Fièvres est un film français de Jean Delannoy, sorti en 1942.

Synopsis Tino Rossi interprète le rôle d'un chanteur lyrique à succès marié à Maria, Madeleine Sologne. Malgré un mariage parfait et une superbe carrière de chanteur, il trompe sa femme, malade, qui meurt en écoutant leur chanson, Maria. Il se retire alors dans le sud où il mène une vie dans l'anonymat le plus complet. Mais la fiancée de son ami le reconnaît et le séduit. Son passé l'ayant rattrapé, à la suite d'une bagarre avec son ami Louis, il entre dans les ordres en devenant moine. C'est d'ailleurs ainsi qu'on le découvre au début du film, de dos, chantant magnifiquement l'Ave Maria de Schubert, puis le O Sacrum convivium (Largo de Haendel).

Fiche technique Réalisation : Jean Delannoy, assisté de Claude Cariven Scénario, adaptation et dialogue : Charles Méré Script -girl : : Claude Vériat Décors : Pierre Marquet et Maurice Magniez Directeur de la photographie : Paul Cotteret Cameraman : Hugo S. Premier assistant opérateur : Roger Ledru Photographe de plateau et second assistant opérateur : Serge Dupeux Montage : Jean Delannoy Son : René Louge Musique : Henri Bourtayre, Henri Goublier fils, Roger Lucchesi Maquillage : Serge Gleboff Producteur : Charles Méré Directeur de production : Jean Mugeli Société de production et de distribution : Les Films Minerva Pays de production : Format : Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - son mono Genre : Drame Durée : 125 minutes Date de sortie : France : à Paris le Paramount.

Distribution Tino Rossi : Jean Dupray, un chanteur lyrique à succès Madeleine Sologne : Maria Dupray, sa femme malade Jacqueline Delubac : Edith Watkins, une riche Américaine qui séduit Jean Ginette Leclerc : Rose, la dernière tentation de Jean Lucien Gallas : le jeune homme traqué René Génin : Louis Martet, l'ami de Jean Jacques Louvigny : Tardivel, l'imprésario de Jean Mathilde Alberti : la patronne du café André Bervil : Antonio Georges Bever : Georges André Carnège : le médecin Francine Claudel Léonce Corne : Caboussol Léna Darthès Maxime Fabert : Charles Eugène Frouhins : le cabotin Jacqueline Marbaux Maurice Marceau Frédéric Mariotti : un convive Alexandre Mathillon : le directeur Albert Michel Jean Pignol : l’agent Jean Reynols : le prieur Marcelle Yrven : la vieille actrice Henri Farty Jacques Beauvais Aimé Barelli Loulou Gasté Hubert Rostaing

Autour du film

Le film Fièvres a été tourné à partir du , en pleine zone occupée et à proximité de ce qui allait devenir le « mur de l’atlantique ». Ce film a été réalisé et mis en scène par Jean Delannoy, connu pour ses films de qualité et ses mélodrames dirigés d’une main de maître. Dans cette réalisation, le metteur en scène nous donne à voir et à méditer l’itinéraire mystique d’un artiste célèbre qui s’est volontairement écarté d’une vie tumultueuse. Bien que le film soit censé se dérouler en Provence, les extérieurs ont été tournés dans les environs de Royan. Les extérieurs à la plage et dans les dunes ont été tournés à Saint-Georges-de-Didonne (au Trier de la Tâche et à la pointe de Suzac). De nombreuses scènes sont tournées dans l'abbaye Notre-Dame de Sablonceaux, près de Saujon, à une dizaine de kilomètres de Royan. En pleine zone occupée, et à proximité de la façade atlantique classée en zone militaire, le tournage du film, en plus d’être à la main de l’occupant, était aussi physiquement surveillé par les soldats allemands. Ainsi, les équipes de tournage et les acteurs qui logeaient à l’Hôtel des Girondins à Royan étaient-ils escortés en autocar et à pied tous les matins lors des tournages par les feldgendarmes en extérieur, et ce sans échappatoire possible. Sur les six chansons interprétées dans le film, trois chansons n’ont pas été éditées en 78 tours à cette époque, malgré leur évidente réussite artistique, dont notamment le magnifique Largo de Haendel chanté en latin et la Sérénade de Don Juan composée par Mozart... La cause en est très simple, les années 1941 à 1943 furent des années de privations terribles, et même les grandes maisons de disques comme Columbia et Pathé manquaient de matières premières pour fabriquer les disques ! Ainsi, fallait-il faire des choix, et beaucoup d’enregistrements furent sacrifiés sur l’autel des privations dues à la guerre ! Précisons en outre que deux des chansons qui furent de gros succès du film « Ma Ritournelle » et « Un soir, une nuit », ont été composées par Henri Bourtayre.

extrait de Nos Deux-Charentes en cartes postales anciennes, numéro 34, spécial 36 pages Cinéma en Charentes, Tino Rossi dans Fièvres..., .

Voir aussi Bibliographie Roger Régent, Cinéma de France, Editions Bellefaye, Paris, 1948, 304 p., p. 49-50, 290 Raymond Chirat, Catalogue des films français de long métrage. Films sonores de fiction 1929-1939, Cinémathèque royale de Belgique, Bruxelles, 1975, article N°331 Jacques Siclier, La France de Pétain et son cinéma, Editions Henri Veyrier, Paris, 1981, 460 p., p. 343, 454 Anonyme, Tino Rossi, Editione spéciale, 1983, p. 39-40 Jean Chalmont, Guide des Films F-O (sous la direction de Jean Tulard), Robert Laffont/Bouquins, Paris, 2005, p. 1287,

Notes et références

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