La rue de Monceau est une voie de l’ouest de Paris, dans le .
Situation et accès Elle commence au 188, boulevard Haussmann et se termine au 89, rue du Rocher.
Le quartier est desservi par la ligne 2 aux stations Villiers, Monceau et Courcelles.
Origine du nom Cette voie doit son nom à l'ancien village de Monceau à laquelle elle conduisait.
Historique vignette|Plaque de la rue de Monceau, à l'intersection avec le boulevard Malesherbes, en 2009. . Baptisée « chemin de Mousseau », ou « Mousseaux », ou encore « Monceau », elle a été transformée en rue vers 1776 et, pour la partie comprise entre la rue de Courcelles et la rue du Rocher, dénommée « rue de Valois-du-Roule » en l'honneur du duc de Valois, fils du duc de Chartres, né en 1773Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, .. Le suffixe « du Roule » est rajouté pour éviter la confusion avec la rue de Valois-Saint-Honoré (voie disparue dans les années 1850) et la rue de Valois-Palais-Royal (actuelle rue de Valois).
Un arrêté du 12 thermidor an VI () la rebaptisa « rue Cisalpine » en l'honneur de la République cisalpine, « république sœur » créée le en Italie par Napoléon Bonaparte. Elle reprit sa dénomination primitive par arrêté préfectoral du .
La rue de Monceau, de son côté, avait été ouverte en 1785 entre la rue du Faubourg-du-Roule (rue du Faubourg-Saint-Honoré) et la rue de Courcelles. Par arrêté du , la rue de Valois-du-Roule lui fut réunie et l'ensemble de la rue prit sa dénomination actuelle.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La rue de Monceau est bordée de nombreux luxueux hôtels particuliers, bâtis pour la plupart sous le Second Empire. Certains d'entre eux furent habités par de grandes familles de financiers comme la famille Rothschild, la famille Ephrussi, la famille Camondo ou la famille Goüin.
: Gabriel Marie Théodore Joseph comte de Hédouville, pair de France y décède Inventaire après décès de Gabriel Marie Théodore Joseph comte de Hédouville, pair de France, demeurant à Paris rue de Valois, n° 2, Faubourg du Roule.. : ambassade du Kosovo en France, et Centre culturel du Kosovo. : l'architecte Jules Guillemin (1860-1944) y a habité.. 11-13 : emplacement de l'ancienne école libre de filles des Sœurs de Saint Vincent de Paul (11) et maison conventuelle (13) (en 1910). 14 : (en 1910). 15 : école élémentaire. En 1910 : dispensaire de l'Assistance publique. 16 : emplacement du théâtre MonceauThéâtre Monceau. 17 : emplacement de l'institution des religieuses de Saint-Joseph (en 1910) puis du cours privé Saint-Louis de Monceau. Créé après la Première Guerre mondiale, ce dernier est un collège catholique destiné aux garçons de la bourgeoisie. Durant la Première Guerre mondiale, l'établissement scolaire est déplacé en province. Il ferme en 1976 lorsque l'institution religieuse vend les bâtiments. L'homme d'affaires Arnaud Lagardère et le président de la République Nicolas Sarkozy y ont notamment étudié... 24 : durant la Commune de Paris (1871), local affecté à La Commune sociale, .
28 : emplacement de l'ancien hôtel Murat. La propriété passa en effet à la famille Murat par le mariage de Joachim Napoléon Murat, prince Murat (1856-1932), avec Marie Cécile Micaëla Ney d'Elchingen (1867-1960), fille de Michel-Aloys Ney et de sa femme Paule Furtado-Heine, elle-même la fille de Cécile Furtado-Heine. 29 :
30 : emplacement de l'ancienne dépendance de l'Institution Sainte-Marie, propriété en 1910 de la Société civile Monceau.
31 : pavillon de Madeleine Lemaire, peintre et aquarelliste surnommée en son temps l'« impératrice des roses ». Il est décrit par Marcel Proust dans un article intitulé « La cour aux lilas et l'atelier aux roses » publié sous le pseudonyme de « Dominique » dans Le Figaro du :
32 : emplacement de la maison où est né en 1799 le roi Oscar de Suède, fils du maréchal Bernadotte (plaque commémorative). La maison était alors le 291, rue Cisalpine. Elle fut remplacée par un hôtel où habita M. St-George Armstrong et qui fut acquis en 1897 par l'Institution Sainte-Marie. 33 : hôtel qui appartenait en 1910 à Jules Lebaudy née Amicie Piou (voir « Famille Lebaudy ») et qui était loué à M. L. Monnier.
34 : emplacement de l'Institution Sainte-Marie de Monceau au . 35 : emplacement d'un hôtel particulier (en 1910). 40 :
43 : hôtel particulier de la famille des antiquaires Kraemer, acheté par Lucien Kraemer en 1928. Aryanisé en 1942 sous l'Occupation pour devenir l'Institut d’anthroposociologie ou Institut d’études antisémites créé par le Commissariat général aux questions juives et l'Institut d'étude des questions juives dirigé par Louis Darquier de Pellepoix, Claude Vacher de Lapouge et Abel Bonnard à partir du , il est rendu après la Seconde Guerre mondiale à ses descendants, qui y ont aujourd'hui une galerieDominique Perrin, « Bienvenue dans l’univers ultra secret des Kraemer, dynastie d’antiquaires parisiens », Le Monde, 7 juin 2019.. 45 : l'acteur Louis de Funès y demeura dans les années 1950-1960Vivre en Val d'Oise, 64, .. 45-47 : emplacement d'un hôtel particulier construit pour Isaac Pereire. Acquis en 1868 par le baron Adolphe de Rothschild (1823-1900), qui le fit transformer par Félix Langlais et y installa ses magnifiques collections. La baronne Adolphe, née Julie von Rothschild (1830-1907), appréciait particulièrement l'art français du . Après eux, l'hôtel fut la résidence de Maurice de Rothschild (1881-1957), fils du baron Edmond de Rothschild. 48 : Roger Dutilleul, collectionneur d'art y vécut. 51 : (en 1910). 52 : hôtel néo-gothique de Delaville Le Roulx (en 1910).
53 : hôtel de P. Béjot (en 1910). Peu après la Seconde Guerre mondiale, une riche Américaine, Eleanor Post Close (1909-2006), qui sera l'épouse du chef d'orchestre Léon Barzin, fait l’acquisition des lieux « Antal Post De Bekessy v. Floyd », casetext, 2015.. Après sa mort, l’hôtel reste inhabité pendant près de 10 ansMarion Bley, « L’hôtel particulier de G & B près du parc Monceau », AD, 25 décembre 2020.. 54 : c'est ici que se trouvait le siège social de la revue d'art Le Bulletin de l'art ancien et moderne de 1899 à 1935. Aujourd'hui, l'hôtel particulier accueille le Blue Shaker, siège social de la société Bengs. 55 : hôtel de la famille Cattaui, banquiers égyptiens. L'auteur dramatique Édouard Pailleron y est mort en 1899. 60 : habité à partir de la fin du jusqu'en 1918 par l'industriel Albert Domange et sa femme, la compositrice Mel Bonis. Jules Gervais (1851-1933) y est mort.
61 : hôtel de Camondo. Construit en 1874-1875 pour le financier Abraham-Behor de Camondo (1829-1889) par l'architecte Denis-Louis Destors. Vendu en 1893 par Isaac de Camondo à Gaston Menier (1855-1934), fils cadet d'Émile-Justin Menier, sénateur de Seine-et-Marne et directeur de la Compagnie du Chocolat Menier, qui a probablement fait construire les bâtiments annexes sur cour ainsi que le bâtiment sur rue. L'hôtel fut également la résidence de son fils, Georges Menier (1880-1933). Après leur mort, la veuve de ce dernier, née Simone Camille Marie Legrand (1881-1972), quitta l'hôtel de la rue de Monceau pour aller habiter l'hôtel de Jarnac, rue Monsieur. Les façades et les toitures sont classées à l'inventaire des monuments historiques.
63 : musée Nissim-de-Camondo. L’hôtel particulier du comte Moïse de Camondo (1860-1935) est la reconstitution d’une demeure élégante du construite de 1911 à 1914 en bordure du parc Monceau par l’architecte René Sergent. Moïse de Camondo, collectionneur passionné, y a rassemblé meubles, tableaux, tapis, tapisseries, porcelaines et orfèvrerie du français d’une qualité exceptionnelle. À sa mort en 1935, il lègue cet ensemble aux Arts décoratifs et à l’État français en souvenir de son fils Nissim disparu en combat aérien lors de la Première Guerre mondiale afin qu’il devienne le musée Nissim de Camondo. 64 : Louise Tilleke, artiste plasticienne, y vécut. 78 : Louis Aragon y vécut. Michel Berger et France Gall y achetèrent un triplex où ils emménagent en 1986. France Gall continua d'y vivre jusqu'à son décès, le à l'hôpital américain de Neuilly sur Seine. 81 : hôtel Ephrussi. Hôtel particulier du banquier Michel Ephrussi (1845-1914). May Ephrussi, par son mariage princesse de Faucigny-Lucinge, y naquit en 1880. Ignace Ephrussi (1848-1908) y a également résidé (voir « Famille Ephrussi »). Gaston Goüin y a également vécu. L'hôtel de cette famille est largement décrit dans le livre d'Edmund de Waal, Le Lièvre aux yeux d'ambreEdmund de Waal, Le Lièvre aux yeux d’ambre, Libres Champs, Flammarion, 2015 .. 83 : Julien Cain y habita. 95 : site Monceau de l'établissement scolaire privé sous contrat Fénelon Sainte-Marie« Le groupe scolaire », fenelonsaintemarie.org, consulté le 15 juin 2025.. 97 : emplacement de l'ancien cimetière des Errancis où furent inhumés du au mois de mai 1795 les corps de guillotinées place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). En 1937, Clémentine Ballot (1879-1964), artiste peintre de l'école de Crozant, demeurait à cette adresse.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris* Musée Nissim de Camondo, 63, rue de Monceau, www.pariserve.tm.fr.
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