thumb|upright|Plaque d'immatriculation française (véhicules immatriculés depuis avril 2009). thumb|upright|Plaque d'immatriculation belge (véhicules immatriculés depuis fin 2010). thumb|upright|Plaque d'immatriculation canadienne (Québec). thumb|upright|Plaque d'immatriculation luxembourgeoise. thumb|upright|Plaque d'immatriculation allemande (véhicules immatriculés depuis fin 2000) (Karlsruhe). thumb|upright|Plaque d'immatriculation britannique (depuis 2001). thumb|upright|Plaque d'immatriculation irlandaise (Dublin).
thumb|250px|L'Europe. Une plaque d'immatriculation, aussi couramment appelée plaque minéralogique en France, est une plaque portant une combinaison unique de chiffres ou de lettres (pour une zone géographique donnée), destinée à identifier facilement un véhicule terrestre (automobile, motocyclette, camion, véhicule agricole). Dans le cas des véhicules circulant sur le réseau routier, objet de cet article, ceci permet de retrouver les auteurs d'infractions au code de la route et les véhicules déclarés volés.
Historique En Belgique
Des origines à fin 2010 La Belgique a connu, comme de nombreux pays, un système de numérotation évolutif. Mais sa particularité a été sans doute la multitude de plaques différentes, liée également à son statut de pays hôte d'instances internationales comme l'Union européenne, l'OTAN et le SHAPE, Eurocontrol… et la présence de nombreux fonctionnaires ou diplomates de ces institutions.
Les premières plaques belges sont apparues en 1899 et comportaient des caractères noirs sur un fond blanc. Dès 1911, les couleurs ont été inversées pour voir en 1919 le noir être remplacé par le bleu. En 1925, les plaques à fond rouge apparaissent et trois ans plus tard, les caractères rouges sur fond blanc avec liseré rouge sont utilisées.
Les plaques belges sont liées à leur propriétaire et restent donc longtemps en circulation sauf si, en achetant un nouveau véhicule, le propriétaire demande un nouveau numéro.
Avant 1954 : numérotation à chiffres uniquement, par ordre croissant lors de l'immatriculation, sur des plaques en émail. La numérotation arrivant à 999.999, le système est changé en 1954. L'on passe à 5 caractères, un mélange de chiffres et de lettres, sur un support en fer (fini l'émail). De 1954 à 1961 : une lettre et quatre chiffres dans n'importe quel ordre, la lettre étant précédée et suivie par un point. De 1962 à 1971, le nombre de lettres passe à deux en conservant le nombre de caractères, les lettres restant groupées en paire, également séparées comme ci-dessus. Entre 1971 et 1973 la combinaison se fait par une lettre, un point, trois chiffres, un point et une lettre. Pendant toute cette période de 1954 à 1973, les véhicules sous la responsabilité du ministère des communications (véhicules dudit ministère, des PTT, de la SNCB ainsi que les autobus de ligne et autocars de tourisme) reçoivent les soi-disant plaques "en P": d'abord 4 chiffres un point et un P (p.ex. 9999.P), ensuite 3 chiffres, point, P, point un chiffre (p.ex. 999.). Bizarrement, les bus ou cars scolaires propriétés d'écoles, administrations communales ou du ministère de l'enseignement ne reçoivent pas de plaques en P.
En 1973, les plaques passent à six caractères : trois lettres, un tiret, trois chiffres, pour être inversés mi-2008.
Depuis fin 2010 En , les plaques ordinaires sont sur support européen lettres rubis sur fond blanc, à sept caractères (un indice, trois lettres, trois chiffres).
Au Canada Les plaques d'immatriculation canadiennes sont propres à chaque province et territoire. La taille de la plaque est la même que celle utilisée par les États-Unis, à l'exception de celles des Territoires du Nord-Ouest, qui ont la forme d'un ours polaire. Auparavant, le Nunavut avait aussi des plaques en forme d'ours, mais depuis , ces plaques ont été remplacées par des plaques au format standard. Toutefois, l'ours polaire reste présent sur cette plaque, puisque le dessin le met en valeur. Le gouvernement avait organisé un concours pour changer ces plaques et plus de 200 personnes y ont participé. Le gagnant est Ron Froese, d'Iqaluit.
Depuis 1978 seule la plaque arrière reste obligatoire au QuébecGuy Thibault,L’immatriculation au Québec, Éditions GID, 282 p..
Depuis le , les automobilistes néo-brunswickois peuvent retirer leur plaque minéralogique avant. À la suite de cette prise de décision, les seules provinces qui obligent la plaque avant sont l'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique.
Aux États-Unis
En France
En France, la plaque d'immatriculation est également appelée plaque minéralogique, car elle était à l'origine attribuée par le Service des mines, auquel ont succédé la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement après la loi sur l'administration territoriale de la République de 1992, puis la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement depuis 2009, ou plaque de police car liée à un certificat d'immatriculation (anciennement appelé carte grise).
Sous l'Ancien Régime Dans un mémoire sur la réformation de la police en France, daté de 1749, monsieur Guillauté, officier de la maréchaussée, préconise au roi de France de doter d'un numéro les véhicules hippomobiles parisiensJournal Libération du 10 octobre 2008..
En 1783, un arrêt du Conseil du roi fait obligation aux rouliers et cochers de fixer sur les attelages une plaque de métal portant nom et adresse de leurs propriétaires.
Premier système à la fin du C'est en 1891, à Lyon, dans le parc de la Tête-d'Or, que le premier système d'immatriculation du monde est mis en place.. À l'origine, le parc de la Tête-d'Or était ouvert aux automobiles, mais les accidents y étaient fréquents. Afin d'identifier les auteurs d'accident, un simple numéro fait son apparition sur les premières automobiles, en demandant aux propriétaires d'écrire le numéro de manière lisible sur leur voiture. En 1893, on adjoint au numéro affecté par l'administration les nom et adresse du propriétaire.
Le système de 1901 Les données nominatives disparaissent en 1901, à la suite des débats soulevés par un accident de voiture causé par un mineur à Louviers, au profit de lettres faisant référence à des arrondissements minéralogiques couvrant plusieurs départements.
Le système de 1928 En 1928 est mis en place un système départemental. Chaque département se voit attribuer un ou plusieurs blocs de deux lettres, dans l'ordre alphabétique des départements. L'immatriculation comprend successivement un nombre de 1 à 4 chiffres suivi d'un bloc départemental de deux lettres et, si nécessaire, d'un Thierry Baudin. Revue du Comité d'histoire du MEEDAT, décembre 2008..
Le système de 1950 Le système suivant est constitué d'un groupe de chiffres suivi d'un groupe de lettres et du numéro du département. Instauré le et ultérieurement dénommé FNI d'après le sigle du nom du fichier national des immatriculations mis en place dans les années 1950, seules les radiations perdurent après le .
Le format des plaques d’immatriculation des véhicules a changé en 1972, passant de 123 AB 45 (3 chiffres) à 1234 AB 45 (4 chiffres).
Depuis le 15 avril 2009 Depuis le , le nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV), qui est construit sur le modèle lettres-chiffres-lettres, a la caractéristique de regrouper en un seul registre national tous les registres départementaux précédents. Cependant, la référence à un département qui devait disparaître est maintenue ., mais en caractères de taille nettement réduite. Le numéro est attribué à vie aux véhicules concernés, alors que l'ancien système imposait une ré-immatriculation en cas de changement de département. Le nouveau système, d’abord réservé, pendant six mois, aux véhicules neufs ou importés, a été étendu à partir du à tous les véhicules.
Aux Pays-Bas
Au Royaume-Uni
Le Royaume-Uni avait son premier système de plaque d'immatriculation en 1903 qui se composait de deux caractères (une lettre et un chiffre) en blanc sur fond noir.
En 1932, un nouveau système fut introduit ; de quatre, cinq ou six caractères. Le modèle présentait deux possibilités; avec des lettres ou des chiffres au début (AAA 111 ou 111 AAA). La deuxième et la troisième lettre identifiaient la localisation où le véhicule était enregistré : S, par exemple, signifiait l'Écosse (Scotland en anglais). Les tirets et les points n'étaient pas employés dans les plaques d'immatriculation britanniques.
En 1963, la combinaison fut modifiée à trois lettres, suivies par un, deux ou trois chiffres, et une quatrième lettre ajoutée comme suffixe. Le suffixe s'incrémentait alphabétiquement, commençant avec A, et continuant jusqu'à Y (sauf I, O, Q et U). En 1966, la date de l'introduction de la nouvelle lettre fut changée du au . Graduellement, les couleurs des caractères furent changées à noir sur fond blanc (sur le front) et noir sur fond jaune (sur l'arrière), le format actuel. Blanc sur fond noir fut aboli en 1973.
En 1983, avec l'arrivée à la lettre Y l'année précédente, l'ordre fut renversé ; la lettre de l'année devint un préfixe, suivi par le numéro (encore, un, deux ou trois chiffres), puis les trois autres lettres. En 1998, la lettre préfixe commença à être changée deux fois par an.
Le système actuel fut introduit en 2001. Ce système emploie sept caractères : deux lettres, un numéro de deux chiffres, et trois lettres. La première lettre identifie le rattachement géographique de l'immatriculation : par exemple, L représente Londres, S représente l'Écosse, et Y représente le Yorkshire. Le numéro change deux fois chaque année..
En Suisse
En Suisse, les plaques d'immatriculation sont délivrées par le service des automobiles de chaque canton.
Les véhicules commencent à être marqués avec des numéros sur leur carrosserie en 1898, et la première plaque d'immatriculation apparaît en 1901 dans le canton de Lucerne. En 1903, un concordat intercantonal automobile réglemente les plaques d'immatriculation : elles sont de couleur noire et comportent un numéro de série et le drapeau cantonal. En 1904, la dimension des plaques est libre. En 1905, il est précisé que les plaques comportent le drapeau suisse suivi d'un numéro de un à quatre chiffres puis du drapeau cantonal. À partir de 1911, lorsque les chiffres furent épuisés, on ajouta une lettre de A jusqu'à Z devant les chiffres.
En 1922, on introduit les plaques blanches avec chiffres noirs en gardant le même système lettre/chiffres. En 1932, le canton de Zurich a épuisé les chiffres et lettres de A à Z. En 1933, une réglementation fédérale impose un nouveau système utilisé encore actuellement. La plaque avant mesure 38 x et comporte le drapeau suisse à gauche, suivi du code du canton à deux lettres, d'un nombre de 1 à 6 chiffres puis du drapeau du canton. La plaque arrière dite carrée mesure 31 x et comporte deux lignes avec sur celle du haut le drapeau suisse, le code du canton à deux lettres et le drapeau du canton, et sur la ligne du bas un nombre de 1 à 6 chiffres (ce qui offre un million de possibilités par canton).
En 1957 et jusqu'en 1972 les nouvelles dimensions sont de 38 x à l'avant et 30 x16 cm à l'arrière. En 1959 est créé un format de type oblong (sur une seule ligne) de 44 x pouvant être apposé à l'arrière du véhicule. Depuis 1987, et toujours , les dimensions sont fixées à 30 x à l'avant et 30 x (format carré) ou 50 x (format oblong) à l'arrière.
Les plaques suisses suivent le propriétaire (s'il le souhaite, sinon il peut en changer) et sont apposées sur chaque nouveau véhicule. Elles peuvent être transmises aux membres de la famille. Avec un jeu de plaques l'on peut immatriculer deux véhicules mais un seul peut rouler à la fois (plaques interchangeables). Aujourd'hui on peut encore voir des plaques d'origine du début des années 1930 rouler en Suisse lorsqu'elles sont restées dans la même famille.
Caractéristiques Véhicules nécessitant une immatriculation