L’économie du Chili est considérée en 2010 comme une des plus stables en Amérique latine Site du gouvernement chilien prônant la stabilité de l’économie du pays.. Malgré un passé économique désastreux, le pays est devenu de nos jours un « modèle » dans la région (c'est d’ailleurs pour cette raison que des commentateurs l’appellent le « jaguar » de l’Amérique du Sud). Au cours des , la croissance annuelle moyenne du PIB chilien a été de 5,2 %, et même de 8,3 % entre 1990 et 1997. Le modèle économique chilien est celui du libéralisme, système mis en place par le général Pinochet (durant la dictature) avec l’aide des Chicago Boys. Avec ce nouveau modèle, le pays a connu de nombreuses réformes, comme la privatisation des entreprises d’État, notamment dans les secteurs du cuivre, de l'aviation et de l'éducation. Le Chili est le pays le plus inégalitaire de l'OCDE.

Histoire Les ouvriers du désert d'Atacama ou des gisements de charbon gagnent environ 0,20 dollar en 1914. Une pratique courante est de distribuer une partie des salaires en produits vendus dans les magasins appartenant aux propriétaires des mines. Les conditions de logement sont souvent très dures : 6 à 18 personnes dans des chambres vétustes.

Au début du XXe siècle, les années de grandes grèves sont 1903 (ouvriers du port à Valparaiso), 1905 (viande à Santiago), 1906 (salpêtre et chemins de fer). En , à Iquique, des centaines de travailleurs grévistes chiliens sont massacrés par l’armée. Entre 1911 et 1920, on compte 293 grèves au Chili : la très grande majorité pour demander la réduction de la journée de travail et l'augmentation des salaires. Mais 1919 et 1920 voient se perpétrer les répressions sanglantes de Porto Arenas et de San Gregorio.

Les syndicats créés à partir de 1905 et de tendances anarcho-syndicalistes arrivent à regrouper 50 000 adhérents. Ces syndicats évoluent ensuite vers le socialisme, puis vers le communisme dans les années 1920. En 1921, la Fédération ouvrière du Chili adhère à l'Internationale syndicale rouge en réaffirmant que sa finalité est la « suppression totale de l'exploitation de l'homme par l'homme en abolissant la cause fondamentale qui l'engendre, la propriété privée ».

Général D'après l'organisme économique CENDA, « la dictature de Pinochet a transformé le Chili en une économie rentière. Un petit groupe de grandes entreprises s'est approprié les grandes ressources naturelles du pays et vit de sa rente ». En 2013, d'après le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 1 % des Chiliens concentrent 33 % des revenus du pays.

La semaine légale de travail est de 45 heures. Quelque 70 % des salariés gagnent moins de 730 euros par mois. En 2019, moins de la moitié des femmes ont accès à une activité rémunérée et 31 % travaillent sans contrat ni protection sociale ou de santé. Pour l'accès à la santé, les femmes s'exposent à des discriminations des assurances privées à cause des éventuelles grossesses.

De nos jours, le Chili possède un marché ouvert au monde entier. Son économie se caractérise par l’exportation et l’importation de matières premières. Durant l’année 2005, le montant total des exportations a dépassé les millions de dollars américains. Les exportations ont augmenté de moitié cette année-là. Ces principaux clients sont par ordre d’importance l’Union européenne, les États-Unis, la Corée du Sud, l’accord P4 et la Chine. Le Chili est membre de l’APEC et membre associé du Mercosur.

L’agriculture et l’élevage constituent les principales activités pratiquées dans le centre et le sud du pays. L’exportation de fruits et légumes atteint des niveaux historiques du fait d'une stratégie délibérée de conquête de marchés extérieurs en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, mise en place dans les années 1990. Le Chili profite de sa situation dans l'hémisphère Sud pour proposer des fruits à contre-saison dans des pays de l'hémisphère Nord. En particulier, le Chili est un acteur majeur — avec la Nouvelle-Zélande — du marché mondial du kiwi, mais exporte aussi des pommes et du raisin de table. Les vins chiliens sont principalement destinés à l'exportation. Le Chili connaît aussi une croissance exponentielle dans le domaine de la pêche. Ainsi, le pays est devenu le premier exportateur de saumon, surclassant la Norvège en 2006.

L’industrie chilienne est surtout locale, avec une exception notable de la production de la farine de poisson. Cette dernière se concentre dans les régions métropolitaines de Valparaíso et de Concepción. Le gouvernement tente de dynamiser l’industrie agroalimentaire depuis 20 ans. . Par ailleurs, le pays est devenu une sorte de plate-forme pour les entreprises étrangères en Amérique latine. Ainsi de nombreuses sociétés mettent en place leur siège social à Santiago ou dans sa région. Le pays possède une présence importante d’entreprises venant du domaine du service.

Il continue d’exister au Chili de fortes inégalités sociales malgré un dynamisme économique important. Le pays continue de posséder le plus faible taux de femmes actives d’Amérique latine (seulement 40 % des femmes ont un travail). De plus, on note une grande différence de salaire entre les hommes et les femmes (de l’ordre d’un tiers pour le même emploi et la même qualification).

Les taux de chômage n’ont pas diminué à la vitesse espéré avant le retour à la démocratie (8,7 % en ), ce qui est devenu l’un des grands défis du gouvernement. Ensuite, malgré des avancées dans la matière, le Chili a toujours une distribution des revenus très inégalitaire et il est placé au des pays du monde ou répartition de la richesse est la moins forte. Le système fiscal chilien, notamment, est particulièrement inégalitaire. Après avoir payé leurs impôts, l'écart s'agrandit encore entre les plus riches et les plus pauvres.

La bonne santé économique du Chili est encore une fois reconnue dans une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée le . Il apparaît ainsi que le dynamisme économique a permis une élévation rapide du niveau de vie avec un PIB par habitant passé de en 1990 à plus de en 2004, même si le revenu par habitant corrigé de la parité de pouvoir d'achat représente actuellement moins de 40 % de la moyenne de la zone OCDE et moins de 30 % de celui des États-Unis.

La politique budgétaire est guidée par la règle de l’excédent structurel, qui exige un excédent de 1 % du PIB. Ainsi, les finances publiques du Chili présentaient un solde positif de 2,2 % du PIB en 2004, et de l’ordre de 3 % en 2005 . Cependant, malgré ces bons résultats, une partie importante de la population chilienne continue à vivre sous le seuil de pauvreté. Sur le sujet de l’économie libérale, le Chili est réputé pour sa puissance économique, ce qui a amené à diminuer le taux de pauvreté en passant de 50 % en 1987 à 18,8 % en 2003 (le pays a été le premier pays latino-américain à accomplir et dépasser les prévisions de 2000 sur le réduction de la pauvreté). Cependant, officieusement, même si la croissance économique est bonne et évolue à des taux assez élevés, on constate surtout que ce sont les classes les plus aisées qui profitent des bienfaits de l’économie libéraleUn Chili plus mal au point qu’il n’y paraît.

Le secteur agricole tient une place relativement importante au Chili, qui produit des fruits (tropicaux et non-tropicaux), des légumes, du vin et des céréales. La pêche, les forêts et le pétrole sont aussi importants.

Pour la vie industrielle, la minière, le papier, les textiles, l’électricité et des produits chimiques sont les plus développés. Le Chili est un des pays les plus inégalitaires du monde.

Avec en 2013 un chômage à 5,7 % et une croissance de 4 %, le Chili vit actuellement un « miracle économique » qui attire l'émigration de pays hispanophones. En 2012, il est le du monde quant aux investissements étrangers et le pays d'Amérique latine le plus compétitif. Toutefois, le fait que les matières premières comme le cuivre soient produites sur place sans être transformées, avant d'être exportées, nuit à la création d'emplois et conduit le Chili à investir dans la recherche et le développementLaure Fachaux, « Le miracle économique du pays andin le plus compétitif », in Le Figaro, samedi 16 / dimanche 17 novembre 2013, page 6.. En 2015, avec la baisse du prix du cuivre, la croissance chilienne semble néanmoins marquer le pasLe cuivre plonge, les économies du Chili et du Pérou mises à mal, rfi.fr, 22 août 2015Le cuivre plonge, le Chili et le Pérou s'inquiètent, bilan.ch, 24 août 2015.

Système de retraite Depuis la dictature de Pinochet, les Chiliens sont obligés de placer 10 % de leurs salaires en vue de leur retraite sur des comptes gérés par six entités privées, les Administrations des fonds de pension (AFP). Celles-ci placent le tiers des cotisations en Bourse ou dans de grandes entreprises, sous forme d’investissements à très bas taux d’intérêt. Seulement 40 % des cotisations sont redistribués sous forme de retraites dont les montants sont déterminés par la fluctuation des marchés. Unique au monde, ce système rapporte d’énormes bénéfices aux AFP. Pourtant, selon une consultation organisée par les syndicats, une large majorité rejette ce système.

En 2017, plus de 90 % des retraites sont inférieurs à 233 dollars mensuels. Selon l'économiste Claudia Sanhueza : « Il y a plusieurs raisons à cela. Les salaires sont bas, et les cotisations également. De plus, il n’y a aucun apport patronal. Le marché du travail est aussi particulièrement fragile, dans un pays où près de 30 % des emplois ne sont pas déclarés. Il est rare que les personnes conservent longtemps le même travail, et il n’existe pas de mécanisme de solidarité permettant d’offrir une compensation aux personnes ayant moins cotisé ».

Tableau montrant l'évolution du PIB chilien depuis 1990 AnnéesPIB total (millions US$)PIB per capita(US$)PIB total (miles US$PPA)PIB per capita (US$PPA)Exportations miles$(FOB)Importations miles$(CIF)2009135,7737,994-14,46154.943,950.990,82008169,57310.147-14,51067.788,952.565,82007166.00010.020-14.00068.295,843.839,72006145.996,08.875209.363 13.63459.995,535.973,82005115.295,17.314208.189 12.46439.536,130.300,1200494.997,55.954184.037 11.31432.024,923.005,8200373.682,494.648167.66010.45921.523,618.001,7200267.236,134.270155.651 9.88518.179,815.794,2200168.623,414.407150.361 9.65618.271,816.428,3200075.297,054.890141.713 9.36219.210,217.091,4199972.978,074.802132.732 8.73417.162,314.735,1199879.368,425.292131.842 8.79116.322,818.363,1199782.820,845.597126.315 8.53717.870,219.297,8199675.778,25.192116.549 7.98516.626,817.698,7199565.214,294.53096.365 6.69416.039,015.914,1199450.910,613.59785.223 6.02211.604,011.824,6199344.463,753.19778.944 5.6769.199,011.125,4199241.867,763.06472.123 5.27810.008,010.128,6199134.660,922.58262.792 4.6788.941,08.093,0199030.344,962.30356.1914.2648.373,07.677,0

L'économie du Chili se caractérise par son exportation. La structure exportatrice est composée par 45 % de produits industriels, 45 % de production minière et un 10 % de produits agricoles. Dans le domaine des produits agricoles et des produits industriels les principales exportation sont la cellulose, le méthanol, les produits chimiques et agroalimentaires. L'industrie forestière, du saumon et du vin (de renommée mondiale en acquérant beaucoup d'importance ces deux dernières décennies. Les produits miniers les plus importants sont l'extraction de cuivre, minéral duquel le Chili dépend en grande proportion. L’agriculture quant à elle exporte des fruits (raisin, abricot...) et du blé.