thumb|right|300px|Situation de l'Ü-Tsang, Andreas Gruschke L’Ü-Tsang (, )) est l'union des deux provinces du Tibet que sont l'Ü et le Tsang, connue aussi sous le nom de Tibet central.
Situation dans l'ensemble du Tibet historique Dans la culture géographique traditionnelle tibétaine, le Tibet est divisé en trois régions, le Tibet occidental ou Tibet septentrional appelé Ngari Korsum (), le Tibet central, ou aire centrale Ü-Tsang, avec les vallées et cités de Lhassa, Yarlung, Shigatsé et Gyantsé, et enfin le Tibet oriental et méridional, le Dokham (), composé de l'Amdo et du Kham .
La conception plus récente (postérieure au ) qui domine de nos jours chez les Tibétains en exil rattache le Ngari Korsum à l'Ü-Tsang et divise le Dokham : de ce point de vue, le Tibet se divise entre Ü-Tsang, Amdo et Kham.
Histoire vignette|350px|Les 3 régions du Tibet en 1415, à côté de l'empire de la dynastie Ming en jaune, d'après une carte allemande de 1935, particularité, le Ngari Korsum est noté Maryul
Sous le règne de Songtsen Gampo, les quatre régions de l'Ü-Tsang () sont décrites comme.: Uru, dans le Ü, les régions sur la rive gauche des rivières Kyichu et Tsangpo, après Chaksam où elles se rejoignent. Yoru, les régions sur leurs rives droites. Yeru, dans le Tsang, sur la rive droite du Tsangpo qui coule depuis le mont Kailash. Ru lag, sur la rive gauche du Tsangpo.
À la fin de l'Empire du Tibet (629 – 877), après l'assassinat du dernier empereur, Langdarma par un moine bouddhiste en 841 ou 842, ses deux fils, Yumtän et Ösung se sont disputé la succession Commence ensuite l'Ère de la fragmentation du Tibet ( — ) où les successeurs d'Ösung contrôle ensuite le Ngari, tandis que ceux de Yumtän contrôle l'Ü.
Empire mongol
Altan Khan, maître de la Mongolie choisit les gelugpa pour école bouddhiste. En 1578, il donne le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso, titre dérivé du titre mongol Dalaiyin-qan. Ce titre est alors donné à titre posthume aux deux prédécesseurs de la lignée, et sera conservé par la suite .
En 1620 Karma Tenkyong Wangpo devient régent du Tsang en succédant à son père, Karma Phuntsok Namgyal. Il s'empare de Lhassa entre 1630 et 1636 ..
En 1642 Güshi khan défait Karma Tenkyong Wangpo au fort de Shimbatsé (centre urbain de l'actuelle Ville-préfecture de Shigatsé). Güshi khan déclare alors Lobsang Gyatso souverain du Tibet central (Dbus et Tsang). Ce dernier se fait construire sur à Lhassa, sur l'emplacement de l'ancien palais des rois du Tibet le Potala (entre 1643 et 1645). En retour, Güshi Khan, déjà maître du Koukonor, du Tsaïdam et du Tibet septentrional, est reconnu par le pontife, à Lhassa même, protecteur et vicair temporel de l’Église Jaune ? Jusqu’à sa mort en 1656. Il fut vraiment, comme l'appelait la cour de Pékin, « Le Khan des Tibétains ».
Prise de contrôle par les Qing
Révolution chinoise de 1911
Région autonome du Tibet
Annexes Notes et références
Bibliographie
( édition : 1938)
Catégorie:Géographie du Tibet *