La Renault 5 est une citadine commercialisée par le constructeur automobile français Renault, du au . Très grand succès pour la marque, la Renault 5 s'est vendue à plus de 5 millions d'exemplaires, ce qui fait d'elle la sixième voiture la plus vendue en France. Elle est remplacée le par une seconde génération, la Renault Supercinq.
Historique Les premières images de la Renault 5 ont été publiées le , et le lancement officiel de la voiture a suivi le .
La première génération est produite en France à l'usine de Flins dans le département des Yvelines et à Valladolid en Espagne.
Le L'Auto-Journal, 15 février 1992., la marque investit le marché des citadines, à la suite de la Renault 4. La R5 fut désignée ainsi parce qu'elle était équipée d'un moteur de 5 chevaux fiscaux (pour la TL).
La Renault 5 va connaître un grand succès.
En 1980, grâce à l'apport de sa version cinq portes lancée en , sa part du marché français des voitures neuves sera de 16 %. Elle reste la voiture la plus vendue en France 10 ans durant, de 1974Elle succède à la Renault 12 à 1983. La Peugeot 205, qui lui ravira ensuite la première place du marché français, ne fera pas mieux que 12,8 % en 1985.
En 1972, la concurrente de la Renault 5 est la Peugeot 104.
La publicité est assurée par une bande dessinée qui personnifie la voitureArchive de publicité pour la R5.
Caractéristiques Le style, dû à Michel Boué, est un point fort de la Renault 5 et se caractérise par ses deux grandes portes sans poignées apparentes, allégeant la ligne.
La Renault 5 est la première voiture en Europe à être équipée de pare-chocs en plastique (après la Pontiac GTO de 1968), ici en polyester armé, à la place des habituels pare-chocs chromés. Elle innove aussi en proposant un hayon arrière s'ouvrant jusqu'au pare-chocs, pour la première fois sur une petite voiture, ce que tous les autres constructeurs copieront. Le coffre a une contenance de , qui s'agrandit à quand la banquette arrière est rabattue.
La 5 hérite de la plate-forme, des suspensions à barres de torsion et des moteurs à arbre à cames latéral () de la Renault 4, ce qui permet un prix contenu. Le levier de vitesses au tableau de bord est à commande directe car il passe au-dessus du moteur longitudinal jusqu'à la boîte de vitesses montée longitudinalement à l'extrême avant. En 1973, un levier de vitesses au plancher sera proposé en option sur la R5 TL..
La gamme gauche|vignette|Renault 5L 1972-1975. thumb|Renault 5 TL. 50px|thumb|left|Sigle Renault 1967-73. 50px|thumb|Sigle Renault 1972-92. La gamme commence avec une version L qui reprend le moteur 4 CV de (« moteur Billancourt ») de la Renault 4 en version . La présentation extérieure est simplifiée : pas d'entourage chromé de pare-brise et de lunette arrière ni de jonc chromé de bas de caisse et roues identiques à la Renault 4. Pour les modèles 1975, les enjoliveurs de roue sont supprimés. Les couleurs de carrosserie originales proposées sont: ..
Sortie parallèlement à la L, la 5 TL propose le moteur de à cinq paliers de issu de la Renault 8 (« moteur Cléon-Fonte ») conçu par l'ingénieur René Vuaillat, et un équipement plus décent : accoudoirs de porte, sièges avant inclinables, tablette arrière cache-bagages et lunette arrière dégivrante. Freins à disques à l'avant avec jantes ajourées. En plus de celles de la version L, les couleurs de carrosserie proposées sont:
Clignotants avant blancs pour 1973 jusqu'en 1978. Pour 1974, les différents sigles chromés laissent place au losange Vasarely à l'avant et à un nouveau badge en plastique noir à l'arrière. Pour 1979, les enjoliveurs de roue sont supprimés.
Pour 1977, la Renault 5 L s'appellera simplement Renault 5Renault magazine , octobre 1976. en recevant le « moteur Billancourt » de la Renault 6.
En , apparaît la 5 LS (), première variante sportive de la R5, équipée d'un de la Renault 12 développant , de roues de style, d'un essuie-glace arrière et d'un échappement à sortie arrière (elle est latérale sur les L et TL). Par rapport à la 5 TL, l'équipement de la 5 LS est amélioré : freins assistés, phares à iode, levier de vitesses au plancher, tableau de bord et volant moussés, compte-tours, totalisateur partiel, allume-cigare et moquette au sol. La boite de vitesses type 354 reste 4 rapports. La 5 LS deviendra 5 TS dans la gamme 1975, en ajoutant des sièges dit intégraux (ils intègrent des appuie-têtes de type ajourés), une console centrale et des feux de recul. Pour 1977, elle adoptera des vitres arrière entrouvrables. thumb|Renault 5 GTL En , la 5 GTLR5 GTL fait son apparition avec le moteur de la LS, retravaillé (moins puissant: 42 Ch à 5.000 tr/min, couple 86 Nm à 2.000 tr/min.) avec une boite plus longue pour l'économie d'essence ( selon le constructeur). La 5 GTL se singularise par ses bandeaux latéraux de protection en plastique prolongeant les pare-chocs, ses roues de style et ses feux de recul. Pour 1978, elle adoptera des vitres arrière entrouvrables comme la 5 TS. La 5 GTL va devenir la plus vendue des R5. thumb|Renault 5 Alpine En est lancée la 5 Alpine qui atteint . Elle dispose d'un moteur développant et d'une boîte 5 rapports de Renault 16 TX. La 5 Alpine est reconnaissable à sa décoration spécifique « A5 » sur les flancs, le hayon et le bout du capot, à ses pare-chocs noirs avec spoiler avant et projecteurs antibrouillard intégrés, à son rétroviseur extérieur en forme d'obus et à ses jantes sport en tôle de type Gordini. Son prix de lancement en France est de . L'intérieur est repris de la 5 TS avec les sièges intégraux sauf le volant à trois branches (d'abord Moto-Lita puis Iso-Delta pour 1978). Pour 1978, elle reçoit des jantes alliage type « bobine ». Pour 1979, l'intérieur change presque entièrement avec de nouveaux sièges et un nouveau tableau de bord, mais le volant reste le même. Fin 1976, une version Coupe de la 5 Alpine est destinée à la coupe Renault 5 Elf. La 5 Alpine s'appelle Gordini au Royaume-Uni où Sunbeam a déposé le nom Alpine.
thumb|Renault 5 Automatique de 1982. En , la 5 Automatic 1300 s'équipe d'une boîte de vitesses automatique, d'un toit en vinyle noir (sauf si option toit ouvrant en toile), de jantes de style, ainsi que de boucliers et de bandeaux latéraux de protection noirs. En L'Argus de l'automobile, 7 février 1981., la cylindrée passe de à .
Sur la base de la 5 TL, une 5 Société à deux places a existé, avec des panneaux latéraux tôlés à l'arrière, rapidement remplacés en série par des vitres.
thumb|Renault 5 de 1979. thumb|Fasa-Renault 7 GTL 1981 En (pour 1980), la Renault 5 est déclinée en variante 5 portes. Celles-ci sont identiques à celles de la Fasa-Renault Siete (7) espagnole, une 5 trois volumes à 4 portes avec une malle arrière et des pare-chocs chromés. Sur la 5 portes, la planche de bord, le volant et les sièges sont aussi nouveaux. Le moteur des 5 TL et 5 GTL passe à .
La Renault 5 à 5 portes va être une auto-école très populaire. Succédant à la Simca 1000, la 5 Auto-école se démarque de la 5 TL par ses bandeaux latéraux de protection et ses feux de recul supplémentairesPrésentation de la 5 Auto-école.
thumb|Renault 5 Turbo "Lauréate". À partir de (pour 1982), la 5 Alpine adopte un turbocompresseur et devient la 5 Alpine Turbo (), dépassant les . Elle reçoit des jantes spécifiques à ailettes. À partir de la fin 1983 (pour 1984), le modèle pour la Suisse adopte une vanne EGR pour respecter les normes antipollution. À partir de , la 5 Alpine Turbo devient 5 Lauréate Turbo.
En (modèle 1982), une version luxueuse de la 5 TS à trois portes est proposée, la 5 TXRenault 5 TX. Elle bénéficie d'un moteur de avec plus de couple (10,5 mkg). Elle est dotée d'une direction assistée, de lève-vitres électriques, d'un volant et d'un pommeau de levier de vitesses gainé de cuir, d'une banquette rabattable par moitié, d'un coffre entièrement moquetté, d'un pré-équipement radio et à l'extérieur de vitres teintées bronze, de jantes alliage spécifiques, d'un filet latéral de couleur contrastante sur la carrosserie et d'une antenne noire, la boite automatique est disponible en option.
Pour 1983, les pare-chocs anthracite sont généralisés sur toutes les R5.
Le sens de rotation du « moteur Billancourt » est anti-horaire (côté distribution), tandis que le « moteur Cléon-Fonte » tourne dans le sens horaire, pour obtenir le même sens de rotation aux roues, le différentiel de la boîte de vitesses est retourné sur les versions avec le « moteur Cléon-Fonte ».
La Renault 5, après neuf années consécutives en tête du marché français, de 1974 à 1983, termine sa carrière en sous le nom de 5 Lauréate comme version d'accès aux côtés de la nouvelle Supercinq. Cette remplaçante n'osera pas s'écarter du style si réussi de la R5 originelle.
La 5 Alpine Turbo adopte l'appellation Lauréate (5 Lauréate Turbo) en , suivie en par le reste de la gamme, dont subsistent uniquement les finitions L, TL et GTL (Lauréate L, Lauréate TL et Lauréate GTL).
Les éphémères 5 Lauréate affichent une présentation spécifiques: pare-chocs, grilles d'extracteurs d'air arrière et grille de calandre supérieure peints couleur carrosserie, « stripping » (filet contrastant) latéral, jantes sport Fergat (type Alpine).
La Lauréate L est équipée du moteur , du pare-brise feuilleté et d'essuie-glaces 2 vitesses, la Lauréate TL ajoute le moteur , le jonc de pare-brise et de gouttières chromé, la lunette arrière dégivrante, les feux de recul, la console pour autoradio (sans autoradio toutefois), le bac vide-poches dans la porte conducteur, l'essuie-glace arrière + lave-glace, le bouchon à essence verrouillable, et les vitres arrière entrouvrables sur la 3 portes.
La Lauréate GTL se reconnait à ses sièges « pétale » intégraux, sa boite 5 rapports, son lave-glace électrique, ses commandes de ventilation éclairées, son allume-cigares et son horloge (digitale).
Les sportives La Renault 5 Alpine thumb|left|La R5 Alpine de Ragnotti et Andrié. La Renault 5 Alpine apparaît au Salon de Genève en aux côtés d'une version TS cabriolet hors série. Cette année-là, la crise pétrolière faisant encore rage, les petites sportives ont le vent en poupe face aux plus grosses cylindrées plus gourmandes en carburant. La 5 Alpine a été conçue et produite chez Alpine (par Yves Legal pour le style et le chef de projet Dominique Guérin pour tout ce qui fut son développement). Son « moteur Cléon-Fonte » de possède une culasse hémisphérique, des pistons, collecteurs et une distribution spécifiques dessinés par M. Hattiger et développés par le chef de projet. Sa boîte de vitesses 5 rapports est celle de la Renault 16 TX. ses freins avant sont ceux de la Renault 12, les barres de torsion, barres anti-roulis et amortisseurs sont spécifiques. Son bouclier avant très novateur a pour vocation de diminuer le SCx (traînée aérodynamique) permettant un gain en vitesse maximale et en consommation et son SCz (déportance) permettant un très net gain de stabilité à haute vitesse. Son type mines est R1223. Elle sera produite à ( et ).