Saint-Loup, également nommée localement Saint-Loup-de-Saintonge, est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Géographie Situation géographique Faisant partie du canton de Saint-Jean-d'Angély, la commune de Saint-Loup appartient à l'ancienne province de la Saintonge depuis ses origines.

Elle est située au Nord de Tonnay-Boutonne, à l'écart des grands axes de communications routière et ferroviaire, étant enclavée dans une zone de petites vallées et de marais fluviatiles que cernent à l'Est et à l'Ouest des collines aux molles ondulations et aux faibles hauteurs.

Communes limitrophes

Le finage communal Cette commune rurale et agricole s'étend sur ; ce qui en fait la deuxième commune du canton par sa surface.

Son finage communal recense disséminés dans pas moins de . Les plus importants d'entre eux sont le village de Goux, lequel regroupe une soixantaine d'habitants et le petit bourg de Saint-Loup, chef-lieu de la commune avec sa mairie, où vivent une trentaine d'habitants ; les autres hameaux sont les suivants : Chêneron La Fontaine de Goux Les Touches (partagé avec la commune de Landes) Les Courances Les Petites Rivières La Pataudrie Les Jarries Chauvin (ancien logis) Trézence (ancien logis) Chez Ray Les Ribaudières Les Tiffrays Les Chapellières Le Moulin de Goux Les Benets (ou Chez Besnay) La Tonelle Les Grands Champs Les Renardières Les Pierrières Le territoire de Saint-Loup est composé de marais inondables, d'origine fluviatile, qui occupent le tiers du territoire communal, tandis que les vallées humides et les collines dont l'altitude maximale est de 48 mètres s'étendent sur le reste de la commune.

Les sols de la commune de Saint-Loup appartiennent aux terrains calcaires du Jurassique qui recoupent une grande partie de la Saintonge du nord et prolongent à l'est la table calcaire de l'Aunis. Ces terrains calcaires se situent sur les parties élevées, occupées par les collines et les faibles éminences, qui encadrent des vallées aux fonds humides et marécageux tapissées de sédiments dont les apports proviennent du Quaternaire.

Hydrographie La commune de Saint-Loup est arrosée par de petits ruisseaux et une rivière qui drainent leurs eaux dans des vallées marécageuses et qui inondent lors des crues hivernales. Le Bibot est un ruisseau qui arrose le petit village de Goux et se jette dans la Soie ; cette dernière mêlant ses eaux à celles de la Trézence, principal affluent de rive droite de la Boutonne, qui écoule ses eaux du Nord au Sud dans une large vallée marécageuse de la commune, le Marais de Saint-Loup.

Hors de la commune, la Trézence conflue avec la Boutonne, à un kilomètre en amont de Tonnay-Boutonne, où cette dernière est le principal affluent de rive droite de la Charente.

Marais de Saint-Loup vignette|Lever de soleil sur le Nord du marais de Saint-Loup

Le marais de Saint-Loup est la large cuvette au fond de laquelle coule la Trézence canalisée, entre la digue de Vivroux (et la commune de Puyrolland) en amont, le Pont-Rouge en aval ; et délimité par les coteaux de Annezay et Tonnay-Boutonne (la Boutaudière) à l'Ouest et ceux de Saint-Loup à l'Est (Plantis, Solferino et Butte des Jarries), soit un espace d'environ 800 ha. C'est une zone classée ZNIEFF (Zone d'Interêt pour la Faune et la Flore) de type 1. et 2..

Son nom de marais de Landes, qui apparaît sur les cartes IGN, vient du fait que ce secteur était réparti entre plusieurs communes environnantes qui pouvaient en avoir l'usage (pour le pâturage notamment) : Saint-Loup, Chantemerle sur la Soie, Annezay et Landes, donc, qui avait l'usage d'une vaste partie au Sud-Est. Si le terme marais de Landes est utilisé localement pour ne désigner que la partie correspondante (au même titre que marais de Chantemerle ou marais d'Annezay), il peut être utilisé par extension pour désigner l'ensemble du marais, vu de l'extérieur, comme le fait l'IGN.

Le caractère le plus remarquable du marais est sa prédisposition aux crues annuelles. C'est un phénomène classique des vallées alluviales du secteur, mais il se décline ici facilement sur 600 Ha, donnant l'aspect d'un vaste lac parsemé de frênes, de saules et de peupliers. Un rapport fait à Louis XIV évoquait ce lieu comme un marécage insalubre inondé de septembre à juin. Bien qu'il ait été drainé depuis, les inondations restent pourtant annuelles, d'octobre/décembre à février/avril (parfois encore début juillet).

La conformation géologique particulière en est une raison. Des études (Camus 2004CAMUS Adrien. Analyse géomorphologique et magnétisme paléoenvironnemental appliqué aux marais et tourbières de l’Ouest (Charente-Maritime, France). [En ligne].RAPPORT DE STAGE de Master Recherche Spécialité Géomatériaux – Eau Transferts et Interactions. Université de La Rochelle. http://perso.univ-lr.fr/acamus/Master2_rapport.pdf, Naudin 2011NAUDIN Aline. Potentiel de la minéralogie magnétiqueen tant que marqueur des variations environnementales enregistrées par les dépôts tourbeux : application au marais de la Trézence (17). [En ligne] Thèse de doctorat. Université de La Rochelle. https://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/70/34/44/PDF/2011Naudin22134.pdf) montrent de nombreux indices selon lesquels ce marais a été un lac (d’origine glaciaire ?) à une période assez récente à l'échelle géologique (Holocène possible) : le centre du marais est constitué d’une tourbière. Il est possible de voir un changement progressif de couleur du sol entre cette tourbière et les marnes calcaires qui constituent les versants des coteaux bordant le marais ; les colluvions glaciaires ferment quasiment l’exutoire très encaissé situé au sud, laissant libres, entre deux collines de marnes et calcaires du Kimméridgien supérieur, séparées de ; le fond de ce marais est extrêmement plat et situé à , donc situé en théorie à l’abri des dernières intrusions marines liées aux marées de vives-eaux exceptionnelles () ; et l’exutoire est situé à une altitude de .

Il a été utilisé pour la production de bois de chauffe et la pâture des bovins et plus anecdotiquement pour l'extraction de la tourbe et la culture du haricot (la fameuse mojhette). Enfin, c'est la maïsiculture qui a pris le dessus avec l'arrivée des herbicides et des nouvelles variétés de maïs à croissance rapide, avec une réussite très inégale selon les années, en fonction des crues. Aussi, un retour au pâturage est en cours.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nuaillé-sur-Boutonne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Loup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-d'Angély, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,7 %), prairies (2,6 %), forêts (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Loup est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Trézence. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Loup. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 68,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 152 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..