Battement de cœur est un film français réalisé par Henri Decoin, sorti en 1940.

Il s'agit d'un remake de la comédie de téléphones blancs italienne Battements de cœur (1939) de Mario Camerini avec Assia Noris, lui même une adaptation d'un roman de Lilly Janüsse. Le film a été également adapté aux États-Unis par Sam Wood sous le titre Un cœur à prendre (1946), avec Ginger Rogers dans le rôle principal.

Synopsis Arlette, jeune orpheline, fugue d’une maison de correction où elle avait été injustement enfermée. Elle se retrouve seule et sans un sou dans Paris. En cherchant du travail, elle se présente chez M. Aristide, directeur d'une école qui enseigne un métier bien particulier, celui de pickpocket. Très vite, nécessité oblige, Arlette s'exerce dans la rue et s’en prend sans le savoir à un ambassadeur. L'ayant prise en flagrant délit, ce dernier emmène Arlette chez lui et lui impose un marché dont elle ne va découvrir les raisons qu'au fil des heures.

Elle doit l'accompagner dans une soirée mondaine où elle est présentée comme la nièce du baron Dvorak, le collaborateur de l'ambassadeur. Ce dernier lui ordonne de danser avec un attaché d’ambassade, Pierre de Rougemont et de lui dérober sa montre gousset. Ayant subtilisé la montre, elle a la curiosité de l'ouvrir et y découvre la photo de l'épouse de l'ambassadeur. Elle devine qu'il la soupçonnait d’infidélité avec Pierre de Rougemont et retire le portrait avant de lui remettre la montre. L'absence de la photo qu'il s'attendait à trouver soulage l'ambassadeur, convaincu d'avoir soupçonné son épouse à tort.

Il n'a alors plus qu'un désir : qu'Arlette quitte le bal et oublie ce qu'elle vient d'y faire. Mais il est trop tard, Pierre de Rougemont est déjà tombé sous le charme d'Arlette et la rattrape alors qu'elle s'en allait à regret. L'amour qui naît immédiatement entre eux, sera troublé par la révélation de l'identité réelle d'Arlette.

Fiche technique Titre : Battement de cœur Réalisation : Henri Decoin Assistant réalisateur : Fred Pasquali Scénario : Jean Villeme et Max Kolpé Musique : Paul Misraki Dialogue : Michel Duran Décors : Léon Barsacq et Jean Perrier Photographie : André Germain et Robert Lefebvre Photographe de plateau : Raymond Voinquel Son : William Robert Sivel Montage : René Le Hénaff Producteur : Gregor Rabinovitch Production : Ciné-Alliance Pays de production : Langue : français Format : Noir et blanc - 35mm - 1,37:1 - son mono Genre : Comédie Durée : 97 minutes () Date de sortie : France :

Distribution Danielle Darrieux : Arlette Claude Dauphin : Pierre de Rougemont Jean Tissier : Roland Medeville André Luguet : l'ambassadeur Julien Carette : Yves Saturnin Fabre : Aristide Junie Astor : la femme de l'ambassadeur Charles Dechamps : le baron Dvorak Geneviève Morel : Marinette Marcelle Monthil : Aristide Dora Doll : une secrétaire Sylvain Itkine : un voleur Pierre Feuillère : un voleur Jean Hébey : le gros élève Roland Armontel : le domestique Marguerite de Morlaye : la dame au bal Roger Blin : rôle coupé (mais crédité au générique) Sophie Desmarets Jean Joffre : le maire Jacques Mavel André Nicolle : l'inspecteur Robert Ozanne : l'adjoint au maire Jean Sylvain : le témoin de Roland

Musique Dans le film, Danielle Darrieux chante Une charade et Au vent léger de Paul Misraki (musique) et André Hornez (paroles).

Accueil critique Jacques Siclier écrit Jacques Siclier - Télérama n° 2785 - 28 mai 2003.

Notes et références

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