Hayangele h peut être aspiré ou non, l'usage hésite quant à l'emploi de l'élision, y compris dans cet article comme sur les textes officiels. est une ville française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Ses habitants, appelés les Hayangeois, sont au nombre de en .

Géographie Localisation La commune de Hayange se situe en Lorraine, dans le pays thionvillois, à environ au sud-ouest de Thionville, à la sortie de la vallée de la Fensch.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Fensch et le ruisseau le Marspich.

La Fensch, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Fontoy et se jette dans la Moselle à Illange, après avoir traversé .

L‘arrêt progressif de l’exploitation minière dans le bassin ferrifère a conduit à des modifications importantes du régime des eaux souterraines et superficiellesSchéma d’aménagement et de gestion des eaux. Bassin ferrifère : Plan d’Aménagement et de Gestion Durable.. vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier d'Hayange.

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification, dont le territoire correspond aux anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins bassins versants associés, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse..

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Fensch, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Géologie et relief

Urbanisme Depuis 2019, la ville dispose d'un plan local d'urbanisme. qui a remplacé le plan d'occupation des solsModification du règlement du POS en février 2007..

Le schéma de cohérence territoriale de l’Agglomération Thionvilloise (SCOTAT) recouvre 99 communes regroupées en 6 communautés de communesSCoT de l’Agglomération Thionvilloise.Articulation du Scot avec les autres documents d’urbanisme, plans et programmes qu’il prend en compte ou avec lesquels il doit être compatible..

Typologie Au , Hayange est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ThionvilleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Thionville comprend une ville-centre et onze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune d'un pôle secondaireLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (49,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (44,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,2 %), forêts (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,5 %), terres arables (5,6 %), mines, décharges et chantiers (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts Le village de Saint-Nicolas-en-Forêt, commune indépendante jusqu'en 1970, est depuis cette date situé sur le territoire de la commune hayangeoise.

La ville de Hayange possède également deux quartiers périphériques : Marspich, commune indépendante jusqu'en 1971 Le Konacker, qui dépendait de Marspich avant 1971. Une partie de ce quartier se trouve sur la commune de Nilvange.

Voies de communication et transports redresse|vignette|droite|110px|La gare de Hayange.

Voies routières Le territoire communal de Hayange comprend de voiries.

La ville est desservie par : l'autoroute A30 ; la route départementale 952.

Voie ferroviaire La gare de Hayange est desservie par la ligne de Mohon à Thionville.

Transports en commun La commune et ses quartiers sont desservis par de nombreuses lignes de bus ralliant les autres communes de la vallée mais également les villes du Nord-Ouest mosellan. Ces lignes de bus sont assurées par le réseau Citéline (Transports en commun de Thionville Fensch).

Toponymie En lorrain roman : Hauyanche. En francique lorrain et luxembourgeois : Héngen., Heengen et Haiéngen. En allemand : Hayingen..

Formes anciennes Hayange est attesté sous les formes anciennes : Hainges et Haingas en 875 ; Haenges et Heinga en 1067 ; Haingas en 1139 ; Heinga en 1161 ; Heenges en 1181 ; Heicinga en 1194 ; Heiinga en 1225 ; Heingen en 1236 et 1237 ; Haienges en 1241, 1260 et 1363 ; Heyngen en 1255 ; Heingen en 1403Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 , . ; Heyngen en 1528 ; Hayinga, Heinga, Heyenga et Heynga en 1544 ; Heyingen en 1572 ; Heyngin en 1605 ; Hayengen en 1762 ; Hayingen au ; Hayange ou Heyingen en 1845Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845, ; Heichingen en 1863Le passage complet étant le suivant : .

Étymologie Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le premier élément Hay- par l'anthroponyme germanique Hago, alors qu'Ernest Nègre y voit le nom de personne germanique Haius en latinisant la désinence.

Le second élément semble être le suffixe germanique -ing(en) qui marque la propriété. Il a été romanisé en -ingas, d'où les formes en -anges dans la région, puis -angeÀ noter la forme romanisée en -ingos qui a donné les terminaisons en -ans plus au sud et à l'ouest.. Le suffixe -ange est la forme donnée (renommage administratif) à la place du suffixe germanique -ing (« domaine »), lors de l'avancée du comté de Bar vers 1250..

Dans le Bade-Wurtemberg (Jura souabe), près de Stuttgart, existe également une localité du nom de Hayingen.

Histoire Moyen Âge

L’histoire de Hayange remonte à l’époque des Mérovingiens. En effet, un cimetière mérovingien a été découvert par des mineurs de fer dans la vallée de Hamévillers, à la sortie de la ville. La voie romaine Reims-Metz épousait d’ailleurs le tracé de la vallée. À l’époque franque, le fer était déjà exploité puisque des « loupes de fer » datant des temps romains ont été retrouvées.

Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville est daté de 821, sous le règne de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d’Occident et roi des Francs.

En 1269, il y avait à Hayange plusieurs fiefs mouvant de divers lieux : le fief de la maison forte d’Hayange du comté de Bar, celui de la vouerie de Saint-Villibrod d’Echternach de la seigneurie de Mouaville et celui de Sainte-Glossinde de Metz de la seigneurie de Norroy-le-Sec.

Hayange a longtemps existé en tant que seigneurie autonome. Des partages de famille firent passer une partie de cette seigneurie dans celle de Cattenom et, en 1272, Théodoric de Hayange en vendit une autre partie au comte Henri II de Luxembourg. Plus tard, la totalité de la seigneurie hayangeoise est passée sous la juridiction prévôtale de Thionville.

Hayange est partagée, au Moyen Âge, entre le comté de Bar et le comté de Luxembourg (dont on retrouve les armoiries sur le blason communal). L’exploitation des mines de fer remonte à cette époque, puisqu’au , Thierry, seigneur de Hayange autorise Thiébaut , comte de Bar à extraire du minerai de fer sur ses terres. Le développement de Hayange est dès lors lié à l’extraction du minerai de fer et à la création de petites forges pour la traiter. Mais, les ravages de la guerre de Trente Ans sont particulièrement néfastes à Hayange et empêchent son développement.

Selon de La Fontaine, les forges de cette ville sont .

Temps modernes

Domaine royal de 1659 (Traité des Pyrénées) jusqu’à la Révolution de 1789, Hayange fait partie du bailliage de Thionville durant cette période.

Sur le plan spirituel, cette ville était le siége d’une cure de l’archiprêtré de Thionville, qui avait pour annexes : Algrange, Erzange, Knutange, Nilvange, Suzange et les fermes de Hune ou Hamévillers et de Bellevue. Cette cure dépendait de l’abbaye Sainte-Glossinde de Metz.