Maringues est une commune située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation La ville de Maringues, tout comme son canton (dans son découpage en vigueur avant le redécoupage cantonal de 2014), est située en plein cœur de la Limagne, au nord-est du département du Puy-de-Dôme., dans une vallée sur une terrasse de la Morge, petite rivière qui traverse le bourg.
Sept communes sont limitrophes de Maringues :
Géologie Maringues se situe dans la plaine de la Limagne, bordée à l'est par les monts du Forez, et à l'ouest par la chaîne des volcans d'Auvergne.
Hydrographie La commune est située sur la rive gauche de l'Allier ; la Morge, affluent rive gauche long de , se jetant entre Luzillat et Vinzelles. traverse le centre-ville.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charmes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Maringues est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MaringuesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), zones urbanisées (9,3 %), forêts (8,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,2 %), prairies (2,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Maringues est traversée par la route départementale 1093, ancienne route nationale 493 des années 1930 aux années 1970, reliant l'agglomération de Vichy à Pont-du-Château. Elle possède une pénétrante, classée dans la voirie départementale par son accès sud, la .
Maringues est raccordée à Ennezat et à Riom par la se raccordant au sud de la ville au carrefour giratoire avec les et 1093a ; une assure la liaison vers le centre-ville.
La part du nord-est du centre-ville en direction de Luzillat et de Puy-Guillaume. Deux kilomètres plus loin, la dessert le village de Vensat.
Du nord, la continue vers Thuret. Vers l'ouest, la se dirige vers Saint-Ignat.
Vers l'est, la offre un accès autoroutier par l'échangeur 28 de l'autoroute A89 en direction de Lezoux. Elle dessert également le hameau des Goslards.
Risques naturels et technologiques La commune est soumise à plusieurs risques : risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, phénomènes liés à l'atmosphère, séisme (niveau 3) ; risque technologique : rupture de barrage. Elle n'a pas élaboré de DICRIM.
Concernant le risque inondation, un plan des surfaces submersibles de l'Allier a été approuvé le ; deux autres plans de prévention des risques naturels inondation par crue à débordement lent ont été prescrits le et approuvés le .
Toponymie Attestée sous les formes Villa Maringis et Villa Maringa en 1225, Maringues en 1286 et 1586, Manergium en 1372, Marengue en 1373, Manergium en 1392Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1...
Histoire La région a été peuplée très tôt puisqu'on a découvert deux sites préhistoriques puis des traces d'occupation gauloise et gallo-romaine.. Le patrimoine archéologique de la commune est assez important, quoique méconnuDiagnostic préalable au plan local d'urbanisme 2008 de Maringues , 73..
En effet, l'Allier est très proche et, de ce fait, Maringues a une situation privilégiée. Dès le haut Moyen Âge, la rivière Allier est une voie de circulation entre Pont-Picot (hameau de Maringues au bord de l'Allier) et la région parisienne ainsi qu'entre l'Auvergne et la côte atlantique. La circulation fluviale y est importante et de nombreux produits circulent (bois, vins, charbons, cuirs…).
L'apparition de Maringues est certaine en 1050 avec la fondation d'un prieuré par Robert de Turlande. À cette époque, Maringues, avec Luzillat, était le chef-lieu des terres de Montgascon ou Montgacon (qui passèrent aux comtes d'Auvergne par le mariage de Robert VI) et a obtenu une charte de franchise en 1225, charte renouvelée et ratifiée au . La ville était entourée par 2 enceintes de fortifications : une première construite autour de l'église et englobant le château-fort de la ville, et une seconde, plus tardive, édifiée en 1443 et dont le tracé est encore visible aujourd'hui.
Le Moyen Âge marque l'apogée de l'artisanat des tanneries (qui existait depuis l'époque romaine), qui devient le second pôle économique de la cité. La ville de Maringues et ses bords de Morge sont caractéristiques de cet artisanat.
Un atelier temporaire de frappe de monnaie est créé à Maringues en supplément de celui de Clermont. Il fonctionnera de 1591 à 1593 sous le règne d’Henri IV et fabriquera des douzains et des doubles sols.
Au , la ville s'enrichit : les foires se multiplient et les échanges commerciaux se développent, faisant de Maringues la deuxième place commerciale d'Auvergne, après Montferrand. En 1556, la ville reçut le roi Charles IX se rendant à Pont-du-Château et, en 1558, elle rejoint, comme d'autres villes de basse Auvergne, le groupe des Bonnes Villes d'Auvergne.
Mais le a aussi été marqué par les guerres de religion et la ville est devenue peu sûre. Le protestantisme s'est installé tôt à Maringues et a entraîné des querelles et des vengeances de la part des deux camps. C'est l'édit de Nantes en 1598 qui a ramené la paix et a permis la création d'un prêche protestant à Maringues. Avec la révocation de l'édit en 1685, les familles protestantes de Maringues se convertissent ou émigrent en Allemagne. Beaucoup d'entre elles ont émigré à Kelze. Ces deux villes sont aujourd'hui jumeléesDubois, Edit de Nantes : révocation abjuration à Maringues, étude sur les protestants , Le Gonfanon n°14, Argha.
Au , après la Révocation, un couvent des Récollets s'installe à Maringues (1613) et un couvent des UrsulinesFondé par des religieuses de Thiers avec lettres patentes en mai 1666 ; il comptait et écolières en 1728. le rejoint en 1641. Cependant, la ville décline car le port est transféré ailleurs et les caravanes venant du Midi ne s'y arrêtent plus (préférant Pont-du-Château). Par ailleurs, l'artisanat des tanneries, qui jusque-là se portait bien, décline. En effet, une taxe est imposée sur les cuirs et un traité de commerce est passé avec l'Angleterre en 1786, tout ceci contribuant à faire péricliter cet artisanat. Les tanneries sont cependant restées prospères jusqu'en 1860 (encore une soixantaine) et disparaissent à la Première Guerre mondiale.
Aujourd'hui, l'artisanat des tanneries a disparu.
On fabriquait à Maringues de petites voitures hippomobiles à deux roues, nommées maringottes, qui furent connues jusqu’au début du comme les voitures qui servaient à promener les touristes au Mont Saint-Michel.
Politique et administration Découpage territorial La commune de Maringues est membre de la communauté de communes Plaine Limagne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Aigueperse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux.. Jusqu'au , elle faisait partie de la communauté de communes Limagne Bords d'Allier dont elle était le siège..
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Riom depuis le , à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur le plan électoral, Maringues est le bureau centralisateur d'un canton composé des communes des anciens cantons de Maringues (moins Joze qui a rejoint le canton de Lezoux) et de Châteldon dans l'arrondissement de Thiers, ainsi que celles de l'ancien canton de Randan situé dans l'arrondissement de Riom, pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, aussi bien avant qu'après le dernier découpage électoral de 2010..
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