La rue d’Alésia est une rue du sud de Paris (France), qui parcourt le d’est en ouest sur toute sa longueur (). Son tracé est parallèle à celui des boulevards des Maréchaux.

Situation et accès Rue animée sur l'ensemble de son parcours, elle est bordée d’arbres (des Sophora japonica depuis les années 1950) et prolongée à l’est par la rue de Tolbiac (), à l'ouest par la rue de Vouillé (). Elle coupe l'avenue du Général-Leclerc à hauteur de la place Victor-et-Hélène-Basch, dominée par l'église Saint-Pierre de Montrouge.

D'est en ouest, la rue d'Alésia croise la rue de la Glacière, la rue de la Santé, l'avenue René-Coty, la rue de la Tombe-Issoire, l'avenue du Général-Leclerc, la rue des Plantes, la rue Raymond-Losserand et la rue Vercingétorix.

À la hauteur de la rue Broussais, elle passe sous un pont de la ligne B du RER d'Île-de-France et à hauteur de la rue Vercingétorix sous une passerelle qui assure la continuité de la coulée verte Vercingétorix (aménagée après l'abandon du plan autoroutier pour Paris) entre le square du Père-Plumier et le jardin Henri-et-Achille-Duchêne. Son extrémité ouest aboutit à la limite du 14 arrondissement. Cette dernière est marquée par un pont ferroviaire de la SNCF (encore surnommé Pont-aux-Bœufs en 1898Jean-Louis Robert, Plaisance près Montparnasse. Quartier parisien 1840-1985, Publications de la Sorbonne, 2012 , . L'auteur indique comme source Le Journal du .) qui franchit la rue Vouillé, située dans le 15 arrondissement.

La rue d'Alésia est desservie par les stations de métro Alésia de la ligne 4 et Plaisance de la ligne 13.

Origine du nom Cette voie porte depuis 1869 le nom de la ville gauloise d'Alésia célèbre par le siège qu'elle soutint contre Jules CésarNomenclature officielle des voies publiques et privées parisiennes, www.v2asp.paris.fr..

Historique thumb|left|Le percement de la rue et son passage sous la ligne de Sceaux (photographie de Charles Marville). Cette rue résulte de la fusion par décret du : d'une voie ouverte de 1863 à 1870 entre l'avenue Reille et la place Victor-et-Hélène-Basch, appelée « rue d'Alésia » ; d'une voie située entre la place Victor-et-Hélène-Basch et la rue Vercingétorix à l'état de chemin champêtre appelée « chemin de la Justice »sur le plan de Roussel de 1730. Ce nom était lié à la présence d'un gibet de la justice seigneuriale de l'abbaye de Sainte-Geneviève qui se dressait probablement à l'emplacement du débouché de l'impasse Florimont. L'abbaye de Sainte-Geneviève dont le fief s'étendait sur une grande partie de l'actuel arrondissement et au-delà jusqu'à Vanves et Montrouge détenait le pouvoir de basse, moyenne et haute justice jusqu'en 1674. Les fourches patibulaires où étaient suspendus les cadavres étaient destinées à dissuader les malandrins. Ces installations macabres qui figurent sur certaines cartes du furent détruites longtemps après l'abolition de l'ensemble des justices seigneuriales parisiennes par Louis XIV en 1674. Cette voie qui figure comme « chemin des Bœufs »Car c'était par cette voie que les bovins étaient conduits aux abattoirs de Vaugirard sur le plan cadastral de Montrouge de 1804, fait ensuite partie de la route départementale , nommée « route du Transit », puis « boulevard du Transit », à cause du chemin de fer, et enfin « rue d'Alésia » en 1868.

Une partie de la rue délimitait la ZAC Alésia-Montsouris.

« Napoléon, Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur,vu l'ordonnance du ;vu les propositions de M. le préfet de la Seine ;avons décrété et décrétons ce qui suit : Article 10. — La voie latérale au chemin de fer de Ceinture, située entre la rue de la Voie-Verte et la route de Châtillon, recevra le nom de rue Beaunier ; la voie latérale au chemin de fer de Ceinture, située entre la rue de Vanves et le chemin de fer de l'Ouest, celui de rue Paturle ; la rue de Magenta, celui de rue Montbrun ; la voie dite rue du Transit, ouverte ou en cours d'exécution dans le arrondissement celui de rue d'Alésia ;

Article 17. — Notre ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret. Fait au palais de Fontainebleau, le MM. Alphand, A. Deville et Hochereau, Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques.. »

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire thumb|N°1, 1bis et 1ter : vieilles maisons.

: vieilles maisons. : Domicile parisien de la résistante et artiste-peintre Marie-Thérèse Auffray (1912-1990). Le jardin Marie-Thérèse-Auffray, qui porte son nom en sa mémoire, se situe à l'arrière de l'édifice. : entre ces deux immeubles, passage des voies ferrées, en remblai, de la ligne B du RER (précédemment ligne du chemin de fer de Sceaux, inaugurée en 1846). Venant de la Gare de Denfert-Rochereau (initialement Embarcadère de la barrière d'Enfer, puis Gare de Sceaux), cette ligne débouche sur le côté opposé entre la rue Broussais et le puis franchit la chaussée et les trottoirs sur un pont ferroviaire en pierre achevé en 1868. La construction de cet ouvrage d'art précède de peu la fin du chantier de terrassement de la section est de la rue d'Alésia. Il fait partie du programme de restructuration et de prolongement de la Ligne de Sceaux jusqu'à Limours, avec modification du parcours et élévation des voies sur un remblai à la traversée du plateau de Montsouris. Cette partie de l'ancien territoire de la commune de Montrouge annexée à Paris en 1860 est alors marquée par de profondes transformations« Les travaux de Paris », Le Petit Journal (Parti social français) du 18 août 1868, (lire en ligne sur le site gallica de la BnF).. L'établissement du remblai a nécessité une modification du tracé initialement projeté, en 1863, de la portion sud de la rue Broussais « Rue Broussais », Nomenclature des rues de Paris, mise en ligne par la Mairie de Paris. qui longe son mur de soutènement. : école élémentaire publique Alésia, établie dans un bâtiment d'angle de brique et de pierre dont les différents volumes ont été élevés autour de trois préaux — comme ceux de lancien « groupe scolaire rue d'Alésia » construit en 1872 au avec laquelle il ne faut pas la confondre. Elle partage cet ensemble avec l'école maternelle publique Tombe-Issoire. L'entrée de cette dernière se trouve au de la rue dont elle porte le nom. Croisement rue d’Alésia/ rue de la Tombe-Issoire : la photographie LA RUE D'ALESIA (de la rue de la Tombe Issoire), prise entre 1876 et 1877, lors du percement de la rue d’Alésia, par le photographe Charles Marville, montre une statue d’un roi couronné portant une palme ou un faisceau. Elle est érigée au-dessus d’une fontaine aménagée dans le socle monumental.. : immeuble de 1901 (architecte Edme Thollard). : immeuble de 1904 (architecte Edme Thollard). : sur la façade, sculpture d'un couple surmonté d'une coquille, réalisée par Jean-Pierre Gras.. : hôtel particulier où vécut Françoise Sagan entre 1975 et 1991, avec sa compagne Peggy Roche et son ami Bernard Frank.. 34 (et 12, rue de la Saône) : maison ( moitié du « 34 rue d'Alésia » sur le site bercail.com.) et lieu de décèsActe de décès (en ligne) de l'indologue et helléniste Émile Burnouf (1821-1907) qui avait acquis le terrain en 1877 (voir l'article qui lui est dédié). 35 : immeuble de 1888 (architecte Albert Besdel). 37 : immeuble de 1887 (architecte Albert Besdel). : emplacement du Grand Moulin de Montsouris (ou Mocque-Souris). Il devint une guinguette à la mode vers les années 1830.. : maison construite en 1879, dans un style néo-Renaissance (immeuble inscrit au patrimoine protégé à Paris), sur le site de l’APUR.. : la brasserie Le Zeyer. : l'écrivain belge d'expression française J.-H. Rosny aîné (Joseph Henri Honoré Boex, 1856-1940), auteur de La Guerre du Feu (1909, en feuilleton) y vécut en 1910, avant d'emménager au 39, rue DidotJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1963, , édition , en 1911, puis au 47, rue de Rennes en 1912, où il mourut en 1940. : collège Jean-Moulin. : emplacement des « Salons de la Rives Gauche » de Pignarre. Ils pouvaient accueillir jusqu’à 800 couverts. : emplacement du Casino de Montrouge, puis du cinéma « Alésia Palace.. : demeure du peintre Gabriel Moiselet dans les années 1945-1950. thumb|right|Groupe scolaire, 132, rue d'Alésia, en 2012. : le long bâtiment en pierre meulière, d'aspect un peu fruste, où sont dispensés les cours municipaux d'adultes, abrite également les cours du soir du lycée d'adultes de la ville de Paris (LMA), dit aussi lycée d'adultes Philippe-Leclerc-de-Hauteclocque, établissement unique en France, institué en 1980 par le Conseil de ParisSite officiel du Lycée d'adultes de la Ville de Paris.. L'édifice est représentatif de l'architecture scolaire française de la fin du . Il a été conçu en 1872 sous la dénomination « groupe scolaire rue d'Alésia », par l'architecte Émile Vaudremer (1829-1914) selon les principes du rationalisme structurel pour accueillir un établissement public regroupant un « asile » (ultérieurement école maternelle) pour les enfants en âge pré-scolaire de mères travailleuses, et deux écoles élémentaires, nettement distinctes qui se jouxtent sous le même toit, destinées respectivement l'une aux garçons et l'autre aux jeunes fillesL'ancien groupe scolaire correspond approximativement au concept de l'actuelle école primaire qui réunit l'école maternelle et l'école élémentaire.. Chacune de ces trois structures avait sa propre entrée et comprenait deux préaux (dont l'un couvert) et les logements du directeur, des maîtres d'école et du concierge (dans l'école des garçons) ainsi que ceux de leurs collègues féminines (dans l'école des filles et dans lasile)Félix Narjoux, Les Écoles publiques. Construction et installation, en France et en Angleterre…, Paris, A. Morel, 1881 et pour les plans.. En 1894, le conseil municipal de Paris donna un avis favorable pour l'établissement, dans l'école des garçons, d'une bibliothèque municipale de prêt gratuit à domicileConseil municipal de Paris, Procès-verbaux. Année 1894 ; voir aussi le catalogue de la bibliothèque, édité en 1910.. Celle-ci précéda la bibliothèque du Maine, installée dans la mairie du en 1936, elle-même remplacée par la bibliothèque Georges-Brassens, ouverte en 1999 rue Gassendi, dans un nouvel édifice spécialement conçu à cet effet. vignette|right|Boulangerie-pâtisserie,au 155, rue d'Alésia, en 2011. : au rez-de-chaussée de cet immeuble d'habitation située à l'angle de la rue Furtado-Heine fut ouverte, vers 1900, la boulangerie-pâtisserie qui est toujours en activité. Elle conserve à l'extérieur un décor de toiles peintes fixées sous verre et dans la boutique un plafond peint, réalisés par l'atelier Benoist et Fils. La devanture et le décor intérieur sont inscrits au titre des monuments historiquesMonument historique répertorié dans la base Mérimé du ministère de la Culture sous la référence PA00086610..