Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.
À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.
Création et différentes dénominations Le : d'infanterie Dissolution du régiment le . Recréé entre le et le . Dissolution le .
Chefs de corps - : lieutenant-colonel Thiry. - : lieutenant-colonel Vannière. - : lieutenant-colonel Ricour de Bourgies. - : lieutenant-colonel Puntous. - : lieutenant-colonel Albert. - : lieutenant-colonel Boulet-Desbareau. - : colonel Roquebert. - : commandant Sonnac. - : colonel Elichondo.
Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectation thumb|300px|Plaque en l'honneur du RI apposé sur l'église de Bray-sur-Somme d'infanterie de réserve, au . (Composée de régiments normands) (Général Perruchon) d'infanterie, au . (Général Blanc) d'infanterie du d'Armée, au . d'infanterie. (Général Journée) de division de réserve. (Général Valabrègue) ce groupe entre dans la composition de la Armée, commandée par le général de Lanzerac, et est placé en réserve, à l'extrême gauche de cette armée. Casernement : Le Havre 1914 Le , le cas de mobilisation s'étant produit, le Régiment d'Infanterie, prend naissance le . Le , le 329 se trouve complètement mobilisé, en avance de 24 heures sur l'horaire. Constitué par l'appel de la réserve d'active provenant du recrutement de l'arrondissement de Havre, il comprend de troupe, 111 sous-officiers et 38 officiers, soit au total . Le bataille de Guise. Le bataille de La Marne. Le bataille de L'Aisne. Le , le régiment perd 135 soldats vers Berry-au-Bac.. Le secteur de Vaux-Éclusier Moulin de Fargny, dont la droite se trouve limitée par la rivière de la Somme. Le secteur à Bray-sur-Somme jusqu'au .
1915 Secteur de Carnoy. Offensive d'Artois. Les Vosges le Charmes sur Moselle. 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne
1916 vignette|Monument au à Estrées-Deniécourt, commune où le colonel Puntous, chef de corps du régiment, est tué le . Secteur et stationnement à partir du au , secteur nord de l'Aisne, département de l'Oise. Offensive de la Somme. Le , le 329 est cité à l'ordre de la , et par note F, le général en chef décide que le étant cité deux fois à l'ordre de l'armée française pour sa brillante conduite devant l'ennemi, a droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre. Il est après le d'infanterie et le d'infanterie, le troisième régiment titulaire de cet insigne. Formation du .Le , il quitte la d'infanterie. Puis il intègre la d'infanterie qui constitue désormais la DI commandée par le général Blanc.
1917 Combats au nord-est de Soissons. Combats autour de Laffaux et le nord de Reims. Chemin des Dames. Secteur du Fayet-Saint-Quentin. Passage à la , secteur de Pontavert, le 329 RI est affecté à la d'infanterie du d'Armée qu'il complète avec le d'infanterie, et le d'infanterie. Le la d'infanterie est dissoute.
1918 En réserve, le fait mouvement le et cantonne au nord de l'Aisne. Bataille de Noyon. Alsace. Bataille d'Épernay. Combats entre Vesle et Aisne. Combats pour atteindre La Meuse. Le régiment perdit durant la Grande Guerre , 58 officiers, 158 sous-officiers et et soldats. thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie
Entre-deux-guerres Dissolution du 329 (par note ,244 du G.Q.G du , le sera dissous). La note qui parvient à la division ajoutait que le drapeau sera renvoyé au dépôt du Havre. Les honneurs lui seront rendus au départ. En outre, une compagnie sera maintenue comme compagnie isolée et mise à la disposition du Maréchal Foch, commandant en chef les armées alliées, pour prendre la garde de son Q.G. Cette compagnie sera dirigée d'urgence sur Senlis. Elle doit être composée d'un lieutenant, 4 sergents, dont un vaguemestre, 4 caporaux, dont un comptable, 3 clairons et 45 hommes. La du lieutenant Guibert sera désignée. La division fixe la date de la dissolution du régiment le . Tous les officiers et hommes de troupe sont passés dans des unités comme le 4, 19, RI etc. Le D.T.I de la à Orléans, et la Polonaise. Le lieutenant-colonel Boulet-Desbareau est placé en réserve de commandement de la Armée.
Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre
De même qu'en 1914, le d'infanterie est reformé au Havre entre le et le . Il a pour chef le lieutenant-colonel Roquebert, avec les trois bataillons. Le RI appartient à la d'infanterie commandée par le général Blin. En octobre, cette division fait partie du corps d'armée en Flandre, elle renforce le secteur défensif des Flandres (qui devient ensuite le secteur fortifié des Flandres). Le régiment est de formation B et les mobilisés ont trente-cinq ans. Il n'y a qu'un ou deux officiers d'active par régiment d'infanterie, le chef de corps et le médecin chef. Le régiment participe aux combats sur la Meuse, la Marne et l'Aube. Du au le régiment sera dans la région de Bourbourg, après dans la région de Flêtre, dans la région de Bailleul. Le le régiment fait mouvement par camions sur Colembert, près de Boulogne-sur-Mer.
La est ensuite affectée à la , elle stationne alors dans la région de Novion-Porcien – Launois-sur-Vence, en tant que réserve de l'armée elle est susceptible de venir soutenir la d'infanterie de forteresse.. Cette période d'instruction est coupée par des travaux agricoles. Le le s'embarque à Sannois.
Bataille de France
Le déclenchement de l'offensive allemande, dès la première heure, une grosse activité de l'aviation ennemie est partout signalée. La journée du le régiment enterre ses premiers morts de la guerre. Dans l'après-midi la division ( DI) doit se porter vers le nord-est pour renforcer les bataillons de mitrailleurs du d'infanterie de forteresse, qui défendent la rive sud de la Meuse. Le , à la droite de la division et de la , doit renforcer le du au sud-ouest de Flize, avec deux autres bataillons. Des cavaliers nord-africains, à la magnifique allure, sont envoyés vers Bouillon et la Semoy, pour assurer la sécurité éloignées. Ils se sacrifieront devant les chars allemands qui devaient réussir, le soir même, à s'emparer de la Meuse, à Donchery en basculant la et DI ( de la Armée), pour foncer ensuite vers le sud et l'ouest. À partir de 21 heures le vers l'est en direction du canal des Ardennes l'ennemi franchit la Meuse, faute de renseignement le colonel du reçoit les ordres de faire face à l'est et au nord-est. Après une marche de nuit épuisante. Le vers 5 heures du matin les bataillons s'installent à la lisière des bois de Boutancourt puis à la lisière des bois de La Marlière. Les et du reçoivent une attaque vers arrivant du nord et du nord-est. Elle est précédée de bombardement aériens en piqué. Les bataillons ont reçu l'ordre de résister à la lisière des bois mais de ne pas laisser accrocher par l'infanterie et, en cas de pression très forte, de se replier à travers bois sur Singly. Les ordres donnés sont bien exécutés, mais que peut faire, seul, le contre les avions, contre les blindés ? Comme tous les régiments de formation B, il n'a que de l'armement de 1918 (mitrailleuses et 2 canons de d'instruction en mauvais état). Il ne dispose ni de mines, ni de canons anti-chars, ni de chenillettes, ni même de grenades. Aucune DCA, aucun avion ami dans le ciel. Enfin, il se trouve complètement isolé dans une région accidentée et très boisée, rendant difficiles les liaisons et communications. Enfin le dans le village de Raillicourt après son héroïque défense, la résistance à outrance, galvanisée par le colonel, blessé à la tête, après une lutte ininterrompue de soixante heures, resteront parmi les plus hauts faits d'armes du régiment. La bataille de la Meuse et des Ardennes est terminée, la plupart ont été faits prisonniers, mais beaucoup ont trouvé une mort héroïque sur les champs de bataille. Le au , deux groupements du rassemblés à Leffincourt et à Trépail sous le commandement du lieutenant-colonel Elichondo luttera héroïquement dans le secteur des opérations de la Marne. Mais grâce aux précautions prises, le régiment sortira avec des pertes légères. Mais la compagnie du lieutenant Lang, chargée de protéger le repli, sera écrasée totalement.
Du 15 au le régiment luttera sur l'Aube et la Seine. Le drapeau est confié par le colonel au sergent-chef Martin assisté d'un petit groupe de combattants du régiment. Il réussit à le dissimuler dans un vieux puits désaffecté, à Boux-sous-Salmaise (Côtes-d'Or), il sera rendu en 1945. Le bataillon du RI du au , participe aux opérations sur le front de mer sur la défense de Fécamp. Dans la soirée du le IV-329 avait reçu l'ordre de s'embarquer au Havre sur des transports "PLM 13" et "Cap Blanc". il fut dirigé sur Cherbourg. Ce qui restait du IV-329 fut dispersé et fait prisonnier dans cette région entre les 19 et . Le régiment sera dissous le .
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Artois 1915 La Somme 1916 Noyon 1918 Tardenois 1918 100px|left 400px
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes puis une étoile de vermeil. quatre citations à l'ordre de l'armée. une citation à l'ordre du corps d'armée. en 1915 (le général commandant la cite à l'ordre de l'armée, le ) en 1916 (le général commandant la cite à l'ordre de l'armée, le ) en 1918 (le général commandant le d'armée cite à l'ordre du corps d'armée, le ) en 1918 (le général commandant la cite à l'ordre de l'armée, ) en 1918 (le général commandant la cite à l'ordre de l'armée, ) Il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire, décernée le par le Maréchal Pétain au drapeau.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Le village de Raillicourt le est rapidement et sommairement transformé en bastion. Au moyen de voitures, machines agricoles, etc. Les défenseurs érigent des barricades aux issues et ils rempliront héroïquement une mission retardatrice. Le , notamment la , la CAD et les éléments de la CDT y tiendront jusqu'au dernier mètre, jusqu'à la dernière minute, sous les ordres du colonel et de leurs chefs, jusqu'à ce que les blindés allemands défoncent les défenses accessoires et fassent irruption dans la place.
Traditions et uniformes "Fanion d'honneur" En , au cours d'une cérémonie à Épernay, présidée par monsieur Mail, vice-président du conseil, assisté du général Berthelot ancien commandant en chef de la Armée, il a été fait la remise de plusieurs fanions d'honneur, offerts par la ville d'Épernay, à des régiments Français, Anglais et Italiens, en reconnaissance de leur énergique et courageuse défense de la ville, en . Parmi les unités ainsi récompensées figurait le du .
Insigne L’insigne représente sur un écusson une salamandre (symbole de la ville du Havre créée par ) entourée d’une fourragère.
Devise Régiment pur et sans tache
Personnages célèbres ayant servi au Jacques Meyer, sous-lieutenant.
Sources et bibliographie
. , . Historique du RI de 1914-1919 et de 1939-1940 « les anciens du 329 » 40, rue Just-Viel, Le Havre, Achevé d'imprimer en sur les presses de Bretteville Frères, Yvetot (Seine-Inf).
Articles connexes Liste de régiments français Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale Ordre de bataille de l'armée française en août 1914
Liens externes Historique du d'infanterie 1914-1919, Amicale les anciens du 329
Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918