Le VéloSoleX (marque déposée), plus communément appelé Solex, est un cyclomoteur dont le moteur a été créé et fabriqué par la société de mécanique française Solex. L'engin a été produit à plus de sept millions d'exemplaires, sous plusieurs versions, de 1946 à 1988.
En tant que cyclomoteur, il pouvait se conduire en France sans permis dès l'âge de quatorze ans. Légère, rustique et économique, (selon un slogan des ) a été très populaire chez les lycéens, les étudiants et les ouvriers. C'était en quelque sorte la des cyclomoteursPosition comparable à celle tenue par le BiC, leur exact contemporain, vis-à-vis du stylo à bille, ou de l'Opinel, pour le canif..
Production L'entreprise créée en 1905 par Maurice Goudard et Marcel Mennesson, dispose alors d'une usine à Saint-Laurent-Blangy (Pas-de-Calais) spécialisée dans la carburation, la métrologie (mesure de haute précision) et la locomotion. Plus de de carburateurs tous type auront été produits par Solex et le VéloSoleX sera vendu dans plus de répartis sur les cinq continents. L'usine immercurienne produira en moyenne par jour et, forte de ses , sera capable de faire des pointes à jour. Son emplacement a été savamment choisi, à proximité des sites de la « Française de Mécanique » de Douvrin (Pas-de-Calais) et de l’usine Renault de Douai (Nord), qu’elle fournira notamment en carburateurs.
La production du VéloSolex est aussi assurée dans une usine de la région parisienne, avenue de Verdun à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, puis dans deux autres usines situées à Asnières-sur-Seine et Mâcon, avant d'être entièrement regroupée en 1975 à Saint-Quentin dans l'Aisne après le rachat de la marque par MotobécaneSoleX'in Site SoleX'in.. La marque produira des bicyclettes au début des Le montage se faisait à Saint-Pierre-des-Corps sur des cadres fabriqués à Sury-le-Comtal par l'Atelier du Haut-Forez, d'après André Vant : « L'industrie du cycle dans la région stéphanoise », Revue de géographie de Lyon, 1974, , , , lire en ligne sur Persée, ministère de l'Éducation nationale et de la Recherche..
Une tentative de relance du VéloSolex aura lieu en Hongrie de 1998 à 2002 par la société Impex.
En 2006, la marque Solex et son esthétique vintage seront repris pour un cyclomoteur électrique dessiné par Pininfarina et produit en Chine : l'e-Solex.
En 2013, la société MGF qui appartient à l'homme d'affaires Grégory Trébaol rachète la marque "Solex" et tous les modèles commercialisés. Il s'agit d'une entreprise spécialisée dans les vélos à assistance électriques.
En 2022, la société MGF décide de changer de nom, elle opte pour « Rebirth ». Elle souhaite mettre l'accent sur la renaissance des marques de vélos iconiques. Elle relocalise sa production dans l'usine d'assemblage de Saint-Lô, en Normandie.
Modèle avec moteur à galet Succès Le VéloSoleX n'est pas le premier engin à moteur avec transmission sur la roue avant, ni le premier à disposer d'une transmission par galet, un engin avait été notamment construit chez Le Poulain et Cyclotracteur. Cependant, une grande industrialisation et un montage à la chaine permettant un prix très faible en 1960, soit deux fois le prix d'un vélo simple., une fiabilité satisfaisante, un entretien simplifié, ont permis une diffusion importante de ces modèles.
Appellation et disposition Le modèle emblématique de la marque, le S3800 sorti en 1966, nommé familièrement le « SoleX » et surnommé , est mû par un petit moteur disposé sur la roue avant.
Description Le bloc-moteur complet situé au-dessus de la roue avant, fixé et emboité sur deux pattes ouvertes soudées en haut de la fourche, contient le réservoir, l'ensemble du système de transmission et d'allumage, ainsi que le pharePlus proche du lumignon que d'un vrai phare.. Le tout peut être accessoirement entouré d'un pare-chocs de protection en tube coudé, tenu par un support emboité en haut sur les boulons de la fourche, et tenu vers l'avant par deux tringles pincées sur le garde-boue. Le pot d'échappement descend le long du garde-boue de la roue.
Moteur et démarrage Le petit moteur à deux temps, à vilebrequin en porte-à-faux décentré, de de cylindrée, peut être relevé au-dessus de la roue avant à l'aide d'un levier supérieur qui s'enclenche sur une patte fixée sur le tube du guidon. Il entraîne directement l'engin grâce à un galet qui appuie fortement sur le pneu, grâce à deux ressorts puissants, entraîné par le moteur et tournant à l'envers sur le pneu. Le démarrage se fait par pédalage ou à la poussette, en actionnant simultanément la manette de décompression au guidon. Ce type de transmission peut provoquer une usure relativement rapide du pneu, ainsi qu'un patinage lorsque le pneu est mouillé, voire un démarrage impossible lorsqu'il a gelé la nuit ou neigé et que le galet n'a pas été nettoyé la veille de ses traces de boue.
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Décompression L'arrêt du moteur se fait en tirant une manette située au guidon près de la poignée droite pour le décompresser. Il n'y a pas d'interrupteur électrique tel qu'une clé de contact. Il n'y a pas non plus de poignée rotative d'accélération, mais une manette de décélération à main droite, couplée à une deuxième manette de blocage et de décompression, reliée au carburateur par une simple tige d'acier qui actionne un axe rotatif du carburateur.
Freins Le freinage est assuré par un freins à patins directement sur la jante de la roue avant, un petit frein à tambour à l'arrière apparaît à partir de 1964 sur le . La nouveauté sur ce modèle est que la poignée de frein avant est couplée à la commande de décélération du carburateur, en cas de freinage et de débrayage du moteur avec maintien du ralentiÀ partir de 1959.. Le réglage du frein avant se fait aisément, sans outil, par l'enroulement du câble autour de l'axe d'une clé à cransComme sur une guitare ou un violon, mais avec une portion de section hexagonale permettant son blocage..
Débrayage La transmission peut être complètement débrayée à l'aide du levier monté sur la culasse du moteur, surmonté d'une boule de préhension, le moteur étant basculé sur arrière et maintenu par une patte de blocage à cran sur un plat engagé dans le tube du guidon, de manière à libérer totalement le galet de la roue, ce qui permet l'utilisation en mode bicyclette. Le cadre en tôle emboutie boulonné est dépourvu de suspension. Une petite boîte à outils métallique garnie pour réparer une crevaison, est logée à l'extrémité arrière enclenchée sous le porte-bagages.
Chronologie des modèles Prototypes Dès les années 1920, la société Goudard et Mennesson propose des évolutions aux vélomoteurs. Elle dépose ainsi, par exemple, un brevet le qui Brevet d'invention n° 494.305.
Le premier Sylvie et Franck Méneret, Le VéloSolex fête ses 75 ans, La Vie de la Moto, 3 juin 2021, 10-14.Contrairement à ce que déclare Grégory Tréabol, fondateur d'Easybike group, le sur France Info, la Wehrmacht n'est pas le en la personne d'. Sylvie et Franck Méneret écrivent dans La Vie de la Moto du 3 juin 2021 : Le prototype .
Le , la Société d'appareils de contrôle et d'équipement des moteurs, filiale du groupe Solex, dépose un brevet apportant des perfectionnements Brevet d'invention 930.990..
VéloSolex
Le premier VéloSoleX est commercialisé en 1946. Depuis lors, sept millions d'exemplaires ont été vendus en France et à l'étranger, en particulier aux Pays-Bas, dont les routes ont un profil qui se distingue par un relief peu accidenté. Les parties peintes et pièces en plastique des moteurs néerlandais étaient de couleur brune et non noire. Des importateurs et des constructeurs sous licence VéloSoleX ont été présents dans .
Les Solex construits de 1946 à 1958, ancienne génération, sans embrayage automatique, avaient le silencieux d'échappement qui étaient installés dans une petite boite circulaire à couvercle démontable, vissée sur le haut droit de la fourche jusqu'en 1957.
En 1957, à l'occasion d'un changement de technologie de l'allumage du moteur par balayage, le pot démontable situé sous le réservoir sera remplacé par un tuyau coudé vers l'avant qui descend et débouche sur un gros silencieux rond accolé à la bavette et vissé avec un écrou de la tringlerie-bavette. La jonction haute entre la sortie moteur par un petit tube et le tuyau de descente s'est toujours faite avec un raccord emboité, permettant la cassure du tube quand le moteur est relevé.
Les modèles furent les suivants : le modèle dit « », dont il existe de nombreuses évolutions, sort en 1946. Son moteur de développe à ; le 330 sort en 1953, la cylindrée passe à et la puissance à ; le 660 sort en 1955 ; le 1010 sort en 1957 ; le 1400 sort en 1958 ; le 1700 sort en 1959, avec un embrayage centrifuge automatique, soufflerie latérale sortant du capot du volant magnétique grâce à des ailettes, lors d'arrêts de l'engin avec le moteur au ralenti. Les derniers exemplaires sont équipés d'un capuchon de bougie incliné et antiparasité ; le 2200 sort en ; sa production débute par le numéro moteur 2202001 et sa puissance atteint ; il possède un nouveau moteur plus puissant avec cette fois un allumage antiparasité par une solution innovante qui utilise le capot supérieur du silencieux d'admission comme cage de Faraday, des nouveaux leviers de relevage et manette de décompression. Ce modèle voit apparaître la commande synchronisée en : freiner coupe désormais automatiquement les gaz et permet de ralentir la vitesse de rotation du moteur ; le S3300 sort en 1964, apparition d'un frein à tambour arrière, le cadre est désormais entièrement en tôle emboutie assemblé par boulons au lieu d'un tube rond cintré. Le futur S3800 reprendra ce cadre ; le F4 qui sort en 1966, est un vélo pour enfant sous la forme d'une réplique à l'échelle 2/3 du S3300 ; il a un cadre en métal avec un petit moteur factice en plastique injecté avec cliquet pour imiter le bruit du moteur ; le S3800, dernier modèle emblématique de la marque, sort en 1966 ; sa production débute par le numéro moteur 3800001 ; la partie-cycle est identique au 3300 mais plusieurs éléments du moteur plus puissant sont nouveaux : cylindre, carter, vilebrequin, carburateur. Plus tard, le réservoir sera en plastique moulé. D'autres éléments évoluent, comme la bavette, les tringles de garde-boue, le porte-bagage, le pédalier sans roulement d'axe, le cylindre, la sonnette ; la couleur fait son apparition en 1968 avec le S3800 luxe et le S3800 super luxe en 1970 et s'arrête en 1971 pour reprendre en 1986 ; il existait toutefois déjà des VéloSoleX « export » couleur café, qui étaient vendus aux Pays-Bas, mais non disponibles en France. En 1968, la poignée tournante apparait sur le modèleUn petit curseur vient se glisser contre la came en plastique et tire le câble de gaz.Fiche technique du Solex 3800, sur lesolex.com. ; le 5000 sort en 1971, avec des petites roues, il est disponible en quatre couleurs ; le jaune palma, le bleu atoll, l'orange et le plus rare, le blanc ; le Micron sort en 1968, avec des roues encore plus petites ; il possède le moteur du S3800 mais n'a pas de pédales ; il est donc assimilé à un vélomoteur nécessitant le permis A1 ; le Plisolex sort en 1973 ; il est rare car il n'a été fabriqué qu'à vingt mille exemplaires ; le 4600 sort en 1974 ; le Flash 1969 (devenu le 6000) est équipé de freins à disques ; le moteur, refroidi par ventilateur, est placé dans le pédalier avec une transmission latérale par arbre. le Solex Ténor, sorti en 1972 est un cyclomoteur d'architecture plus « classique », la transmission s'effectuant par chaîne. C'est le seul modèle équipé d'un moteur qui n'est pas fabriqué par la marque : les sont équipées d'un moteur Franco Morini Gyromat puis remplacées par les équipées du moteur "Anker Laura". Il existe aussi un très rare muni d'un moteur Franco Morini à quatre vitesses.
Solex F4