Créée en 1980 l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) est une association française prônant . En pratique, l'ADMD entend obtenir en France le vote d'une loi légalisant l'euthanasie (active volontaire) et l'aide au suicide (suicide assisté) ainsi que l'assurance d'un accès universel aux soins palliatifs, une loi qui serait calquée sur celle qui existe déjà en Belgique depuis 2002..

Depuis le , le président de l’association est Jonathan Denis, élu par l’assemblée générale des adhérents..

Objectifs Son but selon les statuts d'origine est de faire évoluer la loi française afin que chaque personne soit respectée dans ses convictions concernant sa propre fin de vie, en ouvrant un droit à une aide active à mourir (exemple : suicide assisté selon le modèle suisse et euthanasie volontaire active selon le modèle belge). L’ADMD refuse toutefois l’exemple de l’Oregon, aux États-Unis, dans lequel le suicide assisté se déroule sans accompagnement médical. L'association tient également un rôle d'information auprès du public concernant les droits des patients (acharnement thérapeutique, directives anticipées, personne de confiance). Enfin, l'association entend faire respecter la loi en vigueur, au niveau national en alertant sur les cas où la loi n'est pas appliquée, comme au niveau individuel avec une ligne téléphonique d'écoute et d'aide à toute personne souhaitant un soutien ou une information sur le sujet.

En 2021, selon un sondage de l'Ifop commandé par l'ADMD, 93 % des Français sont favorables pour que « la loi française autorise les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables, si elles le demandent ».. En 2022, selon un sondage Ifop, 82 % des Français considèrent l'aide active à mourir comme un soin..

En 2023, une étude de la société Cluster17 pour Le Point conclut que 83 % des Français sont favorables à un droit à l'euthanasie active.

Histoire de la gouvernance de l'association L'association a été fondée en 1980 par Pierre Simonhttp://bu.univ-angers.fr/sites/default/files/repertoiresimon.pdf, médecin et ancien grand maître de la Grande Loge de France, le politique (sénateur, ancien ministre) Henri Caillavet et l'écrivain Michel Lee Landa, qui a assuré la présidence en 1980-1981Fin de vie - Gilles Antonowicz - . Son fils Pascal Landa lui succède de 1981 à 1983. Paul ChauvetJournal T02 1974-1986 - Matthieu Galey. fut président en 1983 puis ce fut Henri CaillavetHenri Caillavet, un législateur hors du commun En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/02/27/henri-caillavet-un-legislateur-hors-du-commun_1839757_3382.html#1WvIVhFhgzSXty0o.99 - Le MondeMort d'Henri Caillavet, ministre militant et grande figure du radicalisme - en 1986 suivi du théologien Jacques Pohier de 1992 à 1994 (il avait auparavant été secrétaire général). Le médecin Jean Cohen prend la présidence de l'association de 2001 à 2005. et le pneumologue Gérard Payen lui succède de 2005 à 2007.. Jean-Luc Romero-Michel a assuré la fonction de à 2021..

L'avocate Anne-Marie Dourlen-Rollier a rejoint l'association dès sa création en 1980 et a été vice-présidente. Les personnalités suivantes ont été membres du conseil d'administration : Hubert Moreau, Édith et Gilbert Brunet, Paula Caucanas-Pisier (secrétaire générale dans les années 1980), Simone Cruchon, Marguerite Liégeois et Odette Thibault.

La marraine de l’ADMD est Line Renaud..

Organisation

Statut L’ADMD est une association nationale laïque à vocation humanitaire.

Objet social L’ADMD a pour objet de promouvoir le droit de disposer de façon libre et réfléchie de sa propre personne. Elle œuvre en faveur de la reconnaissance et de l'exercice licite du droit de choisir librement le moment et la manière de terminer sa vie selon ses conceptions philosophiques et morales.

L’association a pour but de faire respecter la dignité des personnes en prenant en considération leurs intentions exprimées afin qu'elles supportent leur fin de vie dans les conditions qu’elles souhaitent (lutte appropriée contre la douleur, droit au refus de l’acharnement thérapeutique) et puissent obtenir une aide active à une délivrance douce si elles ont exprimé ce souhait sans équivoque. Toutes réformes législatives et réglementaires allant dans ce sens sont recherchées par l’ADMD. L’ADMD milite pour trois formes de soin : les soins palliatifs, l’euthanasie (le médecin procède à l’acte médical) et le suicide assisté (la personne s'auto-administre le produit létal sous surveillance médicale)..

L'association s'interdit toute incitation au suicide. Elle s'oppose au recours à l'euthanasie fondée sur des motifs politiques, économiques ou sociaux, ainsi qu’à toute euthanasie pratiquée sans demande de la personne concernée.

Composition L'association se compose de membres actifs, bienfaiteurs, d'honneur et du comité d’honneur.

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Conseil d'administration L'ADMD est supervisée par un conseil d'administration composé de quatorze membres. Le conseil d’administration est composé de douze membres élus par les adhérents et de deux délégués élus par leurs pairs. Les quatorze administrateurs ont voix délibérative.

L’ADMD organise des assemblées générales ordinaires et extraordinaires sous contrôle d’huissier.

Bureau exécutif Le conseil d’administration élit un bureau. Celui-ci gère l'association, prend les décisions nécessaires et rend compte de son activité devant le conseil d'administration.

Comité d'honneur Le titre de membre d'honneur est décerné par le conseil d'administration aux personnes qui rendent ou ont rendu des services à l'association. Il confère le droit de voter à l'assemblée générale et d'assister aux réunions du conseil d'administration sans voix délibérative.

D’autres personnalités sont également proches de l’ADMD, comme Cyril Féraud ou encore Olivier Minne.

Délégations Le conseil d'administration désigne également les délégués de l'association. Ces délégués sont nommés pour une période de quatre ans renouvelables.

Jeunes ADMD Les Jeunes ADMD rassemblent les adhérents de l’ADMD de moins de . Ils disposent d’un bureau et d’une aide logistique de l’ADMD. Ils sont placés sous la responsabilité d’un ou deux responsables jeunes, nommés pour deux ans, renouvelables, par le président de l’ADMD. Un bureau national Jeunes est constitué. Dans chaque délégation, dans la mesure du possible, un ou deux référents Jeunes sont nommés après consultation du délégué.

En 2023, les Jeunes de l’ADMD sont au nombre de 900 membres sur tout le territoire français.

Fichier des directives anticipées La loi Claeys-Leonetti permet à toute personne majeure de rédiger un document, appelé « directive anticipée », concernant ses choix en matière de fin de vie et de désigner une personne de confiance pour faire respecter ses volontés.

Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite pour préciser ses souhaits concernant sa fin de vie. Chacun peut inscrire dans ce document son refus ou sa volonté de poursuivre, de limiter ou d’arrêter les traitements ou les actes médicaux. Ce document a pour but d’aider les médecins, le moment venu, à prendre des décisions conformément à la volonté du patient. Leur reformulation est toujours possible.

La directive anticipée est en effet contraignante pour le médecin qui doit respecter le choix et le droit du patient à l’arrêt de tout traitement, à bénéficier de la sédation profonde et continue jusqu’au décès.

Sur son site d’information pédagogique « Préparer sa fin de vie », l’ADMD met aussi à disposition des personnes en fin de vie et des accompagnants, des informations sur le droit des malades, des modèles de directives anticipées, une brochure ainsi qu’un exemple de lettre contre l’obstination médicale.

Représentant des usagers de santé

L’ADMD dispose de l’agrément des associations représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique depuis https://www.admd.net/wp-content/uploads/2010/09/Agr%C3%A9ment-2011.pdf. Agréée par le ministère de la Santé, elle représente les usagers dans les établissements de santé et participe aux différentes commissionshttp://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Fiche_le_representant_des_usagers-3-2.pdf : conseil de surveillance, commission des usagers… L’agrément a été renouvelé en , en et . En mai 2026, l’ADMD obtient le renouvellement d'agrément national pour représenter les usagers du système de santé, pour cinq ans.

Partenariats

Partenariats ADMD En 2023, la Mutuelle générale de l’Éducation nationale s’engage aux côtés de l’ADMD pour concevoir un pacte progressiste Fin de vie..

Membre d'associations L'ADMD est membre de la Fédération internationale des associations pour le droit de mourir (World Federation of Right to Die Societies) et de la Fédération européenne des ADMD (Right to Die-Europe - RtD-E).

Actions

Mode d'action L’ADMD organise des réunions mensuelles, des réunions publiques, des réunions d’information, des projections de films, des tractages sur les marchés, des conférences, des permanences, des webinaires…

Les modes d’action sont l'entraide, l'action de ses organes auprès des pouvoirs publics, l'élaboration ou le soutien de propositions législatives et réglementaires, l'organisation de manifestation, l’information de ses adhérents, l'établissement et la diffusion de documents utiles à l'information et au soutien de ses adhérents.

Actions récurrentes L’ADMD organise trois grandes actions récurrentes : la Semaine de mobilisation, la Journée pour mourir dans la dignité et l’ADMD Tour.

Semaine de mobilisation L’ADMD organise tous les ans la Semaine de mobilisation. Pendant plusieurs jours, les adhérents de l’association vont à la rencontre des Français pour leur rappeler la loi. La Semaine de mobilisation précède toujours une période électorale.

En 2022, la semaine de mobilisation s’est tenue du 15 au . La semaine de mobilisation a eu lieu du 14 au .

Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité Les 30, et est organisé, à Paris, le Congrès mondial des associations pour le droit de mourir dans la dignité.. À cette occasion, une grande réunion publique s'est tenue à l’Hôtel de ville de Paris, le vendredi . Le , à l'initiative de Jean-Luc Romero, est lancée, sur le parvis des droits de l'homme, à Paris (Trocadéro), la première Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.. Depuis lors, tous les ans, l’ADMD célèbre cette journée mondiale le ..

La première Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, organisée le , fait suite à l’affaire Chantal Sébire.. Cette manifestation se déroule dans une trentaine de villes de France. Présidée par Jean-Luc Romero, alors président de l’association, cette journée est l’occasion de lancer une réflexion collective sur la fin de vie.

En 2011, des manifestations se déroulent dans plusieurs pays d'Europe. En France, l’association organise notamment des distributions de tracts, lâchés de ballons, plantations d'arbres, rassemblements.

En 2021, la Journée mondiale est l’occasion de rappeler la proposition de loi pour une fin de vie libre et choisie, portée par le député Olivier Falorni. et discutée à l’Assemblée nationale le . Depuis 2017, quatre élus ont déposé des propositions de lois allant dans le même sens : Caroline Fiat (2017), Jean-Louis Touraine (2017), Marie-Pierre de La Gontrie (2020) et Marine Brenier (2020). De son côté, Line Renaud est reçue à l’Assemblée nationale le pour demander une loi sur l’aide active à mourir. « C'est un progrès essentiel qu'on ne doit plus empêcher », dit-elle.