Thales Alenia Space est une coentreprise entre les groupes Thales (67 %) et Leonardo (33 %). Il s’agit d’un fabricant de satellites, implanté dans 10 pays, principalement en Europe, fournissant des solutions spatiales destinées aux domaines des télécommunications, de la navigation par satellite, de l’observation de la Terre, de l’exploration spatiale, de la science ainsi que des infrastructures orbitales. Son siège social est basé à Cannes, en France.

Historique Avant 2009 Thales Alenia Space est une coentreprise franco-italienne née le par l'apport à Thales des activités spatiales d'Alcatel-Lucent détenues dans Alcatel Alenia Space« Création d'une nouvelle Alliance Spatiale entre le groupe français Thales et l'italien Finmeccanica », communiqué de presse du groupe Thales, thalesgroup.fr qui emploie salariés. Elle est devenue en 2006 le leader mondial en termes de commandes et le premier constructeur en Europe dans le domaine des satellites et un acteur majeur dans le domaine de l'infrastructure orbitale.

Son chiffre d'affaires était de deux milliards d'euros en 2010Site web officiel Thales Alenia Space.

Depuis 2009 Au début de 2009, malgré la crise économique, l'entreprise poursuit sa croissance, son chiffre d'affaires ayant dépassé deux milliards d'eurosFred Maurice, « Malgré la crise, Thalès Alenia Space poursuit son envolée », dans Nice-Matin, 23 janvier 2009, en ligne sur cannes.maville.comChristian Lardier, « Thales Alenia Space engrange les contrats », dans Air & Cosmos, , 6 février 2009Alain Ruello, « Reynald Seznec, PDG : " Thales Alenia Space ne demande pas d'aide de l'État " », dans Les Échos, 10 avril 2009, Reynald Seznec, PDG : " Thales Alenia Space ne demande pas d'aide de l'État " en ligne sur lesechos.fr le 10 avril 2009.

Au début de 2010, l'entreprise affiche un bilan solide, permettant des embauches sur les sites de Cannes et ToulouseJ.-M.D., « Un « bilan solide » pour Thales Alenia Space », dans LaDepeche.fr, 19 janvier 2011, Un "bilan solide" pour Thales Alenia Space Christian Lardier, « Thales Alenia Space : une année record », dans Air & Cosmos, , 21 janvier 2011.

En 2011, Thales Alenia Space engage un partenariat avec la société russe ISS Reshetnev avec la création d’une société commune capable d'assembler et d'intégrer des charges utiles et des satellites de télécommunication pour le marché russe et international ainsi que de développer une nouvelle plateforme pour des satellites télécom puissants. Cette signature a eu lieu à Moscou en présence des plus hautes autorités russes et françaises, les premiers ministres Vladimir Poutine et François Fillon, Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Vladimir Popovkin, président de l’Agence Spatiale Russe Roscosmos, et Jean de Gliniasty, ambassadeur de France en RussieJean-Pierre Largillet, « Satellites télécom : Thales Alenia Space et le Russe ISS Reshetnev se rapprochent », dans WebTimeMedias, 21 novembre 2011, Satellites télécom : Thales Alenia Space et le Russe ISS Reshetnev se rapprochent.

Au début de 2013, l'entreprise affiche encore un bilan satisfaisant, malgré la crise économique, mais avec des résultats différents selon les établissements, celui de Toulouse souffrant plusSophie Arutunian, « Espace : "Mauvaise année 2012" pour le constructeur de satellites Thales Alenia Space », dans La Tribune, 25 janvier 2013, en ligne sur le site www.latribune.fr. Le nouveau PDG, Jean-Loïc Galle, intervenant le lors d'une conférence, suggère un rapprochement avec Astrium pour une plus grande coopération entre les deux fabricants européens de satellites, évoquant . Le PDG d'Astrium, François Auque répond qu'il n'en voit pas l'intérêt, ne partageant pas la même vision stratégique sur la nécessité d'une coopération renforcéeAlain Ruello, « Astrium s'oppose à une coopération plus poussée avec Thales Alenia Space », dans Les Échos, 28 janvier 2013, en ligne sur le site lesechos.frMichel Cabirol, « Coopérations dans l'espace : Thales Alenia Space et Astrium sur une orbite différente », dans La Tribune, 28 janvier 2013, en ligne sur le site www.latribune.fr.

En , dans le cadre du vaste plan de compétitivité annoncé en décembre, Thales Alenia Space annonce une réduction de 7 % de ses effectifs dans l'hexagone, soit environ 300 suppressions de posteAlain Ruello, « Satellites : Thales Alenia Space veut supprimer 7 % de ses effectifs en France », dans Les Échos, 29 janvier 2014, Satellites : Thales Alenia Space veut supprimer 7 % de ses effectifs en FranceHassan Meddah, « La filière européenne des satellites en crise », dans L'Usine nouvelle, 30 janvier 2014, La filière européenne des satellites en crise.

Celles-ci se traduisent par des départs anticipés à la retraite de salariés sur la base du volontariat et des mobilités professionnelles au sein du groupe Thales en particulier. En fin d'année 2014, son PDG, Jean-Loïc Galle, annonce avoir réalisé une superbe année commerciale en engrangeant environ 2,2 milliards de prises de commandesMichel Cabirol, « Les succès de Thales Alenia Space ne sont pas un miracle », dans La Tribune, 5 janvier 2015, en ligne sur le site www.latribune.fr.

En 2020, l'entreprise annonce participer à un appel d'offres concernant l'atterrisseur lunaire lancé par la NASA.

En 2020, Thales Alenia Space s’est vu attribuer cinq contrats dans le cadre des six nouvelles missions Copernicus Expansion, devenant ainsi maître d’œuvre des satellites CIMR , ROSE-L , CHIME , et responsable des charges utiles des missions CRISTAL et CO2M.

Ces nouveaux satellites seront utilisés pour mesurer les émissions de dioxyde de carbone atmosphériques produites par l’activité humaine, contrôler l'épaisseur de la banquise et de la neige la recouvrant, soutenir de nouveaux services optimisés de gestion durable de l'agriculture et de la biodiversité, observer la température et la salinité de la surface de la mer ainsi que la concentration de la banquise, renforcer les services de surveillance des terres et de gestion des urgences.

La même année, Thales Alenia Space a remporté plusieurs contrats relatifs à la construction de modules clés destinés à la station spatiale cislunaire Gateway. L'entreprise construira les modules ESPRIT et I-HAB pour le compte de l'ESA et fournira à Northrop Grumman le module pressurisé de HALO. L’entreprise réalisera en parallèle 2 compartiments pressurisés destinés à la station spatiale de la société américaine, Axiom Space , première station spatiale commerciale privée.

En 2021, la société est retenue par l’ESA et la Commission Européenne pour réaliser 6 des 12 satellites de navigation Galileo de Seconde Génération. Dans le domaine des télécommunications géostationnaires, Thales Alenia Space prend la tête du marché successivement en 2021 et 2022.

En , Thales Alenia Space a annoncé la création du Space Business Catalyst, un accélérateur de startups et de projets internes, hébergé à la fois sur ses sites de Toulouse et Turin. L'objectif de cet accélérateur de 400 mètres carrés est de stimuler l'émergence de solutions innovantes et d'encourager les initiatives dans l'industrie spatiale.

Programmes Thales Alenia Space participe à des programmes spatiaux dans les domaines des télécommunications, de l’observation de la Terre, de la navigation par satellite et de l’exploration. L’entreprise participe également à des missions scientifiques et est un fournisseur mondialement reconnu en matière de modules pressurisés.

Satellites de télécommunications Les satellites de télécommunications représentent la plus grande part du chiffre d'affaires de l'entreprise. Ils se conjuguent en maîtrises d'œuvre de programmes, principalement dans les établissements de Cannes et de Rome, et en réalisation de produits, l'entreprise pouvant produire, au sein de ses dix-sept établissements en Europe, la plupart des constituants des satellites dont, en tout premier lieu les charges utiles de communications réalisées à ToulouseA. R., « Satellites de télécommunications : Thales Alenia Space confiant jusqu'en 2013 », dans Les Échos, 6 septembre 2010, Satellites de télécommunications : Thales Alenia Space confiant jusqu'en 2013. Au début des années 2010, Thales Alenia Space lance la ligne de produits Spacebus NEO. Basés sur des plateformes dotées d’un système de propulsion électrique, les satellites Spacebus NEO embarquent des charges utiles flexibles et capacitives. En 2019, l’entreprise annonce le lancement de sa ligne de produits Space Inspire. Basés sur des plateformes électriques, ces satellites, plus compacts, sont entièrement numériques et capables d’être reprogrammés en orbite en quasi-temps réel, offrant ainsi une grande flexibilité aux opérateurs de télécommunications. En 2022, Thales Alenia Space remporte la maîtrise d’œuvre de 6 satellites de télécommunications, sur 10 accessibles sur le marché ouvert. 5 de ces 6 satellites contractés sont basés sur la solution Space Inspire, qui a été adoptée par les opérateurs SES, Intelsat, Arabsat et Eutelsat .

Liste non exhaustive de réalisations: Satellites de télécommunications, en orbite géostationnaire, issus des lignes de produits Spacebus, Spacebus Neo et Space Inspire. Ces satellites peuvent répondre à des applications civiles, militaires (famille de satellites Syracuse pour la France ou SICRAL pour l’Italie) ou duales (Athena-Fidus) Développement de la plate-forme lourde de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire Alphabus, en coopération avec EADS Astrium Satellites Sicral 1B, satellite italien de télécommunications militaires, lancé le par une fusée Zenit-3SL depuis la plate-forme de lancement Sea Launch placée sur l'équateur Koreasat-6, pour l'opérateur Korea Telecom (KT), en partenariat avec le fabricant américain, Orbital Sciences Corporation (Orbital), qui fournira la plate-forme STAR-2. Chinasat-6B (38 transponders), utilisé pour améliorer les transmissions radio et TV à travers la Chine, l'Asie du Sud-Est, le Pacifique et l'Océanie. Thales Alenia Space a construit le satellite sans aucun composant venant des États-Unis, ce qui a autorisé son lancement par un lanceur chinois (Longue Marche 3B, le ) en respectant les restrictions américaines ITAR. Le , 2 satellites de télécommunications réalisés sous maîtrise d’œuvre Thales Alenia Space, sont lancés avec succès par Arianespace. Il s’agit du satellite SES-17, pour les services de connectivité aux passagers à bord des avions, et le satellite militaire français, SYRACUSE 4A. EUTELSAT KONNECT VHTS, le plus puissant satellite de télécommunications jamais réalisé en Europe en 2022. Lancé en par Arianespace, le satellite permettra de contribuer à la réduction de la fracture numérique en Europe, en apportant du Très Haut Débit par satellite dans les zones géographiques les plus isolées.

Constellations la seconde génération de la constellation de satellites en orbite basse pour les liaisons avec les mobiles Globalstar 2Brève : « Globalstar-2, contrat initial obtenu par AAS », 10 octobre 2006, dans eurespace.online.fr. Ce programme subit des premières vicissitudes dues à la crise financière de 2007-2009, obligeant la Coface à intervenir garantissant un prêt bancaire de 574 M$ permettant de terminer la constellationChristian Lardier, « Globalstar cofacé », dans Air & Cosmos, , 3 avril 2009. Finalement, en , Globalstar, Inc obtient le financement complet de sa constellation permettant la signature d’un avenant au contrat initial précisant notamment les nouvelles conditions de production et le calendrier de livraison des satellites pour permettre un démarrage des lancements de la constellation dès 2010« Thales Alenia Space se félicite de l’annonce faite par Globalstar concernant le financement de la constellation Globalstar Seconde Génération », Communiqué de presse TAS, Cannes, 6 juillet 2009, en ligne sur www.thalesgroup.com. Thales Alenia Space aura assuré la maitrise d’œuvre de 24 satellites Globalstar de seconde génération.