La famille de Rougé, anciennement des Rues, est une famille subsistante de la noblesse française dont la filiation certaine et prouvée remonte à 1375.
Elle a donné plusieurs officiers généraux, ainsi que des hommes politiques (pairs de France, députés, sénateurs) et un égyptologue.
Histoire Filiation non prouvée D'après Henri Jougla de Morenas, les seigneurs des Rues (fief qui dépendait de la seigneurie de La Roche-Diré) affirment avec vraisemblance être issus de la famille de Rougé par Emery, seigneur des Rues, qui aurait été fils de Guillaume de Rougé (attesté en 1294 & 1331), seigneur de Rougé et de Derval, vivant au début du . Toutefois ce rattachement n'est pas prouvé et cette famille ne prit le nom de Rougé qu'après l'extinction des différentes branches citées ci-dessus, au début du .
L'ancienne famille de Rougé, citée dès le , forma plusieurs branches : celle des barons de Derval, vicomtes de La Guerche et de La Roche-Diré, éteints en 1415 ; celle des seigneurs de La Chapelle-Glain, éteinte au début du ; celle des seigneurs de Bouays, éteinte à la même époque.
Filiation prouvée Jullien de Courcelles donne comme premiers auteurs de la famille des Rues, appelée plus tard de Rougé, Jean-Baptiste Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, volume 8, page 220 (lire en ligne)..
La filiation de la famille des Rues de Rougé est prouvée à compter de 1375.Frédéric Morvan la Chevalerie de Bretagne et la formation de l'armée ducale 1260-1341 Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2009, page 144 (lire en ligne)..
La filiation certaine remonte à Huet, seigneur des Rues, marié en 1375 à Jeanne d'Erbrée, que seul Jougla de Morenas fait descendre de l'ancienne famille de Rougé éteinte.
Pierre, seigneur des Rues, maintenu noble en 1667 sur preuves de 1530, est l'auteur des deux branches subsistantes.
Personnalités Mathurin de Rougé des Rues (?-1596), seigneur des Rues, de Chenillé, etc. ; Pierre François de Rougé (1702-1761), seigneur de La Bellière, du Tremblay, etc., dit « marquis de Rougé, baron de Coëtmen », lieutenant général des armées ; Gabriel-Louis de Rougé (1729-1772), successivement abbé de Rougé, grand-vicaire de Séez, et évêque de Périgueux (1772) ; Bonabes Alexis de Rougé (1751-1783) ; "mestre de camp" (colonel) au régiment d'Auxerrois (1782), durant la Guerre d'indépendance des États-Unis, décédé en mer ; Bonabes Louis Victurnien Alexis de Rougé (1778-1839), pair de France, président du collège électoral du département de la Somme en 1823 et 1827, maire de Moreuil de 1808 à 1829. Nommé maréchal de camp en ; Adrien de Rougé (1782-1838), comte de Rougé et pair de France (1830), député du département de la Somme de 1815 à 1816 et de 1824 à 1827, chef de l'organisation des chevaliers de la Foi (1822) et lieutenant-colonel de l'état-major de la division militaire à Paris ;
Première branche du Plessis-Bellière, éteinte en 1794 Jacques de Rougé du Plessis-Bellière (1602-1654), général français ; Suzanne du Plessis-Bellière ; Innocente-Catherine de Rougé du Plessis-Bellière, par son mariage duchesse d'Elbeuf, princesse de Lorraine-Guise et du Saint-Empire (1707-1794).
Rameau dit des « marquis de Cholet », éteint en 1786 Gabriel François de Rougé (1729-1786), dit « le marquis de Cholet », général français, bienfaiteur de la ville de Cholet..
Branche cadette, dite "seconde branche du Plessis-Bellière", subsistante François Pierre Olivier de Rougé (1756-1816), général, député de la noblesse de sa sénéchaussée aux États généraux de 1789 ; Emmanuel de Rougé, « vicomte de Rougé », égyptologue, conservateur des antiquités égyptiennes au musée du Louvre (1849-1864), nommé conseiller d'État en 1854, successeur de Jean-François Champollion à la chaire d'égyptologie au collège de France en 1860, sénateur du Second Empire ; Alain de Rougé, blessé au combat le , conseiller général et député de la Sarthe ; Arthur de Rougé (1844-1913), « comte de Rougé », duc espagnol de Caylus et grand d'Espagne de première classe en 1893 (par héritage de la famille Robert de Lignerac). Après sa fille, qui lui succéda dans la grandesse d'Espagne, le titre de duc de Caylus passa en Espagne à la famille de Dampierre, qui en fut déchue ; Olivier de Rougé, « vicomte de Rougé », sénateur, créateur de la race bovine Rouge des Prés (1862-1932) ; Bonabes de Rougé (1891-1975), secrétaire général des Ligues de la Croix-Rouge (1936-1957) ; Charles de Rougé, « vicomte de Rougé » (1892-1983), aviateur et inventeur, notamment de l'avion Élytroplan ; Charles-Armand de Rougé, « vicomte de Rougé » (1918-1940), - fils de Bonabes de Rougé -, aspirant officier français mort pour la France à Château-Thierry le crdp.ac-amiens.fr..
Galerie
Seigneuries
La famille de Rougé a possédé les seigneuries suivantes : Les Rues, Le Plessis-Bellière, Chenillé-Changé, La Guerche (Anjou), Moreuil, Villers-aux-Érables, Guyencourt, Faÿ-lès-Nemours, Courtimont, Le Plessis-Courtimont, Roisson, Les Touches, Le Theil-de-Bretagne, Le Teilleul, La Mauvesière, Le Bignon, Sainte Scolace, Vauregnoust, Lorière, Marigné, Le Plessis-Gaudin, La Bellière, Le Bois, La Cour-du-Bois, Maigné, Chigné, Les Mortiers, Dissé, La Courtaillé, La Gauberdière, Les Feuges, Launay, Le Bouays, La Chapelle-Glain, Neuville, La Roche d'Iré, Cinq-Mars-la-Pile, Rouaibile, La Cornouaille, Pontcallec, Gastines, Valençon, Saint-Pierre-Montlimart, La Frébaudière, Langeron, Le May, Montfaucon, Vienne-le-Château, Cholet, Chemillé, Le Tremblay, La Cour de La Raye, Rostrenen, Kerjean, Hervillé, Moyencourt, Hardecourt-aux-Bois, La Maison-Rouge, etc.
Demeures
La famille de Rougé a possédé les châteaux de : Bois-Dauphin à Précigné (jusqu'en 1936), Sablé-sur-Sarthe, Moreuil, Guyencourt-sur-Noye, Villers-aux-Érables, Coetmen, en Tréméven, Tonquédec, Baronville, Dinteville, La Maison-Rouge, Mesnil-Voysin, Bonaban, La Bellière, Le Charmel, La Guerche, Roche d'Iré, Courtimont, Faÿ-lès-Nemours, Pontcallec, Tremblay-sur-Mauldre, Rostrenen, Kerjean, Saint-Symphorien-des-Monts, Tressé, Les Essarts, en Vendée, Les Bouysses, dans le Quercy, Château de Wideville, etc.
Armes De gueules à la croix pattée d'argent.E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 878.
De gueules à la croix pattée et alésée d'argent..
Entourée d'un manteau et bonnet de pourpre (pour la pairie de France) au vol issant de cygne.
Supports : deux lions d'or tenant deux bannières, l'une de gueules à la croix pattée d'argent, l'autre d'hermines plain.
Arthur de Rougé (1844-1913), duc espagnol de Caylus (1893-1913), ainsi que sa fille, "duchesse de Caylus et grande d'Espagne", timbrèrent d'une couronne ducale.
Cri : « Hary Avant ! » Devises : « Rugit mais ne rougit », (« pour Dieu et les miens »), « Sans Plus ».
Titres La famille de Rougé porta différents titres de noblesse, dont celui de « marquis de Plessis-Bellière »Le Bulletin héraldique de France, 1890, page 446 (lire en ligne). pour une branche éteinte (qui était en réalité lié au marquisat de Faÿ-lès-Nemours), et reçut les titres suivants : pair de France en 1815 ; marquis-pair en 1817, confirmé en 1825 ; pair de France en 1827 confirmé baron-pair en 1830.
Postérité
Le nom de la famille de Rougé a été donné à certains lieux publics : la place de Rougé et les arcades Rougé, à Cholet ; la rue du Comte-Claude-de-Rougé, à Béville-le-Comte ; la rue Armand-de-Rougé, à Essarts-en-Bocage ; le pont Aspirant-de-Rougé (du nom de Charles-Armand de Rougé), à Château-Thierry ; la rue Olivier-de-Rougé, à Château-Gontier ; la caserne Rougé, la plus longue de France avant sa démolition en 1914 ; le stade Alain-de-Rougé, à Précigné. la rue Alain-de-Rougé, à Sablé-sur-Sarthe ;
Alliances
Les principales alliances de la famille de Rougé sont : d'Erbrée (1375), de Vrigné (1388), d'Orveaux (1421), du Boys (1447), d'Anès (1477), Foureau (1510), du Vieille (1554), de la Cour (1589), Jousseaume (1637), Petiteau (1683), de Chérité (1660), Prezeau de Guilletière (1700), de Villoutreys (1704) , de Coëtmen (1749), de Rochechouart de Mortemart (1777), de Crussol d'Uzès (1804), de Sainte-Maure-Montausier, Cadeau d'Acy, de Colbert-Chabanais, (1880), Martel (1896), de Cardevac d'Havrincourt, de Pastoret, de Francqueville (1842), Niverlet, de Kérouartz, de Forbin d'Oppède (1809), de Tramecourt (1828), de Beauffort (1874), de Cassagne de Beaufort de Miramon, de Pomereu d'Aligre.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . . Dominique de La Barre de Raillicourt, Les Titres authentiques de la noblesse en France, Éditions Perrin, 2004. . . Dom Lobineau, Mémoire pour servir de preuves à l'Histoire de la Bretagne Rougé, Vicomte Olivier de, Histoire Généalogique de la Maison de Rougé, Chartier Vendôme, 1908. Wismes, Armel de, Ainsi vivaient les Français, Jean-Pierre Gyss éditeur, 2001. Rougé, Comte Bertrand de, Le Château de Tonquédec, Éditions Ouest-France, 2000. Chevalier de Courcelle, Histoire de la Maison de Rougé, Béthune, 1830. Wismes, Armel de, Ainsi vivaient les Français, Jean-Pierre Gyss éditeur, 2001.
Fonds d'archives Les papiers personnels de la famille de Rougé sont conservés aux Archives nationales sous la cote 499AP Archives nationales.
Articles connexes Armorial des familles de Bretagne Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
Liens externes
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