Plancoët , est une commune, chef-lieu de canton du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie Situation thumb|left|Carte de la commune de Plancoët et des communes avoisinantes.

La ville est située en bordure de l'Arguenon, à dix minutes des plages de la Côte d'Émeraude et fait partie traditionnellement du Penthièvre, mais situé à la limite du Poudouvre, l'Arguenon séparant ces deux pays bretons.

Relief et hydrographie Les altitudes de la commune vont de 87 mètres (butte du Tertre de Brandefer [Branfer], qui est un espace naturel remarquable et protégé de 96 hectares alimentant la source Sassay.) entre la Ville Hatte et la Louvelais) et presque le niveau de la mer (5 mètres). La topographie est formée pour l'essentiel d'un plateau situé en moyenne vers une cinquantaine de mètres d'altitude, en pente douce vers le nord et compris entre les deux vallées de l'Arguenon et du Ruisseau de Montafilan.

Plancoët est (depuis l'annexion de la rive droite autour de Nazareth) à cheval sur les deux rives d'un petit fleuve côtier, l'Arguenon et se trouve en fond d'estuaire, ce qui explique sa fonction portuaire. Un de ses affluents de rive droite, le Ruisseau de Montafilan, dont la vallée est étroite et encaissée d'une cinquantaine de mètres, sert côté est de limite communale avec Corseul.

L'Arguenon provoque régulièrement des inondations importantes, par exemple en ., en 1884, en ., en , etc..

La source de Sassay, « source d'origine profonde peu minéralisée, radioactive et contenant des gaz rares » possède « des propriétés physiologiques et thérapeutiques » dans le traitement du rhumatisme, de la goutte et de l'obésité, ainsi que dans la désintoxication du rein et des voies biliaires, écrit dans une thèse intitulée Essai d'étude biologique et clinique de l'eau de Sassay-Plancoët le docteur René Léon, au point qu'il fut envisagé de faire de Plancoët une station thermale.. Son eau est vendue principalement comme eau minérale.

Du minerai d'étain existe dans des filons quartzeux côté sud de la butte de Brandefer, qui voisinent avec des restes d'occupation romaine..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Arguenon et le Montafilan..

L'Arguenon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche en limite de Saint-Cast-le-Guildo et de Saint-Jacut-de-la-Mer, après avoir traversé ..

Le Montafilan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plélan-le-Petit et se jette dans l'Arguenon sur la commune et de Créhen, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlancoëtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Transports thumb|L'ancien bâtiment de la gare de Plancoët. La départementale est l'ancienne route nationale déclassée (elle allait de Plancoët à Vitré via Corseul et Dinan). La (ancienne déclassée) vient de Jugon-les-Lacs et Bourseul. La (ancienne déclassée) va vers Créhen, Ploubalay et, au-delà, Dinard et Saint-Malo.

Plancoët disposait d'une gare sur la ligne de Lison à Lamballe.

thumb|left|Plancoët ː l'arrivée par la route du Guildo qui longe l'Arguenon au début du (carte postale). thumb|Plancoët ː la minoterie au début du (carte postale). Le port de Plancoët est un port de fond de ria qui se trouve à 6 km de l’embouchure ; par le passé le port accueillit un important trafic maritime, notamment avec Saint-Malo : les gabares exportaient bois et denrées agricoles, et importaient de la tangue pour amender les sols. Des activités artisanales et industrielles se développèrent sur la rive droite du port: des moulins et une minoterie par le passé et une distillerie vers 1910. Le trafic déclina à partir de la fin du en raison de la concurrence du rail, puis de la route. De nos jours le barrage anti-marée régulant le flux de l'Arguenon empêche toute navigation..

Habitat et paysages vignette|L'ancienne minoterie transformée en immeuble d'appartements. vignette|Le port de Plancoët sur l'Arguenon. La ville de Plancoët est divisée en deux par la vallée de l'Arguenon ; le bourg traditionnel était côté ouest sur la rive gauche, mais l'urbanisation s'est davantage développée depuis l'annexion du quartier de Nazareth sur la rive droite.

L'extension urbaine sur la rive gauche est bloquée par la limite communale avec Pluduno. Une partie rurale (traditionnellement un paysage agraire de bocage avec un habitat dispersé) subsiste sur la rive droite concernée toutefois par une rurbanisation notable.

Urbanisme Typologie Au , Plancoët est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Plancoët, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Plancoët, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29,3 %), prairies (29,1 %), terres arables (18,4 %), zones urbanisées (12,5 %), forêts (6,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Plancoit en 1179, 1213, 1220 et en 1230, Plencoit en 1227, Plancoet et Plancoit en 1231, Plancoit en 1239, Plankoet en 1389, Plancouet en 1428, 1480, 1514 et en 1536..

Son nom viendrait du vieux-breton plaen (plat) et koed (bois), « plain bois » ou « bois plan » (c'est-à-dire défriché, mis en culture)., car Plancoët est né d'un défrichement forestier. Cette étymologie se retrouve dans la forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne : Plangoed.

Le nom de la commune est Plancoué en gallo.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 7,5 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 380.

Histoire

Moyen-Âge Plancoët est issu d'un découpage de la paroisse de l'Armorique primitive de Pluduno..

Le premier château est construit au à l'endroit où l'Arguenon cesse d'être navigable. et où se trouve le premier passage à gué possible depuis la mer..

En 1223, Rolland de Dinan, chevalier, seigneur de Montafilan, donna à l'Abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois, une rente annuelle et perpétuelle sur les moulins de Plancoët..

Le château de Plancoët fut rasé en 1389 sur ordre du duc de Bretagne Jean IV, servant ensuite de carrière..

Temps modernes A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, écrivent que « Plancoët est dominé par une éminence qu'on nomme le Tertre de Brandfer. Elle a 86 mètres 16 centimètres d'élévation au-dessus de la tablette du quai de Plancoët. Son sommet a toujours été, depuis près de quatre siècles, couronné d'un moulin à vent. C'était sur ce tertre qu'avant la Révolution de 1789 on exécutait les arrêts de la haute justice de Plancoët. Une potence était placée sur un mamelon situé à environ 100 mètres au nord de ce moulin qu'on voit encore aujourd'hui [en 1853], et du pied duquel on jouit d'un superbe panorama »..

Une statue miraculeuse de la Vierge fut trouvée dans une fontaine en 1644 ; la vénération qu'elle suscita immédiatement provoqua l'installation en 1647 d'un couvent de Dominicains, dont la chapelle de Nazareth, située alors en Corseul, devint une dépendance. Le faubourg de ce nom fut annexé par Plancoët en 1842.. thumb|Carte de la partie navigable de l'Arguenon entre Le Guildo et Plancoët datant de la fin du . Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plancoët en 1778 :

Jean-Baptiste Ogée énumère aussi les maisons nobles et seigneuries exerçant leurs justices seigneuriales dans la paroisse : Plancoët, la Hunaudaye [en Plédéliac], Montafilan [en Corseul] (au comte de Rieux), l'Argentaye et la Ville-Meneuc [tous les deux en Saint-Lormel] disposent de la haute justice ; Carpiquet, la Hersardais, la Lande-Gruel, le Plaisir, le Trait, la Ville-Varet, le Veau-Joyeux et le Vaumadeuc [ce dernier en Pléven] de la moyenne justice ; il indique aussi que le prieuré de Saint-Maur de Plancoët dépend de l'Abbaye de Saint-Jacut.

La seigneurie de Plancoët, annexée, comme Montafilan, par la baronnie de la Hunaudaye., dont le titre provenait du château de la Hunaudaye, était possédée depuis 1631 par la famille de Rieux, puis fut achetée en 1783 par la famille la Moussaye-Carcouët et devint l'année suivante la propriété