Catherine Peyge, née le à Marignac (Haute-Garonne), est une femme politique française, membre du Parti communiste.

Elle est maire de Bobigny, préfecture de la Seine-Saint-Denis, de à . Depuis 2026, elle est première adjointe au maire de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne).

Biographie

Elle passe son enfance dans le village haut-garonnais de Marignac, un « petit trou perdu » dira-t-elle plus tardElodie Soulié, Catherine Peyge promet « fidélité et continuité », Le Parisien, 8 septembre 2006.. Son père est chocolatier et sa mère assistante médicaleLa maire, sur le site Bobigny gueule d'amour, belle d'esprit : .. Elle commence son engagement militant en rejoignant la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC)Raphaëlle Bacqué, Les Roms perdus de Bobigny, Le Monde, 29-11-2014 : ... En 1980, elle adhère au Parti communiste français (PCF)La maire, : .. Parallèlement, après des études de géographie à l’université de Toulouse, elle rentre à l’Éducation nationale. Mutée en région parisienne en 1986, elle y enseigne les lettres et l'histoire en lycée professionnelA Bobigny, Catherine Peyge (PC) se prépare à redevenir prof, Le Parisien, 30 juin 2014. à Noisy-le-Sec.

Engagement municipal En 1995, elle est élue conseillère municipale PCF de Bobigny et prend en charge la santé, supervisant les organismes municipaux qui la gèrent.

Après les élections de 2001, sur proposition du maire, Bernard Birsinger, le conseil municipal l’élit au poste de première adjointe déléguée aux questions financières et à la jeunesse. À une époque encore assez peu paritaire, elle est la première femme à s'installer dans un bureau de première adjointe à Bobigny.

En , Bernard Birsinger décède brutalement lors d’une réunion publique en province. Pour la succession, le conseil municipal choisit Catherine Peyge, qui devient ainsi, selon sa biographie officielle, la première femme maire de Bobigny et une des rares femmes maires d’une commune de plus de La maire, : ..

Le soir-même de son élection au poste de maire, elle signe un arrêté s’opposant à toute expulsion locative dans sa commune, arguant du fait que « les expulsions et les dégâts humains qu'elles provoquent coûtent infiniment plus cher qu'un maintien dans les lieux, avec un accompagnement social adapté »Bobigny prend un nouvel arrêté contre l'expulsion locative, sur le site pcf.fr, 20 mars 2008 : ..

Lors des élections municipales de 2008, elle conduit une liste rassemblant communistes, socialistes, chevénementistes, écologistes de gauche et représentants de la société civileLa maire, : .. Elle est élue dès le premier tour avec 54,8 % des voix..

Sous sa direction, la municipalité prend une initiative concernant la jeunesse : le « Contrat de réussite solidaire ». Ces projets sélectionnés par une commission constituée d’élus de la ville, d’enseignants et de chefs d’entreprises sont très divers. En contrepartie de cette aide, le jeune signataire s’engage à donner de son temps et de ses capacités au service de la communauté balbynienneNathalie Perrier, Un contrat de réussite aidera les jeunes à réaliser leur rêve, Le Parisien, 5 octobre 2007..

Catherine Peyge suscite l'incompréhension de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis en refusant, lors du conseil municipal du , l'observation d’une minute de silence à la demande de la famille, d'amis, d'employés de Batkor ainsi que de Balbyniens souhaitant rendre hommage à Saïd Bourarach, agent de sécurité découvert noyé dans le canal de l'Ourcq, à la suite d'une altercation avec un client.. Selon la journaliste Caroline Fourest, est, dans cette affaire, le souhait de Caroline Fourest, Le vigile et la fausse vigilance, Lemonde.fr, 28 mai 2010 : ..

En , Catherine Peyge, en tant que maire, signe un protocole de partenariat avec la SNCF en vue de la réhabilitation du site de départ des convois de déportés du camp de Drancy pour en faire un lieu de mémoireCatherine Peyge, maire de Bobigny : « Faire de ce site un lieu de recueillement et de réflexion active pour refuser tous les discours de haine que l’on peut entendre dans notre présent », sur le site du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), 27 janvier 2011.. Avec Anne Bourbon (chef de projet) et Annette Viel (muséologue conseil), elle avait présenté le projet au de l'ICOMOS qui s'était tenu à Québec au Canada du au L'ancienne gare de deportation de Bobigny: De l’esprit du lieu à la médiation interculturelle, ICOMOS Open Archive..

Même si Bobigny ne se réjouit pas d'avoir des camps de Roms sur son territoireIl s'agit des deux camps illégaux de La Folie et des Coquetiers, plus une aire d'accueil légale rue de Paris, cf À Bobigny, la fermeture des camps roms s'organise, Le Parisien, 18 avril 2014., Catherine Peyge défend les droits des Roms conformément aux lois et circulaires de la République française : scolarité obligatoire des enfants, droits des citoyens européens qui ont tous une nationalité, coopération avec les pays d’origine, application de la circulaire du prévoyant un travail en amont avec les populations expulsables...

Jugée trop distante et moins à l'aise avec les habitants que son prédécesseur, elle ne parvient pas à assurer durablement sa popularité malgré la rénovation du centre-ville, les chantiers de la cité Karl-Marx et un bilan de construitsSylvia Zappi, La droite brigue Bobigny, citadelle rouge de la Seine-Saint-Denis, Le Monde, 26-03-2014 : .Une autre source donne le chiffre de logements, cf. Cédric Néau et al., Alternance : étranges ambiances dans les services, lagazettedescommunes.com, 02/04/2014..

Lors de la campagne municipale de , qui l'oppose à l'UDI Stéphane de Paoli, elle déclare qu', lorsqu'il Raphaëlle Bacqué, Les Roms perdus de Bobigny, Le Monde, le 29-11-2014..

À l'issue du premier tour, les résultats sont un choc : avec 44 % des voix, Stéphane de Paoli, le candidat UMP-UDI, encore inconnu deux ans plus tôt, arrive en tête tandis que Catherine Peyge recueille à peine plus de 40 % des voix, soit une chute de 14 points par rapport à 2008 ; électeurs ne se sont pas déplacésPauline Graule, Bobigny : un bastion PCF menacé par l’abstention, Politis.fr, 28 mars 2014..

Le , Catherine Peyge est battue aux élections municipales par Stéphane De Paoli soutenu par l'UDI, parti du député de la circonscription Jean-Christophe Lagarde, et l’UMP..

Lors de l’installation du nouveau conseil municipal et du nouveau maire, elle n’est pas présente. Elle a annoncé aux militants communistes de Bobigny qu'elle ne siègera pas au conseil municipalAnthime Verdier, A Bobigny, la « gueule de bois » des communistes, Libération, 7 avril 2014 : ., mettant ainsi un terme à sa carrière politique et retournant de ce fait, à l'âge de 55 ans, à son administration initiale, l'Éducation nationale.

De 1920 à 2014 (soit 95 ans durant), Bobigny avait élu exclusivement des maires communistes.

En 2023, elle revient sur la scène politique dans son territoire de naissance. Elle est candidate sur la liste de Michèle Cau lors de l'élection municipale partielle intégrale de 2023 à Bagnères-de-Luchon.. La liste est devancée par celle du maire sortant Eric Azémar mais Catherine Peyge est élue dans l'opposition.. En 2026, elle candidate en position sur la liste de Sébastien Denard qui remporte l'élection avec 52,70 % des voix exprimées. Elle est élue première adjointe au sein du conseil municipal et membre du bureau de la Communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises.

Engagement militant En , elle rencontre, à Mahanoy en Pennsylvanie (États-Unis), le prisonnier politique américain Mumia Abu-Jamal, après l'inauguration par la municipalité de Bobigny, en , d'une rue au nom de l'ancien militant et journaliste des Black PanthersGaël de Santis, Visite française pour Mumia, l'Humanité.fr, 7 avril 2013. Johanna Fernandez, Justice on trial: The case of Mumia Abu-Jamal, Aljazeera, 8 novembre 2012..

Autres fonctions D' à , Catherine Peyge est présidente du Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC)Philippe Subra, Le Grand Paris: Géopolitique d'une ville mondiale (Livre numérique Google), Armand Colin, 2012, 336 pages., établissement public qui gère les questions d’énergie et de communication de 80 communes représentant plus de 3 millions d’habitants. En , elle dénonce les fortes hausses des tarifs de l'électricité depuis 10 ans, y voyant la source d'une précarité énergétique accrue pour les populations dans certaines communes, dont BobignyHausse du prix de l'électricité : "J'aimerais qu'EDF redevienne un service public", challenges.fr, 9-7-2013..

De à , Catherine Peyge est vice-présidence d’Est Ensemble, la communauté d’agglomération de l’est-parisien regroupant les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville9 villes de l'Est parisien ? Parlons-en-franchement, compte rendu, octobre 2009 : .. Elle y est chargée des ressources humainesCompte rendu de la séance plénière du lundi 20 décembre 2010 à Bobigny : ..

En 2008, elle est mandatée comme experte au sein de l'ONU-Habitat, un comité du programme des Nations unies de lutte contre les expulsions locatives forcéesCatherine Peyge épingle la loi sur le logement, Le Parisien, 6 août 2008..

En , lors de son , Catherine Peyge est élue à la direction nationale du PCF, devenant membre du comité exécutif avec pour mission de promouvoir les luttes pour un service public du logement qui assure un toit à tous. Elle est, selon ses déclarations, responsable du collectif « Droit à la ville, logement » du PCFNicolas Dutent, Penser la ville du vivre ensemble. Entretien avec Catherine Peyge, maire de Bobigny, La Revue du Projet, sur Mediapart, 17 janvier 2013..

Catherine Peyge est également rapporteuse de la commission Cohésion sociale de l'Association des maires de France Congrès des maires et des présidents de communautés, 18 au 21 novembre 2013..

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Femme politique française Catégorie:Maire membre du Parti communiste français Catégorie:Membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne Catégorie:Maire de la Seine-Saint-Denis Catégorie:Personnalité liée à Bobigny Catégorie:Naissance en octobre 1959 Catégorie:Naissance en Haute-Garonne