Les Fourmis est un roman de Bernard Werber, paru en France en chez Albin Michel. Il s'agit du premier tome de La Trilogie des fourmis.
Histoire
Situation initiale Jonathan Wells, neveu du biologiste Edmond Wells, hérite après la mort de celui-ci d'un vaste et ancien appartement, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Il s'y installe avec sa famille et, malgré une lettre posthume de son oncle visant à dissuader toute incursion dans la cave accessible depuis l'appartement, est obligé d'y descendre après que le caniche de la famille s'y est aventuré et n'en est pas remonté.
Peu à peu, Jonathan va découvrir les études et découvertes révolutionnaires de son oncle au sujet des fourmis. Enquêtant auprès des personnes ayant connu l'oncle Edmond, il est aussi confronté à une énigme, importante dans l'intrigue :
Mais un jour, Jonathan ne remonte pas de la cave et, peu à peu, toutes les autres personnes partant à sa recherche disparaissent également.
Parallèlement, à quelque distance de là, une colonie de fourmis rousses vit son quotidien dans une ville-fourmilière appelée Bel-o-kan. , une fourmi mâle, avertit la reine que son groupe d'exploration a été décimé par une force mystérieuse. Ensuite, il rencontre et avertit , une princesse (reine non-fécondée), et puis , une fourmi soldate asexuée, qui l'aideront dans sa lutte contre les mystérieuses « guerrières à l'odeur de roche ».
Résumé Le livre est divisé en deux univers distincts, qui finissent par se recouper à la fin du récit : le monde des humains et celui des fourmis. Ce dernier est lui-même divisé en deux histoires parallèles : celle de la vie de la soldate et celle de la vie de la nouvelle reine.
Le monde des humains L'ouvrage débute sur un article de l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu.
Jonathan, serrurier au chômage, chanceux, hérite d'un grand appartement de son oncle biologiste et entomologiste Edmond Wells, près de la forêt de Fontainebleau, dans laquelle il vient vivre avec sa petite famille : son épouse Lucie, son fils de neuf ans Nicolas, ainsi que son chien Ouarzazate. Toutefois, cet appartement a une particularité qu'il découvre à l'occasion d'une visite chez sa grand-mère, Augusta Wells, lui intimant l'ordre de ne jamais descendre dans la cave. À côté de ce mystère une énigme autrefois posée par son oncle est évoquée par Augusta : . Elle ne donne pas la réponse, mais dit que pour la trouver, .
L'histoire s'accélère avec la disparition de leur chien qui s'est perdu dans la cave en passant par un trou, ce qui pousse Jonathan à aller le chercher, désobéissant par la même occasion à la mise en garde d'Edmond Wells. Il en remonte après y avoir passé huit heures, et en revient quelque peu transfiguré tandis que son chien a été mis en pièces par des rats. Il est si enthousiaste qu'il compte y redescendre pour comprendre ce qu'a pu y faire Edmond autrefois, mais aussi par défi personnel. Pour se préparer, il consulte le professeur Rosenfeld au sujet des recherches de son oncle, les fourmis Magnan, puis s'équipe en conséquence de divers matériaux de bricolage, avant de redescendre dans la cave. Mais au bout de deux jours, il ne remonte toujours pas ; sa famille s'inquiète, notamment sa femme, Lucie. À la suite d'un rêve étrange dans lequel Edmond s'adresse à elle, celle-ci a une révélation, et décide d'aller le chercher.
Elle disparaît à son tour…
Le mystère s’épaissit quand un dénommé monsieur Gougne cherche à pénétrer dans la maison de Jonathan afin de retrouver une certaine Encyclopédie du savoir relatif et absolu rédigée par Edmond Wells.
Le père et la mère ont tous les deux disparu, la police est avertie et une enquête est ouverte. Celle-ci est menée par le commissaire Bilsheim et l'inspecteur Galin, deux spécialistes des affaires étranges. L'inspecteur Galin décide donc d'explorer la cave accompagné de huit pompiers, qui bien évidemment, se perdent à leur tour…
Sans parents, Nicolas se retrouve à l'orphelinat, où il fait la connaissance de jeunes de son âge, Jean et Philippe, avec qui il devient ami. C'est en regardant la télévision qu'il tombe sur la présentation du professeur Leduc, dans laquelle il reconnaît . Nicolas comprend qu'il y a une relation entre cette encyclopédie et la disparition de ses parents, et il a l'intuition qu'ils sont toujours en vie ; il s'enfuit donc de l'orphelinat pour les rejoindre. Il retourne alors dans l'appartement et descend dans la cave. Puis il tombe sur l'inscription suivante . Il parvient à résoudre l'énigme, mais un mécanisme l'empêche de revenir en arrière.
Sous la pression de son chef Solange, le commissaire Bilsheim se rend dans la cave accompagné de six gendarmes suréquipés. Il se retrouve lui-même face à l'énigme aux allumettes qu'il résout, le mécanisme s'enclenche, et l'équipe se perd… Un gendarme parvient à revenir, mais ne peut s'exprimer car il a perdu l'esprit.
Légataire de seconde main dans le testament d'Edmond Wells, Augusta Wells vient habiter l'appartement de Jonathan. Elle n'a pas peur de descendre dans la cave car elle ne croit pas qu'elle y disparaîtra. C'est au tour du professeur Leduc de chercher à vouloir pénétrer dans la cave, mais sans parvenir au fond ; c'est toutefois la seule personne à en revenir saine d'esprit pour témoigner.
Augusta en profite pour recueillir des informations et monter une équipe de choc : Augusta, Jason Bragel, un ancien ami d'Edmond, et le professeur Rosenfeld (qui avait autrefois accompagné Edmond Wells dans une expédition en Afrique) font connaissance, et affrontent tous les trois le mystère de la cave maudite.
Les trois amis résolvent facilement « l'énigme des allumettes », puis continuent de descendre, pour arriver dans un tunnel coupé par une nasse qui les compresse et les empêche de revenir en arrière. Après le tunnel, un autre escalier en colimaçon, qui monte cette fois-ci et qui se termine par un autre dispositif : une marche piégée, qui les fait tomber dans un filet. Ils découvrent alors une immense pièce secrète enfouie sous terre mais il leur est impossible de faire demi-tour.
Tous ceux qui s'étaient perdus dans la cave se trouvent dans cette pièce cloisonnée, qui est en fait un ancien temple protestant caché, enfoui sous terre. On découvre ainsi que les dispositifs empêchant le retour ont été mis en place par Jonathan, sous les directives d'Edmond Wells, qui a d'ailleurs mis au point une machine à comprendre et à communiquer avec les fourmis, prenant la forme d'une mini fourmi robot, et portant le patronyme du Docteur Livingstone. Une colonie de dix-huit millions de fourmis vit au-dessus d'eux, la cité de Bel-o-kan, avec laquelle ils communiquent grâce à ce gadget.
Le monde des fourmis Bel-o-kan, à de la maison des Wells (habitant 3 rue Sybarite à Fontainebleau), est une fourmilière de dix-huit millions d'habitants, comprenant soixante-quatre cités fédérées. C'est le début du printemps, la fourmilière vient à peine de se réveiller mais déjà la machine organique se met en branle.
Une fourmi guerrière de propose à la fourmi , un mâle, de partir en expédition de chasse dans une grotte d'eau chaude. L'expédition compte vingt-huit guerrières assez âgées. Les fourmis explorent le terrain par système de rotation puis tombent sur la grotte d'eau chaude et rencontrent une quantité d'insectes. Un évènement perturbateur va être à la base de toute l'intrigue de l'histoire : les fourmis rentrent de l'expédition mais pendant que va cueillir une fleur rouge, ses collègues meurent d'une façon foudroyante. La vibration de ses antennes l'éveille à un indice qui laisserait penser que le responsable est une arme foudroyante des fourmis naines de Shi-gae-pou.
revient de son expédition et avertit ses congénères du danger, mais du fait qu'elle n'a pas de preuve concrète, personne ne la croit. Pour la convaincre, décide donc de voir la reine dans la cité interdite. Elle lui répond que son rôle ne réside que dans la ponte et qu'elle n'est pas en mesure de donner des ordres aux autres fourmis, que la cité a d'autres priorités qu'un hypothétique danger, et que pour répondre à sa demande, elle doit pondre vingt-huit œufs pour remplacer les pertes.
À la suite de cela, est suivie de près par d'autres fourmis à l'odeur de roche qui souhaitent la tuer. S'étant emparées d'elle, elles lui retirent les phéromones de ses antennes, et la portent en direction de la décharge. Elle est sauvée par l'attaque impromptue d'un pivert gourmand.
Cependant, n'ayant plus d'odeur passeport, elle se trouve en danger au sein de la fourmilière. Pénétrant dans la cité interdite au cœur de la souche, une femelle, qui ne la reconnaît pas. À la suite de leur affrontement, finit par établir un contact direct antenne à antenne, aussi appelé CA (Communication Absolue) avec cette dernière, et lui raconte ses mésaventures. Le comprenant, elle lui donne quelques-unes de ses phéromones passeport et l'invite dans sa loge où elle dispose d'un passage secret. En chemin, elles croisent une autre « fourmi soldat » asexuée qui se laisse convaincre par la femelle, la de la ponte d’été. Elles décident de monter une équipe pour convaincre le reste de la cité : chaque fourmi part alors dans sa direction pour en convaincre d'autres de l'urgence de la situation.
et sont toutes les deux attaquées par des fourmis à l'odeur de roche, tandis que réussit à convaincre une trentaine d'entre elles qu'il y a un réel danger. Leur première réunion aura lieu à l' pour éviter qu'elles ne se fassent repérer. Les trois fourmis se retrouvent, mais elles sont suivies par une centaine d'autres « fourmis soldats » qui veulent les tuer, il faut donc fuir. Pour échapper à celles qui les poursuivent, elles décident de creuser dans un mur et de le reconstituer derrière elles pour échapper à d'autres éventuelles chasseuses. Finalement elles atteignent une poche d'air indépendante de la cité et décident de rejoindre leurs congénères à l'étage -50. Elles creusent et finissent par s'endormir. Après quelques péripéties, elles gagnent finalement le lieu du rendez-vous mais les autres fourmis sont démantibulées. En dessous, le sol est rocailleux, et elles tombent dans un piège : un coléoptère lomechuse auquel elles échappent sans difficulté. Cependant il y a un passage secret sous la roche, qui mène à un important grenier à nourriture.
L'alerte est donnée. La-chola-kan, la cité la plus à l'ouest, est attaquée par des fourmis naines. Les trois fourmis rejoignent alors la meute, mais là encore une espionne les suivait. C'est la première guerre de printemps, demain la cité attaquera, une bataille appelée « bataille des coquelicots ». Déjà Belo-kiu-kiuni se pose des questions sur l'arme des naines, branches d’acacia qui tournent et arrachent le dôme, elle pense à l'avancée des naines au sein de la forêt de Fontainebleau. Les naines ont un avantage démographique sur leurs adversaires : contrairement aux rousses, elles ont plusieurs reines. La reine propose donc à la meute de chercher une arme secrète pour contrer la leur. Les fourmis trouvent alors une nouvelle arme : six ouvrières surmontées d'un casse graine pour former une sorte de tank.