La basilique Sainte-Clotilde-Sainte-Valère de Paris est une basilique mineure de l'Église catholique située parvis Maurice-Druon dans le 7e arrondissement de Paris, l'une des , élevée à ce rang par le pape en 1898Voir ici.Pour la date exacte en commémoration du du baptême de Clovis.

Historique vignette|redresse|gauche|L'église Sainte-Clotilde vers 1860, photographie d'Édouard Baldus.

Lorsqu'en 1790, la communauté des Filles Pénitentes établie à l'angle de la rue de Grenelle-Saint-Germain et de l'esplanade des Invalides est supprimée et ses bâtiments vendus comme biens nationaux, sa chapelle devient une église paroissiale dépendant de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin puis elle est démolie en 1838..

Dès 1825, l'administration municipale reconnaît la nécessité d'élever une nouvelle église pour la paroisse Saint-Valère afin de remplacer celle de l'ancienne chapelle du couvent Sainte-Valère, très petite, mais ce n'est qu'en 1827 qu'on se décide à l'édifier, place Bellechasse sur une partie du terrain de l'ancien couvent des Dames de Bellechasse. Le nouveau bâtiment doit s'appeler « église Saint-Charles », du nom du roi de France alors régnant.

Le projet reste dans les cartons jusqu'en 1846, date à laquelle il est repris. Il est cependant convenu qu'on substitue le nom de Sainte-Clotilde à celui de Saint-Charles. L'église est alors construite sur les instances de la reine du Portugal, Amélie d'Orléans, par l'architecte François-Christian GauAnne-Marie Thiesse, La création des identités nationales, Seuil, Points H296, rééd. 2001, .. Celui-ci meurt en 1854 et il est remplacé par Théodore Ballu, l'architecte de l'église de la Sainte-Trinité de Paris. Le bâtiment de style néogothique est achevé en 1857 et consacré le de la même année par l'archevêque de Paris François Nicolas Madeleine Morlot. L'église est alors dédiée à sainte Clotilde ainsi qu'à sainte Valérie de Limoges (vierge et martyre de Limoges).

Le Voir ce site, à l'occasion du du baptême de Clovis l'église est élevée à la dignité de basilique mineure par le pape . En 2007, Goudji dessine et réalise le nouveau maître-autel.

Les recteurs et vicaires de Sainte-Clotilde Depuis sa création, les curés successifs de Sainte-Clotilde ont été : L'abbé Hamelin (1857–1883) ; Gardey (1883–1914) ; Le chanoine Paul Verdrie* (1914–1946) ; Le chanoine Hubert (1946–1974) ; L'abbé Caryl-Kamnitzer (1974–1986) ; Le chanoine Choné (1986–1992) ; Alain Maillard de La Morandais (1992–1995) ; Antoine de Vial (1995–2003) ; Matthieu Rougé (–2012) ; Laurent Stalla-Bourdillon (–2018) ; Marc Lambret (–présent). Jacques Ollier (depuis )

Vicaires : L'abbé Arthur Mugnier, surnommé le « confesseur des duchesses », et qui laisse un journal intime, en est l'un des vicaires. L'abbé Henri Chaumont, vicaire de la paroisse de 1869 à 1874, fonde en 1872 avec Caroline Carré de Malberg la Société des filles de Saint-François-de-Sales dont la maison-mère s'installe à Lorry-lès-Metz. L'abbé Albert Colombel est premier vicaire en 1914. L'abbé Paul Verdrie*, curé de la basilique, célèbre le service funèbre du général Joseph Gallieni, le , à la cathédrale Saint-Louis des Invalides.. L'abbé Bernard Bouveresse, grand résistant, est après-guerre vicaire à Sainte-Clotilde, et ce jusqu'à sa retraite. En 1993, le recteur de Sainte-Clotilde, l'abbé Alain Maillard de La Morandais est nommé aumônier des parlementaires. En 1992, le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, crée le service pastoral d'études politiques, dont il confie en 1995 la direction au père Antoine de Vial qui reçoit la prélature pontificale en 2001.

De 2005 à 2012, Matthieu Rougé (évêque de Nanterre) occupe les deux fonctions. En , Laurent Stalla-Bourdillon, ancien vicaire de l'église de Saint-Germain-des-Prés, est nommé recteur de l'église Sainte-Clotilde et directeur du Service pastoral d'études politiques (Spep). Il conserva cette fonction jusqu'en . Depuis , Marc Lambret, ancien curé de l'église Saint-Pierre de Montrouge, en est le recteur. Il est également aumônier parlementaire. Il est secondé par un vicaire et deux prêtres en résidence.

Architecture Cette basilique néogothique a une longueur de et une largeur de . Ses deux flèches en façade s'élèvent à ..

L'intérieur est clair et orné de vitraux (roses d'Émile Thibaud, vitrailliste du ), de peintures de Jules-Eugène Lenepveu (chapelle de la Sainte-Vierge), de sculptures de James Pradier et Francisque Duret (Chemin de croix) ainsi que d'un cycle de sculptures d'Eugène Guillaume représentant la conversion de sainte Valérie de Limoges, sa condamnation à mort, la décapitation et l'apparition à saint Martial de Limoges. Le chœur de l'église est dessiné par l'architecte François-Christian Gau de la cathédrale de Cologne, ville dont il est originaire.

L'édifice domine le square Samuel-Rousseau avec ses marronniers, ses sophoras et ses arbres de Judée.

La basilique a inspiré l'architecte Léon Vautrin pour la construction de la façade de la cathédrale du Sacré-Cœur de Canton (Chine) entre 1863 et 1888.

Les orgues Le compositeur liégeois César Franck est l'organiste de la basilique, présidant sur les orgues célèbres de Cavaillé-Coll de 46 jeux installées en 1859. Une statue le représentant est exposée dans le square du parvis. Cet orgue est restauré et augmenté en 1933, puis de nouveau en 1962 par Beuchet-Debierre. Il est encore restauré et agrandi par Jacques Barberis en 1983 et enfin par Bernard Dargassies en 2005. Cette dernière version comporte 71 jeux.

Après lui, de célèbres organistes et compositeurs s'y sont succédé. La liste des titulaires de ces orgues est :

Alexandre Georges y a aussi travaillé.

Personnalités et événements à la basilique

Personnalités Arthur Mugnier, vicaire de la basilique de 1888 à 1909.

Obsèques

Mariages René de Chambrun épouse Josée Laval, fille de Pierre Laval et de Marguerite Claussat, le « Un grand mariage de la république », Église catholiqueVu, 21 août 1935. ; Jacques Chirac épouse Bernadette Chodron de Courcel, le Le mariage de Jacques et Bernadette Chirac, parfois chahuté, a toujours résisté, La Libre.be..

Baptêmes Gaston d'Orléans (né à Paris en 2009), fils de Jean d'Orléans, baptisé le à la basilique Saint-Clotilde par le père Matthieu Rougé.

Pour approfondir Bibliographie Auguste Galimard, Vitraux de l'église Sainte-Clotilde, photographies d'Édouard Baldus, Paris, 1854, 11 pl. Jeanne Vinsot (texte et iconographie), Chantal Bouchon, Catherine Brisac, Pierre-Marie Auzas (préface), Les Vitraux de la basilique Sainte-Clotilde à Paris, Société d'histoire et d'archéologie du de Paris, 1987, . . P. Hénin, Sainte-Clotilde, mon clocher, Paris, 1941, . Robert Chodron de Courcel, La Basilique Sainte-Clotilde, 1957, Imprimerie Lecuyer, 226 pages. A. Blanchot, « Église Sainte-Clotilde à Paris », Revue de l'art chrétien, , 1857, et 444-445. Théophile Gautier, « L'Église Sainte-Clotilde », L'Artiste, 1857, .

Articles connexes

La chapelle de Jésus-Enfant (qui dépend de la paroisse) Osmin Gardey (deuxième curé de Sainte-Clotilde, de 1883 à 1914) Quartier des Invalides Liste des monuments historiques du 7e arrondissement de Paris Liste des édifices religieux de Paris Archidiocèse de Paris Liste des cathédrales et basiliques de Paris

Liens externes

Présentation et photographies de la basilique, Patrimoine-Histoire Basilique Sainte-Clotilde (horaires des messes), diocèse de Paris

La basilique Sainte-Clotilde et l'orgue, Paris (France), sur musiqueorguequebec.ca

Notes et références Notes

Références

Clotilde basilique Sainte-Clotilde Clotilde Clotilde Catégorie:Édifice religieux dans le 7e arrondissement de Paris Clotilde Paris Catégorie:Monument historique classé en 2015 Catégorie:Monument historique dans le 7e arrondissement de Paris Paris Clotilde Paris