Jean-Pierre Haigneré, né le à Paris, est un astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA). Après une carrière de pilote de l'armée de l'Air commencée en 1969, il est sélectionné en 1985 par le CNES pour devenir astronaute, participant ensuite à des missions dans la Station spatiale internationale Mir.

Il est l'époux de l'astronaute, scientifique et femme politique Claudie Haigneré.

Biographie Origines familiales et formation (1948-1969) De 1963 à 1968, Jean-Pierre Haigneré étudie au lycée Georges-Clemenceau de Villemomble, en Seine-Saint-Denis.

Carrière de pilote (1969-1985) Jean-Pierre Haigneré entre à l'École de l'air de Salon-de-Provence en 1969 et obtient un diplôme d'ingénieur en 1971. Il est breveté pilote de chasse à Tours en 1973.

Dans l'armée de l'Air, il est pilote de chasse, puis commandant d'escadrille jusqu'en 1980, à la de chasse de Colmar, sur Mirage 5 et Mirage III E.

Il suit alors la formation de pilote d'essai de l'ETPS à Boscombe Down en Grande-Bretagne, dont il sort diplômé en 1981 après avoir soutenu une thèse finale sur le Harrier (avion à décollage et atterrissage vertical).

De retour en France, il est responsable de la mise au point de l'une des versions du Mirage 2000 et de la présentation en vol du Dewoitine D.520 au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge..

En 1983, il est nommé chef pilote d'essai. Il totalise de vol sur 102 types d'avions différents dont en essais en vol. Il possède les licences de pilote de ligne, de pilote d'essai, de pilote de montagne et de pilote d'hydravion.

Astronautique Sélectionné en tant qu'astronaute par le Centre national d'études spatiales (CNES) en 1985, il supervise la division « Vols habités » au sein de la direction « Hermès et Vols habités » de 1986 à 1989. À ce titre, il participe aux études préliminaires de l'avion spatial Hermès.

D'autre part, il développe et met au point le programme « Caravelle Zéro G » (vol parabolique) dont il devient ensuite le responsable technique et opérationnel.

En , il est désigné comme doublure de Michel Tognini pour le vol spatial franco-russe Antarès et suit un entraînement à la cité des étoiles près de Moscou.

Mission Altaïr (1992-1993) De à , désigné comme membre de la quatrième mission spatiale franco-russe (mission Soyouz TM-17, baptisée « Altaïr » par les Français et « Sirius » par les Russes), il s'entraîne en vue de la mise en œuvre d'une dizaine d'expériences scientifiques relatives aux sciences de la vie, au comportement des fluides et des matériaux en micropesanteur, ainsi qu'à des recherches en technologie.

Parti de la base de Baïkonour le , il rejoint la station spatiale Mir le en compagnie du commandant de bord Vassili Tsibliev et de l'ingénieur de bord Alexandre Serebrov.

Il revient sur Terre le , en compagnie de l'équipage présent à bord de la station depuis six mois, composé du commandant de bord Guenadi Manakov et de l'ingénieur de bord Alexandre Polechtchouk.

Période 1994-1995 En 1994, il obtient une qualification sur Airbus, appareil destiné à succéder à la Caravelle Zéro G et qui permettra au CNES de poursuivre les campagnes de vol en micropesanteur, avec des expériences à bord, aussi bien françaises qu'européennes.

En , il est chargé de mission des Affaires spatiales auprès de l'ambassade de France à Moscou. Parallèlement, il est chargé d'assurer l'interface entre le centre de contrôle russe de Kaliningrad et l'équipage de la station Mir pendant toute la mission Mir 95.

En , il est désigné comme suppléant de la mission Pégase.

Mission Perseus (1998-1999) En , sélectionné comme membre du corps européen des astronautes de l’Agence spatiale européenne, Jean-Pierre Haigneré est mis à la disposition du CNES comme astronaute expérimentateur et ingénieur de bord de l'équipage titulaire désigné pour la mission franco-russe Soyouz TM-29, baptisée « Perseus ».

Cette mission de longue durée (186 jours) a lieu à bord de la station spatiale Mir du au . Elle comporte une sortie extravéhiculaire d'une durée de , à laquelle il participa.

Cette mission fait de lui l'astronaute non russe qui a passé le plus de temps dans la station.

À l'issue de ce vol, Jean-Pierre Haigneré rejoint le centre européen des astronautes de Cologne en Allemagne en tant que chef des astronautes de l'ESA.

Années 2000 alt=Cérémonie de remise de décorations d'État russes à des astronautes français. Le président Poutine et le général de brigade Jean-Pierre Haigneré accompagné de son épouse, Claudie André-Deshays, Paris, 31 octobre 2000.|vignette|Cérémonie de remise de décorations d'État russes à des astronautes français. Le président Poutine et le général de brigade Jean-Pierre Haigneré accompagné de son épouse, Claudie André-Deshays, Paris, 31 octobre 2000. Jean-Pierre Haigneré est général de brigade de l'Armée de l'AirBibliographie de Jean-Pierre Haigneré whoswho.fr (consulté le 22 juillet 2019), grade qu'il a déjà lorsqu'il épouse, le , Claudie André-DeshaysBiographie de Claudie HAIGNERÉ.

En 2002, il devient chef du programme de l'ESA chargé de la construction d'une base de lancement pour le lanceur Soyouz sur le site du Centre spatial guyanais de KourouFranceculture.fr (consulté le 22 septembre 2021)..

Depuis 2005, Jean-Pierre Haigneré est membre fondateur et président de l’Astronaute Club Européen, une association qui s’est fixé pour objectif de favoriser la participation du public à toutes les activités ayant un rapport avec l’exploration spatiale.

En 2009, il fait une apparition dans le film de Riad Sattouf Les Beaux Gosses, dans le rôle du professeur de technologie.

Décorations

50px Ordre du Courage (Russie) 50px Ordre du Courage personnel (Russie) 50px Ordre de l'Amitié des peuples (URSS) Le , Jean-Pierre Haigneré est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre de .

Jean-Pierre Haigneré est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le , au titre de puis est fait chevalier de l'ordre le . Il est promu au grade d'officier le , en tant que puis est fait officier de l'ordre le . Haigneré est promu au grade de commandeur le , en qualité de . Il est également titulaire de la médaille de l'Aéronautique.

Jean-Pierre Haigneré est décoré à deux reprises par la Russie, celui-ci étant titulaire de l'ordre du Courage, ainsi que de l'ordre du Courage personnel. Il est également décoré de l'ordre de l'Amitié des peuples, distinction délivrée par l'URSS.

Hommages (135268) Haigneré, astéroïde nommé en l'honneur de Jean-Pierre et de Claudie.

Voir aussi Bibliographie Olivier Sauzereau, « Le ciel astronomique : entretien avec Jean-Pierre Haigneré », Revue Jules Verne, , Centre international Jules-Verne, 2006, .

Articles connexes Liste des expéditions vers Mir Liste des astronautes français

Liens externes

Résumé des vols effectués

Notes et références

Catégorie:Naissance à Paris au XXe siècle Catégorie:Naissance dans le département de la Seine Catégorie:Ingénieur aéronautique français Catégorie:Pilote de chasse Catégorie:Pilote d'essai Catégorie:Astronaute français Catégorie:Astronaute de l'Agence spatiale européenne Catégorie:Astronaute ayant effectué une sortie extravéhiculaire Catégorie:Membre d'un équipage Mir Catégorie:Membre de l'Académie de l'air et de l'espace Catégorie:Membre de l'Association des explorateurs de l'espace Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1999 Catégorie:Chevalier de l'ordre national du Mérite Catégorie:Récipiendaire de la grande médaille de l'Aéro-Club de France Catégorie:Conjoint ou conjointe d'un ministre de la Cinquième République Catégorie:Élève de l'École de l'air Catégorie:Éponyme d'un objet céleste Catégorie:Naissance en mai 1948