La bataille de Saalfeld eut lieu le entre la France et une coalition prusso-saxonne. Elle opposa le de la Grande Armée commandé par le maréchal Lannes à l'avant-garde de l'armée du général Hohenlohe commandée par le prince Louis-Ferdinand de Prusse.

Cadre

Alors que les autres coalisés reconstituent leurs forces après les défaites infligées par la Grande Armée de Napoléon, la Prusse, poussée par les aristocrates et la reine, déclare la guerre. Les forces sont égales numériquement mais celles de la France sont beaucoup plus aguerries.

Préambule La Grande Armée traverse les défilés du Frankenwald pour se rendre sur le théâtre des opérations en trois colonnes : La colonne de droite () est formée des corps de Soult et de Ney, suivis par les Bavarois. La colonne du centre () est composée des corps de Bernadotte (qui forme l’avant-garde générale avec la cavalerie légère de Lasalle, de Milhaud) et de Davout. Ils sont suivis par la réserve de cavalerie et la Garde. La colonne de gauche est composée des corps de Lannes et d’Augereau.

L’ensemble marche sur Berlin par la rive droite de la Saale. Le passage s’effectue entre le 8 et le .

Batailles de Saalbourg et de Schleiz

Le au matin a lieu la victoire de Saalbourg, permettant aux troupes françaises de passer sur la rive droite de la Saale et de se porter sur la route de Leipzig.

L’après-midi, à Schleiz, un petit corps prussien s’oppose à l’avancée des Français. Rapidement victorieuse, la colonne française reprend sa route.

Forces en présence

Bataille de Saalfeld Le lendemain du combat de Schleiz, le corps d’armée du maréchal Lannes, qui forme la tête de la colonne française de gauche, rencontre la division d’avant-garde du prince Louis Ferdinand de Prusse, forte de et de . Pendant ce temps, Lannes faisant avant-garde de la colonne de gauche, forte de , Augereau compris, passait le à Cobourg, le 9 à Gräfenthal et arrive le 10 à Saalburg. Dans l'ignorance quant à la force des Français, le prince Louis décide de les attaquer.

À 9 heures, il débouche sur Wöhlsdorf, à au nord de Saalfeld, sur la rive gauche de la Saale. Il forme son infanterie sur deux lignes, précédées par la cavalerie de Schimmelpfenning et son artillerie. Les hussards saxons sont en réserve. Un détachement est laissé sur l’autre rive de la rivière.

Vers , au lieu de pénétrer dans la ville de Saalfeld, le général Lannes la contourne par la gauche et menace l’aile droite ennemie et lance la division Suchet, léger en tête à l’attaque. La cavalerie légère de Trelliard (9, et ) appuie sur la gauche, prenant de flanc la division prussienne qui se replie dans Saalfeld. Un bataillon d’élite et la batterie Simonnet, marchant par la droite, arrivent sur la ville. Derrière le rideau constitué par le , le reste de la division Suchet peut se déployer.

à , les lignes prussiennes sont disloquées et vont se trouver adossées à la rivière. Afin de se protéger contre le risque d’un débordement de sa droite, le prince Louis essaie d’opposer un bataillon, commandé par le général Clemens, appuyé par une batterie d’artillerie et pour se dégager, il lance une attaque de six bataillons prussiens et saxons, sans préparation à l’assaut des lignes françaises. Cette attaque se heurte au feu des tirailleurs français et est, ensuite, prise de flanc par le de ligne.

Vers , Lannes lance toute la division Suchet, pour l'attaque décisive. Les Prussiens sont partout repoussés. Le prince Louis de Prusse charge alors à la tête de sa cavalerie. Le maréchal des logis du Guindey, du , le tue d'un coup de sabre.

Bilan thumb|Caricature de Frédéric et sa femme, embourbés, 1806 Les pertes françaises ne se montent qu'à tués et blessés. Les pertes prussiennes et saxonnes se montent à , et capturés par les Français.

La mort du prince affecte le moral des Prussiens. Des mouvements de panique se dessinent et, dans la nuit du 10 au , il arrive que des soldats prussiens et saxons se tirent dessus en se prenant mutuellement pour des ennemis. Sur une fausse nouvelle de l'avance française, la boulangerie de campagne de l'armée prussienne jette dans la Saale.

Les colonnes françaises peuvent continuer leur route et se réunir en vue des grandes batailles du .

Récit par Napoléon

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Napoléon Tradition Magazine

Ferdinand Foch, Les Principes de la guerre. Conférences faites à l'École supérieure de guerre, Berger-Levrault, (1903)

Articles connexes Bataille de Saalbourg Bataille de Schleiz Bataille d'Auerstaedt Bataille d'Iéna

Catégorie:Bataille de la campagne de Prusse Catégorie:Bataille impliquant le royaume de Prusse Catégorie:Bataille impliquant le royaume de Saxe Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Octobre 1806