéric d'Everlange, issu de son mariage avec Marie Salomé de Roben, devient, par son mariage avec Claude Marguerite de Gourcy, célébré en 1673 au château de Falkenstein (comté de Vianden), seigneur de Gorcy, à Longuyon, et s’installe en Lorraine. En 1693, Georges Frédéric rend foi et hommages à Louis XIV, roi de France, puis en 1699, la Lorraine et le Barrois ayant été rendus à leur souverain légitime, Georges Frédéric rend foi et hommages à Léopold Ier de Lorraine, duc de Lorraine et de Bar.

Son fils Jean Nicolas d'Everlange, né en 1679, épouse le à Saint-Mard (Gaume) (Belgique), Marguerite de Laittres, fille de Philippe Edmond de Laittres, seigneur de Saint-Mard, gouverneur et prévôt de Virton et de Marie Élisabeth de Nassau-Detzem, dame de Belven. Par son mariage, Jean Nicolas devient seigneur de Belven. C’est par une francisation du nom de cette seigneurie que le nom de cette branche devient d’Everlange de Bellevue. Jean Nicolas meurt le à Longuyon.

Son fils, Albert Hyacinthe d'Everlange, est seigneur de Pallen, Belven, Longuyon et Saint-Mard. Il épouse Marie-Antoinette de Rolly en 1725 et fait carrière en tant qu’officier au service impérial.

Le dernier fils d’Albert Hyacinthe, Léopold Dieudonné, né le et mort le , seigneur de Belven, suit une carrière militaire et laisse une postérité.

Son fils, Jean Léopold Dieudonné d'Everlange, né le , est écuyer et seigneur de Belven. Il s’engage dans la Garde impériale en 1807. Décoré de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1809 des mains de l’Empereur Napoléon sur le champ de la Bataille d'Essling, il est également fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis le durant l'expédition d'Espagne. Jean Léopold Dieudonné épouse le Jeanne Boissier, fille d’Henry Boissier, notaire royal à Vauvert dans le Gard, et s’installe à Nîmes.

Subsistance La famille d'Everlange de Bellevue a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française en 1981.

Personnalités Théodore-Ignace d'Everlange-Witry, fils de Robert d'Everlange et de Marguerite-Charlotte de Warnant. Major au régiment de Puebla au service de l'impératrice Marie-Thérèse. Il participe à la Guerre de Sept Ans et s'est surtout distingué à la bataille de Kolin en . En , il épouse Marie-Anne de Stensch, fille du général russe George von Stensch. vignette|Ernest-Guillaume, baron d'Everlange-Witry, comte de Chesnes Ernest-Guillaume d'Everlange de Witry (né en 1713), baron d'Everlange-Witry, comte de Chesnes, seigneur de Bodange, de Cobréville, d'Assenois et de Wisambach, membre du conseil des nobles du duché de Luxembourg et comté de Chiny, épouse en 1742 Marie-Anne-Aldegonde de Hamal de Brialmont . vignette|Louis-Hyacinthe, baron d'Everlange-Witry Louis-Hyacinthe d'Everlange de Witry (1719-1799), né au château de Witry. Chanoine noble de la métropole de Tournai, aumônier d’honneur de S.A.R. le prince Charles Alexandre de Lorraine en 1749, sur-intendant de ses cabinets de raretés à la Cour de Bruxelles et membre de l’académie impériale et royale des sciences et belles lettres de Bruxelles en 1773. Il est l'auteur de plusieurs mémoires scientifiques, ainsi que de plusieurs autres essais dont : Extrait d’un éloge de Marie-Thérèse d’Autriche, Mélanges sérieux et comiques, Réflexions sur la politesse ou la civilité moderne, Suppléments aux germanismes, Courtes réflexions critiques faites par un belge sur les germanismes. Jean-Bernard-Auguste d'Everlange de Witry (1749-1813), né au château de Witry, baron d'Everlange-Witry, colonel au service de l’Électeur Palatin, chambellan de S.M. Maximilien , roi de Bavière. Il a racheté la terre de Chesnes-à-Han et y décède le sans avoir été marié. Robert-Joseph d'Everlange de Witry (1754-1815), comte d'Everlange, dit le Chevalier de Witry, page de S.A.R. le prince Charles Alexandre de Lorraine, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (ordre de Malte) le , officier au régiment Royal-Suédois, émigra de France en 1796, secrétaire d'ambassade du comte de Litta, ambassadeur de l'ordre de Malte auprès de l'empereur Paul Ier (empereur de Russie), à Saint-Pétersbourg. Après la réorganisation de l'ordre de Malte en Russie, le chevalier de Witry fut commandeur de l'ordre au chapitre du , l'empereur lui conféra la charge de trésorier du prieuré de Russie; entre chez les Jésuites dans l'empire russe (à Dunebourg) en 1804 où il est connu sous le nom de Père Everlingen, directeur de l’instruction publique et des collèges d’Odessa auprès du duc de Richelieu (Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu), mourut dans cette ville le . Pierre-Émile d'Everlange de Bellevue (1820-1899), curé-doyen de Saint-Gilles, dans le Gard, en 1873, chanoine honoraire de Nîmes, Digne et Montpellier, missionnaire apostolique, directeur de l’œuvre des Domestiques, auteur de plusieurs ouvrages dont Histoire de Saint Gilles : Sa vie, son abbaye, sa basilique, son tombeau, Saint Gilles et son Pèlerinage : Manuel du Touriste et du Pèlerin, Vies des Saintes Servantes, Devoirs des servantes en exemple et Jérusalem et les lieux saints : impressions et souvenirs d’un pèlerin, il est inhumé en gisant dans la crypte de l’abbatiale de Saint-Gilles.

Armes et devise Armes : D'azur à la fasce d'argent, accompagnée de deux étoiles d'or, l'une en chef, l'autre en pointe Devise : Stella duce (Conduit par l'étoile)

Titres nobiliaires Titre de baron par diplôme de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) Titre de comte par possession de la seigneurie de Chesnes (Chêne (Léglise))

Odonymie rue d'Everlange, Useldange, Luxembourg rue Bernard d'Everlange, 6720 Habay, Belgique rue d'Everlange, 6860 Witry, Léglise, Belgique impasse d'Everlange, 30000 Nîmes, France

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 16, pages 327 à 328 Everlange(d'). Jean Bertholet, Histoire Ecclésiastique et Civile du Duché de Luxembourg et Comté de Chiny, 1743. P. Errard, La famille d’Everlange, Bulletin des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse, 1922. Michèle Galand, Louis-Hyacinthe d’Everlange de Witry, L’Académie impériale et royale de Bruxelles, ses académiciens et leurs réseaux intellectuels au (page 203-205), Éditeur scientifique Hervé Hasquin, 2009. Charles René d'Hozier, Armorial Général de France : Lorraine-Luxembourg, 1697.

Charles Piot, Biographie nationale publiée par l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1878

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)

Liens externes

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