La Fédération nationale de protection civile (FNPC) est une association française de secouristes, reconnue d'utilité publique.
Historique En 1958, la première association est créée dans les Côtes-du-Nord par Léon Robine, administrateur civil au service national de protection civile (ancêtre de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises) et Michel Blairet.
Le , à Paris, sur la demande du Premier ministre, Georges Pompidou, les vingt-six associations de protection civile existantes fondent la fédération nationale de protection civile et élisent Léon Robine à sa présidence. Outre les associations départementales, la fédération intègre également les anciens de Nainville-les-Roches, les secouristes français de la Croix-Blanche, le groupement interdépartemental pour les formations des auxiliaires, le mouvement national pour la protection civile.
Le , la est reconnue d’utilité publique par décret du ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin.
En 1977, la contribution à l'enseignement et à la pratique du secourisme par la fédération est reconnue par son intégration dans la commission nationale du secourisme.
L'année 1984 voit la création de la fédération polynésienne de secourisme et l'affiliation à la fédération nationale de protection civile ainsi que la création des groupes polyvalents d’intervention (GPI) et des équipes locales légères de secours d'appoint (ELSA).
En 1991, la participe pour la première fois au ravivage de la flamme du soldat inconnu.
En 1993, la organise son premier congrès national à Plestin-les-Grèves.
En 1998, la , en collaboration avec la Régie autonome des transports parisiens (RATP), crée le diplôme de premiers secours sur la route, une adaptation des gestes de premiers secours aux accidents de la route. Par un arrêté interministériel, ce diplôme devient une formation officielle jusqu'à sa disparition en 2007.
En 2006, à la suite de la création des agréments de sécurité civile par la loi du , la reçoit l'agrément pour quatre types de mission (A, B, C et D).
En 2011, la renouvelle son partenariat avec Enedis lors du salon des maires et des collectivités territoriales. Pendant cette même année, la protection civile multiplie ses lots nationaux de soutien aux populations, notamment avec les fourgons lourds d'intervention technique (FLIT) ou les véhicules d'accueil et hébergement d'urgence (VAHU).
En 2017, la protection civile des Alpes-Maritimes reçoit la médaille d'or collective pour acte de bravoure, en reconnaissance de ses actions menées auprès des victimes de l'attentat de Nice
En 2019, la conventionne avec Axa pour faciliter l'engagement bénévole des collaborateurs auprès de la fédération, sur leur temps de travail et inciter d'autres collaborateurs à devenir bénévoles. Cette même année, un exercice de sécurité civile simulant une catastrophe naturelle est organisé en gare de Troyes. Cet évènement a rassemblé plus de cent trente bénévoles de quinze départements et le matériel des lots nationaux.
En 2020, la s'engage dans la lutte contre la Covid-19, à tel point que de nouvelles compétences voient le jour : dépistage, vaccination La salarie énormément de bénévoles et de personnels pour des missions de longues durées comme celle de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle qui réunit un grand nombre d'effectifs.
Fin 2020, le siège situé à Asnières-sur-Seine à proximité de la direction générale de la sécurité civile en France, a été déplacé à Pantin, au 14 rue Scandicci, tour Essor.
En 2021, la fédération nationale de protection civile est certifiée Qualiopi pour les formations.
En 2022, la , en partenariat avec l'association des maires de France, lance quelques jours après le début de la guerre en Ukraine une mission humanitaire d'envergure. Huit mille tonnes de dons des Français sont livrées en Ukraine.
En 2024, la participe au bon déroulement des Jeux olympiques d'été de 2024 sur 2/3 des sites nationaux en assurant les secours avec l'aide d'un groupement d'associations constitué de la Croix-Rouge française, la Fédération des Secouristes Français Croix-Blanche, l'Union Nationale des Associations de Secouristes et Sauveteurs (UNASS), l'ordre de Malte et de la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS).
Logos de la
Présentation Structure La Fédération nationale de protection civile compte regroupés dans métropolitains et ultra-marins et pas moins de locales. Pour coordonner les interventions sur le sol français, la fédération a mis en place une organisation de la protection civile cohérente afin de pouvoir intervenir rapidement partout où la population a besoin d'elle, une couverture complète du territoire.
La Fédération nationale de protection civile est une association agréée de sécurité civile depuis 2006. Elle a reçu un agrément national de sécurité civile délivré par arrêté du ministère de l'Intérieur modifié par Arrêté du 24 janvier 2020 portant modification de l'agrément national de sécurité civile pour la Fédération nationale de protection civile pour les types de missions suivants : A, opérations de secours (secours aux personnes et, selon les départements, sauvetage aquatique) ; B, actions de soutien et d'accompagnement des populations victimes d'accidents, sinistres ou catastrophes ; C, encadrement des bénévoles dans le cadre des actions de soutien aux populations ; D, selon les départements, des points d'alerte et de premiers secours, des dispositifs prévisionnels de secours de petite à grande envergure et à la pratique des activités aquatiques.
À la demande de la fédération, le ministère de l'Intérieur délivre certains agréments aux associations membres selon leurs capacités (agréments valables pour l'ensemble du territoire, à l'exception de la Nouvelle-Calédonie). Le , l'arrêté est ainsi pris à la suite de la radiation de l'association de protection civile du Gard.
+ Situation au Agrément A A aquatique B C D – D – D – aquatique D – aquatique Effectif 91 6 95 95 95 94 27 27
Organisation vignette|upright=0.8|Fanion de la Fédération nationale de protection civile. vignette|upright=0.8|Bannière de la Fédération nationale de protection civile.
Échelon national L'échelon national est dirigé par les vingt-deux membres du bureau national (présidé par François Richez) assistés de commissions fixes ou temporaires ; les cadres bénévoles administrent la fédération et coordonnent les actions en lien avec les institutions nationales pour gérer les crises où la population est en danger en France.
Présidents de la 1965–1969 : Léon Robine ; 1969–1978 : Lucien Leprestre ; 1978–1980 : Jean Perreau Pradier ; 1980–1985 : Guy Bonneterre ; 1985–1991 : Ida Guinot ; 1991–2009 : Louis Lareng; 2009–2012 : Yannick Chenevard ; 2012–2015 : Christian Wax ; 2015–2019 : Paul Francheterre; Depuis 2019 : François Richez.
Échelon sectoriel Fédérant différentes associations départementales de la protection civile (ADPC), la fédération dispose de relais sectoriels permettant d'agir vite et bien sur différentes parties du territoire français.
Échelon départemental Les assurent le relais indispensable entre les antennes locales, les mairies et les départements en cas de crise demandant leur intervention. Elles sont les premiers acteurs de la sécurité civile en temps de crise mais aussi lors de postes de secours, formations et diverses missions. Certaines conventions sont notamment exclusives à certains départements. Chaque peut faire appel aux autres, de son maillage sectoriel ou maillage national, pour être aidée lors d'importants dispositifs de secours comme le festival des Vieilles Charrues qui réunit environ deux cents secouristes ou lors de crises importantes comme la tempête Alex en 2020 dans le sud de la France.
La Protection civile Paris Seine
Jusqu'en 1998, la préfecture de police employait des secouristes bénévoles ainsi que des vacataires au sein d’un système appelé « Service interdépartemental de protection civile ». À l'instar des sapeurs-pompiers volontaires ces vacataires effectuaient des gardes le week-end. Le service était rattaché au secrétariat général de la zone de défense de Paris depuis .
Sur injonction de la cour des comptes faisant suite à un rapport de l'inspection générale de l'administration, la préfecture de police a dissous ce dispositif et les secouristes se sont répartis entre les associations de secourisme ; la plupart se sont regroupés dans une association fondée en 1997 dans le et appelée « Secourisme et protection civile de Paris », puis rebaptisée « Protection civile Paris Seine » et rattachée à la fédération.
En 2025, la Protection civile Paris Seine est l'une des principales associations de secourisme de la ville. Elle est composée de quarante-trois antennes. Elle est agréée par le préfet de police pour la réalisation de formation aux premiers secours, reconnue en tant qu'organisme de formation professionnelle, conventionnée avec la mairie de Paris, la préfecture de police, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, le service d'aide médicale urgente (SAMU) de Paris, les aéroports de Paris et agréée par la Caisse régionale d'assurance maladie (CRAM) d'Île-de-France pour la formation de sauveteur secouriste du travail. L'association est reconnue d'utilité publique en 2016. C'est la plus grande et lucrative de la Fédération nationale de protection civile ; son chiffre d'affaires s'évalue à environ sept millions d'euros en 2018.
La Protection civile de l'Hérault La Protection civile de l'Hérault, créée en 1969 est reconnue d'utilité publique depuis 1989. En 2021, la Protection civile de l'Hérault est l'une des principales associations de secourisme du département. Elle détient trois locaux, à Béziers, Montpellier et Juvignac et couvre l'ensemble du département. La particularité de ce département c'est le risque de catastrophe naturelle élevé (incendies, épisodes méditerranéens ou cévenol) pour lesquels elle est équipée de matériel performant. Il s'agit de l' qui a le plus de matériel humanitaire dans le sud de la France. Elle conventionne avec de nombreux services (sapeurs-pompiers, centres hospitaliers, préfecture, communes) et permet d'agir dans de nombreuses situations de crises avec les sapeurs-pompiers de l'Hérault. Elle conventionne également avec un bailleur social afin d'intervenir sur son parc de locataire pour du portage de courses.
La Protection civile de l'Hérault en 2021, ce sont : 100 bénévoles ; 3 locaux dans le département ; 14 véhicules (ambulances, véhicules léger, véhicules logistiques, remorques de soutien, bateau) ; personnes assistées ; 24 missions de soutien à la population ; heures de bénévolat ; En , elle innove en lançant la formation aux gestes qui sauvent, gratuite, à destination d'un maximum de personnes au travers des . Elle permet l'incitation à tous les citoyens à être formés gratuitement par une initiation de afin de sensibiliser le plus de français à prendre en charge une personne victime d'un arrêt cardiorespiratoire. Elle permet la démocratisation du secourisme à son échelle.
Enfin, elle est comme les autres départements, reconnue pour son initiative forte face au conflit en Ukraine, en réalisant des centres d'hébergement d'urgence mais aussi des collectes de matériels.
Échelon local Pas moins de cinq cents implémentations locales de proximité assurent un quadrillage du territoire français et permettent une action immédiate des bénévoles de la Protection civile en cas de besoin.
La en chiffres en 2020 Personnels et organismes Près de . 18 millions d'heures de bénévolat (mises bout à bout cela représente plus de deux mille ans de bénévolat). de secours. secourues. premiers-secours. 100 associations départementales de protection civile. 500 antennes réparties sur tout le territoire.
Matériels et locaux dont : 450 ambulances dites véhicules de premiers secours à personnes (VPSP) ; 405 véhicules légers (voitures) ; 80 véhicules logistiques ; 115 vélos ;