Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations août 1914 : Régiment d'Infanterie juin 1916 : Création d'un troisième bataillon avec des hommes du Régiment d'Infanterie récemment dissout août 1918 : Dissolution

Chefs de corps et commandants de bataillon

août - : lieutenant-colonel Henri Herteman (1858-1937), amputé du bras gauche à la suite de sa blessure 20 au : intérim assuré par le commandant Perrin venu de l'infanterie coloniale, blessé. - novembre 1914 : commandant Roux venu du RI - : lieutenant-colonel Touchard (évacué malade) à décembre 1916 : lieutenant-colonel Henri Perchenet (1869-1944) à : lieutenant-colonel Lagasquie mars à : lieutenant-colonel Frie, nommé colonel à : lieutenant-colonel Jean Lemaître(1869-1928), venu du , prendra le commandement du à la dissolution du

: commandant Blancahrd (blessé) : commandant Bobo (tué) de l'infanterie coloniale : lieutenant Galitzine : commandant Verge (blessé ou évacué) : capitaine Rollet : commandant Denis début 1917 : commandant Peraud, évacué : commandant Verge, part en Russie Début 1918 : commandant Prevost

: commandant Hauw (blessé) : commandant Perrin de l'infanterie coloniale : lieutenant Lemeaux : commandant Roux : commandant de Prandières : commandant Jean Freyne (1863-1916), tué : commandant de Varax muté au début 1918 : commandant Leduc : capitaine Borel

(ex-bataillon du ) : commandant Gargat début 1918 : commandant Marcel, muté au : capitaine Vial

Historique des garnisons, combats et batailles du Première Guerre mondiale Affectations : Casernement Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, Brigade d'Infanterie, , Groupe de Réserve, Division d'Infanterie en à . 1914 Constitution à Montbrison.

Effectif de départ : 37 officiers (10 d'active), 166 sous-officiers (53 d'active) et et soldats (14 d'active).

Classes mobilisées : de 1903 à 1907

10 - : Alsace, dans le Sundgau. Ne participe à aucun combat À partir du : la Marne, plus précisément les champs de bataille de l'Ourcq près de Meaux. Combat à Oissery et à Fosse-Martin ainsi qu'à la ferme Nogeon. Sur les 260 hommes installés à la ferme Nogeon, le , il ne reste plus que 80 hommes qui se replient. Le est reformé à 4 compagnies au lieu de 8, il reste 14 officiers et . : passage de l'Aisne à Port-Fontenoy et combats près de la ferme de Confrécourt. : violente contre-offensive des allemands sur le du RI français (167 rescapés), le du RI défend héroïquement la ferme de Confrécourt, le régiment perd 14 officiers et 895 s/officiers et soldats. Il reste 4 officiers et 642 hommes. Jusqu'en , le RI tient les tranchées de Vingré et reçoit des renforts, 1 compagnie du RI, puis 500 hommes du RIT de Montbrison le , 200 du RIT le 28, 230 le du dépôt du RI. Le RIT verse aux régiments de la DI.

1915 En 1915, le RI ne prendra part à aucune action d'importance. C'est l'année la moins meurtrière pour l'unité. De à , il occupe le secteur de Villeneuve-Saint-Germain, à l'est de Soissons. La rivière Aisne sépare les deux camps, un seul point de friction : la pompe hydraulique de Villeneuve. Le remplace le RIT puis effectue un roulement avec le RI avec des périodes de près de 2 mois de tranchées sans coupure. En , le RI relève le RI

1916 En 1916, le RI montera deux fois sur le front de Verdun autour du fort de Vaux. La première, en , dans une tentative désespérée de briser le siège du fort par les Allemands. La deuxième, en , cette fois pour reprendre le fort aux Allemands. Entre ces périodes, des secteurs calmes sont occupés pour recompléter les effectifs. De février à , le occupe le secteur de la Neuville et la Maison Bleue entre le Godat et Sapigneul, au nord de Reims. Il remplace le RI et se fait relever par le RI de retour de Verdun. Le régiment monte à Verdun le avec le pour contrer une offensive allemande au bois de Vaux-Châpitre, à l'ouest du fort de Vaux. C'est une attaque de nuit qui commence à 2 heures du matin. 3 compagnies en tête, la de réserve et suivant à . Chaque compagnie est composée de 2 vagues précédées par un groupe de grenadiers (10 par compagnie), entre les vagues. L'objectif est le retranchement R4 et le bois Fumin. Le tir de barrage allemand sème la panique et des tirs de mitrailleuses croisés font des pertes. Les français se replient. Bilan : 30 tués, 210 blessés et surtout 310 disparus, pour la plupart tués. Le est réduit à une compagnie commandée par un sous-lieutenant. Le sera remplacé par le RI le . Le est aussi relevé mais il revient le au ravin des Abris, au sud-ouest du fort de Vaux pour remplacer un bataillon de zouaves, il organise la zone jusqu'à son remplacement par le RI le . Une longue tranchée, dite de Montbrison, sera pendant longtemps la première ligne française quelques jours plus tard.

Le RI reçoit alors un bataillon du RI dissous pour se former à 3 bataillons au lieu de 2. Il incorpore aussi 800 hommes du RI dissous et du RI.

Le régiment part alors dans les Vosges, dans le secteur du Violu et de la Cude, le qui deviendra le occupe la Cude, le le Violu, le en réserve au Pré de Raves. Le , un violent bombardement par Minenwerfer écrase le fortin Régnault et un coup de main est repoussé avec 9 tués, le une nouvelle tentative est repoussée avec 5 tués.

1917 Le séjour du d'infanterie dans le secteur se poursuit de à . Puis dans les Vosges, il occupe le secteur de la Forain sur le Ban-de-Sapt. Le , un coup de main français est tenté sur les lignes allemandes, un cadavre est identifié. Au retour un obus isolé explose en plein sur un abri et tue une vingtaine de soldats d'un coup.

1918 De janvier à , le d'infanterie occupe un secteur en Argonne au nord de Saint-Thomas, le secteur Rondinage. Puis après un séjour vers le bois d'Hauzy, il participe à la deuxième bataille de la Marne. Le , deux bataillons tentent d'occuper la en avant de Coincy, l'assaut est rude et les mitrailleuses allemandes font des ravages. Près de sont tués mais la cote est prise. Le prochain blocage sera quelques kilomètres plus loin, le village de Saponay, pris le par le groupe de grenadiers d'élite du sergent Gaschignard. Le régiment est dissous en .

Inscriptions portées sur le drapeau du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : L'Ourcq 1914 Verdun 1916 400px

Décorations décernées au régiment Aucune citation du régiment, mais citation d'un bataillon.

Sources et bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française (général Andolenko - Eurimprim 1969).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Histoire militaire de la France Régiment d'infanterie français

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1918