Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département de la Haute-Garonne en France.
Ce réseau routier contribue aux transports dans la Haute-Garonne et aux transports en Occitanie.
Au , la longueur totale du réseau routier du département de la Haute-Garonne est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales.
Avec de routes départementales dont 500 se trouvent en montagne, le réseau est en 2018 le quatrième le plus long du pays..
Histoire thumb|upright=1.2|Carte Levasseur du département de la Haute_Garonne (1847)
De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 86400) et de manière complète par Cassini de ThuryPour la zone de Toulouse et pour la zone de Saint-Gaudens sur Gallica, à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même, les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économique.
L’Atlas national illustré réalisé par Victor LevasseurCarte Levasseur du département de la Haute-Garonne sur Wikimedia Commons est un précieux témoignage du , les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d'eau. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.
Réforme de 1930 Devant l'état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l'explosion de l'industrie automobile, l'État, constatant l'incapacité des collectivités territoriales à remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d'en prendre en charge une partie. L'article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d'une longueur de l'ordre de de routes départementales dans le domaine public routier national.
En ce qui concerne le département de la Haute-Garonne, ce classement devient effectif à la suite du décret du Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.
Réforme de 1972 En 1972, un mouvement inverse est décidé par l'État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de de routes nationales.. Le but poursuivi estRapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972 : d'obtenir une meilleure responsabilité entre l'État et les collectivités locales en fonction de l'intérêt économique des différents réseaux, de permettre à l'État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d'intérêt national, d'accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement, d'assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l'ensemble des voies.
Le transfert s'est opéré par vagues et par l'intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s'est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département de la Haute-Garonne, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.
Réforme de 2005 Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l'État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d'intérêt départemental)..
Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national relatif à la consistance du réseau routier national prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de d’autoroutes concédées et de de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 42.
Dans le département de la Haute-Garonne, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de en 2004 à 72 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de à .
Déclassement de 2017 En 2017, 500 kilomètres de routes départementales sont déclassées et deviennent routes métropolitaines..
Caractéristiques
Environ se trouvent le long du réseau routier de Haute-GaronneLe platane, véritable patrimoine, France Bleu, 6 septembre 2016.
Consistance du réseau Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l'État, les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général de la Haute-Garonne et les voies communales et chemins ruraux appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celle attendues d'une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d'une démarche globale de transfert de compétences d'une collectivité vers une autre.
Au , la longueur totale du réseau routier du département de la Haute-Garonne est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales. Il occupe ainsi le au niveau national sur les métropolitains quant à sa longueur et le quant à sa densité avec par km de territoire..
Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.
L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.
+ Évolution du réseau routier entre 2002 et 20172002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017Autoroutes256256262261262263261261261260260260260260260260Routes nationales 28228228372726359747473737373737373Routes départementales Voies communales TOTAL
Autoroutes A61, du périphérique Est de Toulouse (fin de la A62 et échangeur avec la A68), au département de l'Aude, sur . A62, du périphérique Est de Toulouse (fin de la A61 et échangeur avec la A68), au département de Tarn-et-Garonne, sur . A64, du périphérique Ouest de Toulouse, au département des Hautes-Pyrénées, sur . A66, de la A61 au niveau de Montesquieu-Lauragais, au département de l'Ariège, sur . A68, du périphérique Est de Toulouse (jonction des A61 et A62), au département du Tarn, sur .
Autres voies rapides
Périphérique de Toulouse : A620, le périphérique Ouest de Toulouse, qui se raccorde au Nord à la A62 et au Sud à la A61, et est long de . A621, du périphérique Ouest (A620) à l'aéroport de Blagnac, sur . Constitue une partie du Fil d'Ariane. A623, du périphérique Ouest (A620) à la ex-RN113 au niveau de Ramonville-St-Agne, sur . A624, du périphérique Ouest (A620) à la RN124 au niveau de Colomiers, sur . RM 901, tronçon d'un kilomètre et demi entre la A624 et la A621, constitue l'autre partie du fil d'Ariane en direction de l'aéroport. RM 980, dite rocade Arc-en-Ciel, du nom du logo du conseil général qui l'a financée. Cette seconde rocade au Sud-Ouest de Toulouse relie la A624 à la A64, sur une longueur de , dont seuls les 5 premiers sont aménagés en voie rapide. Le tronçon manquant nommé Boulevard Eisenhower ne sera finalement pas aménagé en voie rapide.. En 2017, avec le passage en responsabilité de Toulouse Métropole, ces cinq kilomètres de voie rapide voient la vitesse maximale harmonisée avec le reste du périphérique toulousain, à 90 km/h, afin de réduire la pollution aux particules fines, et l'accidentologie pour seulement 37 secondes de temps de parcours supplémentaire..
Autres : A645, relie l'A64 au niveau de Montréjeau à la RN125 à hauteur de Seilhanhttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000419947, sur . Ancienne A680, de la A68 à hauteur de Gragnague, à la D112 au niveau de Verfeil, sur . Future A69, vers Castres sur 62 km/https://www.ladepeche.fr/2023/04/22/carte-autoroute-a69-voici-le-trace-de-la-future-liaison-entre-castres-et-toulouse-11147670.php.
Routes nationales Depuis la réorganisation du réseau routier national en 2006, les routes nationales se limitent à la portion nécessaire :
RN 124, route à chaussées séparées de type voie express ou autoroute, de Colomiers (fin de la A624), au département du Gers, sur . RN 125, route bidirectionnelle, de l' A645 (Seilhan) à l'Espagne (Pont du Roi), sur , le réseau national étant créé avec une portion de départementale 33 devant être reclassée dans le domaine public routier national. RN 224, route bidirectionnelle, de la RM 902 au niveau de Beauzelle, au département du Gers. Ce tronçon de l'Itinéraire à Grand Gabarit, destiné au transport des pièces de l'Airbus A380, mesure .
Routes départementales
En 2020, la Haute-Garonne, compte 6 148 kilomètres de routes départementales bidirectionnelles; les deux tiers de ce réseau sont constitués de routes assez peu fréquentées, relativement étroites, dont les caractéristiques techniques et les multiples accès, agricoles, ou domestiques, les arrêts de transport scolaire ne sont pas compatibles avec une limitation de vitesse de 90 km/h.. 1 600 km du réseau structurant et de maillage sont des routes plus larges et plus fréquentées avec 373 kilomètres de sections de plus de 5 kilomètres. Ces sections ne peuvent pas être limitées à 90 km/h en raison de transports en commun, de carrefours non aménagés ou d'accès riverains, ou de glissières de sécurité "non compatibles" .
Anciennes Nationales Ces routes nationales ont été déclassées vu leur nature secondaire dans le réseau moderne.
ex-RN20, arrivant de Tarn-et-Garonne au Nord, traversant Toulouse, pour aboutir en Ariège au Sud après . Son déclassement s'explique par le doublement de son itinéraire au Nord de Toulouse par la A62, et au Sud par les A61 puis A66 en direction de Pamiers. ex-RN88, partant de Toulouse pour aboutir au Nord-Est au département du Tarn après . Déclassée car longeant la A68. D112, ancien tronçon de la RN112 déclassé en 1972, et reliant Toulouse au Tarn sur . D117, ancien tronçon de la RN117 déclassé en 1972, lorsque le tracé de cette dernière a été modifié pour se diriger vers Toulouse. Elle relie Saint-Martory à l'Ariège en . ex-RN113, partant de Toulouse pour aboutir dans l'Aude après , au Seuil de Naurouze. Son déclassement s'explique par le doublement de son itinéraire par la A61. ex-RN117, partant de l'ex-RN20 à Pinsaguel, traversant Muret et Saint-Gaudens pour aboutir dans les Hautes-Pyrénées plus tard. font partie intégrante de la A64, qu'elle longe sur le reste de son trajet, expliquant son déclassement.