LAffiche Rouge, est une affiche de couleur rougeNe pas confondre avec l'affiche rouge du placardée par le Comité central républicain des Vingt arrondissements. placardée dans la nuit du 5 au Jean Dautry, Lucien Scheler, p. 145 sur les murs de Paris, assiégé par les Allemands depuis . C'est un appel à la formation de la Commune de Paris.

Rédaction Elle a été rédigée par Émile Leverdays, Gustave Tridon, Édouard Vaillant et Jules VallèsLe cri du peuple - Jules Vallès à la demande de la Délégation des Vingt arrondissements (nom provisoire du Comité central républicain des Vingt arrondissements). Elle porte la signature de cent quarante déléguésLa liste est publiée dans Jean Dautry, Lucien Scheler, p. 147-148..

Après l'échec du soulèvement du 31 octobre 1870, contre la politique du Gouvernement de la Défense nationale, les blanquistes viennent renforcer dans les clubs les internationalistes. Pendant le mois de , dans les clubs politiques parisiens on élit des délégués pour la Commune. Le , le Comité central républicain des Vingt arrondissements se réunit sur l'ordre du jour : « De la Commune révolutionnaire et des moyens pratiques pour l'installer révolutionnairement ». Le l'Affiche Rouge est rédigée. Placardée dans la nuit, elle est visible aux parisiens le Prosper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, éd. La Découverte, 1990, :.

Texte de l'Affiche

Il s'agit d'une déclaration de guerre au Gouvernement de la Défense nationale. Elle commence par : Suivent les griefs envers le gouvernement : refus de la levée en masse, répression contre les républicains après le soulèvement du , incapacité de ravitailler équitablement les Parisiens, sorties militaires mal préparées et vouées à l'échec...

Un véritable programme d'action est énoncé en trois points : Réquisitionnement général des ressources matérielles et humaines. Rationnement gratuit. Lutte à outrance pour en finir avec le siège.

Mais le Gouvernement reste en place et le général Trochu fait placarder le même jour une affiche blanche accusant les auteurs de l'affiche rouge de calomnie.

Une tentative de soulèvement échoue le . L'armistice franco-allemand est signé le . Il faut attendre le soulèvement du pour que l'idée de Commune puisse être appliquée.

Signataires Parmi les 140 signataires, dont les noms sont publiés par ordre alphabétique, la plupart sans prénom, en cinq colonnes. se trouvent plusieurs futurs élus de la Commune. :

Ansel Antoine Arnaud Babick Ch. Beslay Gabriel Brideau Champy Chardon Eugène Châtelain Chauvière A. Claris Clémence Demay P. Denis Duval Th. Ferré Flotte M. Garreau Ch. Gérardin Eug. Gérardin Fortuné Henry Alph. Humbert Johannard Lucipia Malon J. Martelet Léo Melliet docteur Tony Moilin J. Montels Napias-Piquet Émile Oudet Parisel Pillot (docteur) Pindy Puget D.-Th. Régère Sicard Theisz Tridon Urbain Ed. Vaillant Jules Vallès Viard

Notes et références

Bibliographie Jean Dautry, Lucien Scheler, Le Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris (septembre 1870-mai 1871), éditions sociales, 1960, 270 p. Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978 Jacques Rougerie, Paris libre 1871, Le Seuil, collection Politique, 1971

Catégorie:Événement de la Commune de Paris Catégorie:Siège de Paris (1870-1871) Catégorie:Janvier 1871