La rue Galande est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du de Paris.
Situation et accès Cette rue de presque de long garde de nos jours un aspect médiéval par son tracé en courbe, ses trottoirs étroits, sa voie pavée et un bâti parfois très ancien. Située dans le quartier Saint-Michel, endroit très touristique, cette voie comporte en 2016 de nombreux petits restaurants.
La rue Galande est accessible par la ligne de métro 10 à la station Maubert - Mutualité située à proximité.
Origine du nom L'origine de son nom renvoie à l'ancien clos dit de Garlande, qu'elle longeait, propriété de la famille d'Étienne de Garlande, favori du roi Louis VI le Gros, qui y possédait un clos de vigneFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, ..
Historique La rue à l'époque gallo-romaine était sur le tracé de la route reliant Lutèce à Fontainebleau.
Ouverture de la rue Elle fut réellement ouverte en 1202 sur l'emplacement du clos dit de Garlande, un fief loti en 1127 après la disgrâce de la famille Garlande et elle devint très commerçante. Les registres d'imposition de 1292 mentionnent que la rue comporte cinquante notables imposés, représentant seize métiers différents. Au , la rue est bordée par un cimetière juif.
Du XIV au XIX siècle Au , la quasi-totalité de la rue appartenait au Chapitre de Notre-Dame de ParisRobert Gane, Claudine Billot, Le Chapitre de Notre-Dame de Paris au , université de Saint-Étienne, 1999, ..
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue de Gallande ».
thumb|left|La rue, à droite de l'image, sur le plan de Turgot (1734-1739).
Au , beaucoup de librairies avaient pignon dans cette rue, à l'angle de la rue du Foüare, notamment le fils d'Étienne Chardon, le libraire..
Jacques Chardon (1688-1766) est devenu maître imprimeur en et prit la succession de son père. Celui-ci avait approbation par privilèges du roi pour l'impression des lois, l'héraldique, l'histoire généalogique et la vente de livres rares.
Au début du , elle devint le repère d'une population marginale se terrant dans des bouges sordides, tels Le Château rouge ou La Crèmerie d'Alexandre, décrits par Joris-Karl Huysmans dans La Bièvre et Saint-SéverinPanneau Histoire de Paris au croisement avec la rue Saint-Jacques..
Jusqu'à la fin du , cette rue commençait place Maubert et rue des Lavandières-Place-Maubert et finissait rue Saint-Jacques et rue du Petit-Pont. Les numéros de la rue étaient noirs. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1816..
Elle était située dans l'ancien , puis dans le après la création de ce dernier en 1859.
Démolition partielle thumb|Démolition de la rue Galande photographiée par Eugène Atget en 1908.
La rue était longue de (contre aujourd'hui). La partie de la rue vers la place Maubert a en effet été supprimée par l'ouverture de la rue LagrangeAnalyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (ALPAGE)..
De nos jours, il demeure toujours quelques maisons à pans de bois et des lambeaux de la chapelle Saint-Blaise qui était le siège de la confrérie des maçons charpentiers.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : maisons médiévales datant des .
31 : maison où vécurent le peintre Philippe Cara CosteaPierre Deszcargues, Premier Salon des Jeunes Peintres - Catalogue, Paris, éditions de la Galerie Beaux-Arts, . et le professeur Jérôme Lejeune avec sa famille.. : emplacement, entre 1198 et 1270, d’un cimetière juif. L’endroit avait déjà servi de lieu de sépulture pendant l’époque gallo-romaine. Au , la communauté juive disposait de deux cimetières sur la rive gauche : celui-ci et rue Pierre-Sarrazin. En 1270, Philippe III le Hardi prescrit que les Juifs n’auront plus qu’un seul cimetière à Paris. Ils durent abandonner celui de la rue Galande.. 42 : le Studio Galande, cinéma d'art et essai connu pour diffuser The Rocky Horror Picture Show depuis sa sortie en 1975. Sur la façade, du côté gauche, un panneau en pierre sculpté englobé dans le mur représente un épisode de la vie de saint Julien le Pauvre ; ce bas-relief, déjà mentionné en 1380, est inscrit aux monuments historiquesRodolphe Trouilleux, Paris secret et insolite, Éditions Parigramme , .. Ce bas-relief provient de l’église Saint-Julien-le-Pauvre. À la suite des travaux effectués dans l’église, au , il a été entreposé dans la chapelle du . Après la destruction de celle-ci, il a été installé sur la façade de l’immeuble, pages 89 à 91..
48 : immeuble au dernier étage duquel le peintre Pierre Soulages vécut et installa son atelier de 1957 à 1973Musée Soulages : à Rodez, Paris, Hors-série du magazine Beaux Arts, TTM éditions, 2014, .. À cet emplacement se trouvait l'ancienne chapelle Saint-Blaise-Saint-Louis construite vers 1200 et démolie en 1770.
56 : club de jazz et de danse Aux Trois Mailletz, à côté duquel se trouve un panneau Histoire de Paris expliquant l'histoire de la rue.
: emplacement du cabaret Le Château Rouge (familièrement appelé La Guillotine). Cet établissement, mal famé, décrit par Joris-Karl Huysmans dans La Bièvre et Saint-Séverin (chapitre VII), était une étape de la « tournée des grands-ducs », page 58.. 65 : Hôtel Lesseville.
79 : l'ecclésiastique syrien Joseph Nasrallah y vécut de 1964 à 1993. Une plaque lui rend hommage.
non localisé Le grammairien anglais Jean de Garlande (v. 1190-ap. 1255) tiendrait son nom de cette rue, où il aurait résidé lors d'un séjour d'étude à l'université de Paris. Nicolas Boisset (trace en 1650), libraire rue Galande, proche la place Maubert, à l’image S. Estienne Le cabaret de la Guillotine tenu par Trolliet au Joris-Karl Huysmans, La Bièvre et Saint-Séverin, Paris, 1898.. Edmond Jean François Barbier (1689-1771), mémorialiste, né rue Galande. Chez Jacques Chardon, libraire-éditeur à l'enseigne de La Croix d'Or vers 1730La vie des Saints dans ce qui nous est resté de plus authentiques…, 10 vol., Paris, 1739. Fils du libraire parisien Étienne Chardon. Reçu maître le 9 décembre 1712, il se démet de son imprimerie en juin 1762 mais semble avoir continué à exercer la librairie jusqu'à son décès (22 novembre 1766). La vente de son fonds eut lieu peu avant, le 6 novembre 1766 (BnF, ms. fr. 21823). Père des libraires Jacques-Charles et Jean-François-Louis Chardon.. Balthazar Martinot l'Aîné (1636-1714), membre de la célèbre dynastie d'horlogers fondée par la famille Martinot s'établit rue Galande en 1683Balthazar Martinot (Biographical details) dans la base de donnés du British Museum, en ligne.. Jean-Georges Wille (1715-1808), graveur allemand, vécut de 1737 à 1742 dans une chambre de la rue Galande, porte à porte avec son compatriote et ami Georg Friedrich Schmidt (1712-1775), également graveurFrançois Courboin, L'Estampe française, Bruxelles et Paris, Librairie d'art et d'histoire, G. van Oest, 1914.. À l'enseigne du Petit Cerf, maison attenante au collège de Cornouailles et ayant une issue rue du Plâtre, elle fut donnée à la confrérie Saint-YvesConfrérie Saint-Yves à Paris et sa chapelle, infobretagne.com
Charles-François-Adrien Macret (1751-1783), graveur, vécut rue Galande de 1771 à 1775Henri Macqueron, Les Macret, graveurs abbevillois, catalogue raisonné de leur œuvre publié d'après les notes d'Émile Delignières, Imprimerie A. Lafosse, 1914..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . .
Articles connexes Liste des anciens noms de voies de Paris Liste de rues médiévales du quartier du Chardonnet Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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