Peynier est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Géographie Localisation
La commune s'étend de la plaine de l'Arc aux pentes du massif du Regagnas. Le village se trouve sur l'une des premières collines du massif. La plaine est riche en terres agricoles, où on trouve aujourd'hui des champs de vignes, de blé, de maïs, de melons, de courges… Autour du village, la culture de l'olivier tend à se développer depuis quelques années. Des vergers et quelques champs de lavande existent également. Dans la campagne, on peut encore voir de nombreux amandiers et mûriers, qui étaient autrefois exploités. Les massifs forestiers sont répartis essentiellement dans les deux tiers sud de la commune. La pinède (pin d'Alep) y est très importante, tout comme la chênaie (chêne blanc essentiellement, et parfois du chêne vert) et la garrigue dans les zones incendiées il y a quelques années (chêne kermès, argelas, ciste, etc.). On trouve aussi de nombreux arbousiers, ainsi que des érables.
Voies de communication et transports La commune est traversée par deux axes routiers : la D 6 d'est en ouest, et la D 908 (appelé route du Jaillet) du nord-est au sud-ouest en direction de Marseille. La voie ferrée Gardanne - Carnoules est désaffectée depuis plusieurs dizaines d'années.
La zone d'activité du Verdalaï, au nord-ouest de la commune, faisant partie de la zone industrielle et d'activité commerciale de Fuveau-Peynier-Rousset, génère des emplois.
Géologie Le sol est essentiellement constitué de calcaire du Crétacé (Bégudien, Fuvélien, Valdonnien et Santonien) et du Jurassique (Portlandien dans le secteur du Regagnas). La plaine de l'Arc est constituée d'alluvions modernes charriées par le fleuve. Le sous-sol a permis l'apparition de plusieurs exploitations au cours du temps. Le fer du Regagnas a été exploité par les Celtes (une ancienne mine se trouve dans le vallat du Fer à Cheval sur la commune de Trets mais les affleurements sont nombreux dans les quartiers de la Plaine de Catalan et du vallon de l'Homme Mort). Le jayet et le charbon ont été exploités dès le à environ au sud-ouest du village. Le substrat calcaire a aussi favorisé la production de chaux et de ciment. Il semblerait également que des fours à plâtre aient fonctionné au nord de la commune, au lieu-dit les Gypières. Au quartier du Puits de Guirand, l'existence d'une tuilière est attestée à la fin du Moyen Âge, preuve de l'exploitation de certains bancs d'argile. Plusieurs carrières existent aussi sur la commune. La plus importante est celle de Bouteille, à ciel ouvert, qui avait servi à alimenter les fours à ciment. D'autres carrières souterraines avaient été exploitées dans le même but. Près du Jas de la Plaine, une carrière de pierres froides a fourni au des pierres pour le chantier de construction du palais de justice d'Aix-en-Provence. Enfin, à la Garenne, on peut voir également les traces d'une exploitation ancienne de safre (grès local de couleur ocre, de qualité médiocre). Sur les bords de l'Arc, des bancs de sable ont également été exploités.
Hydrographie Au nord, le fleuve de l'Arc forme une frontière naturelle avec la commune de Rousset. Il prend sa source sur la commune de Pourcieux (Var), dans les monts Auréliens, et s'étire sur plus de pour se jeter ensuite dans l'étang de Berre.
Plusieurs affluents de l'Arc traversent la commune. Les plus importants sont les ruisseaux de la Foux et du Verdalaï. La Foux est formée de plusieurs autres ruisseaux : la Badarusse, le vallat de Branguier et le Garafari (ou vallat du Puits de Lauris). De même, le Verdalaï reçoit les eaux du vallat de Tourenne. Il faut aussi mentionner le vallat de l'Audiguier, également appelé ruisseau du Vignon ou des Prés Longs, et le vallon de l'Auriguesse, qui porte aussi les noms de vallat de Genouillet, de Bourégy ou du Fer à Cheval. Par endroits, il marque la limite avec la commune de Trets.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Trets », sur la commune de Trets à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Urbanisme Typologie Au , Peynier est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,8 %), terres arables (5 %), zones urbanisées (4,7 %), cultures permanentes (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de Peynier apparaît aux alentours de l'an mil. On trouve d'abord Puio Neroni en 1008GUERARD (B.).- Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Collection des cartulaires de France, t. VIII, Paris, typographie de Ch. Lahure, 1857, charte n° 18., Podio Nigro durant tout le GUERARD (B.).- Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Collection des cartulaires de France, t. VIII, Paris, typographie de Ch. Lahure, 1857, chartes n° 16, 19, 32 et 108., et Podionerio à la fin du Moyen Âge. Le nom signifie « Colline Noire ». Au cours de l'époque moderne, on trouve également l'orthographe Peinier.
microtoponymie cuque : cuque signifie colline, butte, sommet arrondi. racine indo-européenne : kŭk(k)- / °kūk(k)-, hauteur arrondie.
Histoire Préhistoire Les premières traces d'occupation humaine sur la commune de Peynier remontent à la période préhistorique. Plusieurs stations du Néolithique moyen, de la période dite du Chasséen de Trets (4500-3500 ) ont été repérées dans la partie nord de la commune, notamment à la Treille, au BâtardGéraldine Bérard, Rapport de prospections archéologiques réalisées à l'occasion de l'aménagement hydraulique de la haute Vallée de l'Arc (réseaux des 3 ASA), Bouches-du-Rhône, communes de Peynier et Trets, DRAC PACA, SRA, 1990, 136 p..
À la fin de l'âge du bronze, et au début de l'âge du fer (), des populations celtes (improprement appelées celto-ligures) établissent une nécropole d'une trentaine de tumuli au sud de la commune, entre la Sérignane et le vallon de l'Homme Mort (nécropole fouillée au début du par H. de Gérin-RicardGérin-Ricard H. de, « Découverte d’un groupe de tumuli de la fin de l’âge du bronze à la Sérignane (Bouches-du-Rhône) »", Bulletin de la Société archéologique de Provence, 13, Marseille, 1909, ., et par la SERHVASociété d'Études et de Recherches de la Haute Vallée de l'Arc, La haute Vallée de l'Arc : dossier tombes âge du fer, 70, Trets, trimestre 2000, 23 p.. ces dernières années). Sur le territoire de la commune, il n'existe aucun oppidum, sorte de castellas ou camp ceinturé de murs larges de environ et hauts de 2 à (peut-être surmontés de pieux en bois). L'un de ces oppida, typique de l'occupation humaine dans le Midi de la France au , se trouve à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau des derniers tumuli du vallon de l'Homme Mort, sur la commune de Belcodène.
Au début de l'âge du fer, les hommes qui ont construit les tumuli ont probablement travaillé le fer. De nombreuses scories de minerai se trouvent à proximité ou dans les tumuli, et des affleurements sont présents dans tout le massif du Regagnas. À une époque encore indéterminée, une mine de fer a été exploitée dans le vallat du Fer à Cheval, à Trets, non loin des tumuli. Mais aucun four n'a jamais été trouvé dans la vallée de l'Arc.
Antiquité La conquête romaine a lieu au avec la destruction de l’oppidum d'Entremont et la fondation d'Aquae Sextiae par Sextius Calvinus en 124 Vingt ans plus tard, en 102, le consul Marius arrête les Cimbres, les Ambrons et les Teutons dans la plaine de Trets-Pourrières, sur les bords du fleuve Caenus (l'Arc, ou Laris). Ces populations, qui se dirigeaient vers l'Italie du Nord par centaines de milliers, sont massacrées par l'armée romaine, alliée aux Grecs de Massalia (Marseille) et aux Celtes locauxPlutarque, "Vie de Marius", Les Vies parallèles..
La civilisation gallo-romaine se développe alors dans la vallée, notamment grâce à la via Aurelia, reliant Rome à la province de la Gaule Narbonnaise. De nombreuses villae s'établissent dans la campagne. On en connait plusieurs à Peynier : à Saint-Jean, la Grande-Bastide, Branguier, Saint-Victor, Saint-Pierre.
Quelques établissements sont connus pour la fin de l'Antiquité ( ), notamment à Saint-Victor et Saint-Jean, où une borne de pagus (limite de domaine) avait été retrouvéeAlbanès J.-H., Gallia christiana novissima, Histoire des archevêchés, évêchés et abbayes de France, t. I, Montbéliard, 1895, ..
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