vignette|Limitations de vitesse sur les routes et dans les agglomérations françaises, sauf limitation à , , ou , par beau temps, et sauf indications particulières. La réglementation de la vitesse sur route en France est l’ensemble des règles qui fixent la vitesse maximale autorisée (VMA) par nature de route, de véhicule ou de conducteur empruntant le réseau routier français, ainsi que celles relatives à la signalisation de ces vitesses, aux contrôles et sanctions en cas de dépassement, aux pouvoirs de police des différentes autorités.

Si la première vitesse maximale autorisée date de 1893 et s'applique alors à Paris et aux lieux habités, aucun seuil n'est fixé dans le premier code de la route qui apparaît en 1921. Le conducteur doit maîtriser son véhicule. Cette situation perdure jusqu'en 1962 où la vitesse est limitée en agglomération à . Aucun seuil de vitesse n'est fixé hors agglomération jusqu'en 1973, sauf à l'occasion de quelques expériences sur un nombre limité de kilomètres de routes nationales, notamment en 1969 et en 1970. Le , la vitesse maximale autorisée est fixée à sur l'ensemble du réseau, excepté les autoroutes et la partie déjà limitée à , puis en à sur autoroutes et sur les autres routes.

Pendant une courte période de 1974, les vitesses maximales autorisées sont fixées à sur autoroutes, sur voie rapide et sur les autres routes pour finalement être fixées à respectivement 130, 110 et . En 1990, la VMA en agglomération est ramenée à . Enfin en 2018, la VMA sur routes est à nouveau modifiée avec l'instauration du sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central, avant un retour à dans certains départements ou sur certaines routes.

Par ailleurs certaines dispositions existent concernant l’adaptation de la vitesse en agglomération, les zones de circulation apaisée (zones 30, zones de rencontre ou aires piétonnes), les réductions de vitesse en cas de pic de pollution ou la régulation dynamique des vitesses sur routes à chaussées séparées.

Réglementation en vigueur en France hors collectivités d'Outre-mer Vitesse maximale autorisée par type de voie Les vitesses maximales autorisées à respecter en fonction des conditions de circulation et selon le type de routes sont définies dans les à 413-12-1 du code de la route.. Elles sont les suivantes.

Hors agglomération Conditions de circulation Routes bidirectionnellesRoutes n'étant ni des autoroutes ni des routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central. Routes à deux chausséesséparées par un terre-plein central AutoroutesNormales (route sèche) (environ de routes.) ( de routes) sur les sections de ces routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation. Toutefois, lorsqu'une voirie appartenant au réseau routier national a fait l'objet d'un classement dans la catégorie des autoroutes en application du sixième alinéa de l'article R. 122-1 du code de la voirie routière, la vitesse maximale autorisée demeure celle fixée antérieurement à ce classement - Décret du 14 août 2020.Avec pluie ou autres précipitations( en cas de précipitations si la section a une limite inférieure à par temps secArticle R413-2 du code de la route, sur Légifrance).Visibilité inférieure à Article R413-4 du code de la route

Enfin lorsqu'elles sont plus restrictives, les vitesses maximales édictées par l'autorité investie du pouvoir de police prévalent sur celles autorisées par le code de la route.

En agglomération En agglomération, la vitesse des véhicules est limitée à par défaut. Cette limite peut être relevée à sur les sections de route où les accès des riverains et les traversées des piétons sont en nombre limité et sont protégés par des dispositifs appropriés. La décision est prise par arrêté de l'autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation, après consultation des autorités gestionnaires de la voie et, s'il s'agit d'une route à grande circulation, après avis conforme du préfet..

Par ailleurs certaines zones peuvent avoir des VMA inférieures à . Au cours des années 1980-90, La démarche « ville plus sûre, quartiers sans accidents », aboutit à la création de la zone 30, définie dans l'article R110-2 du code de la route par le décret du . Il s’agit d’une section ou ensemble de sections de voies constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone, la vitesse des véhicules est limitée à . Toutes les chaussées sont à double-sens cyclable, sauf dispositions différentes prises par l'autorité investie du pouvoir de police. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.

Lorsque la limitation à concerne la majorité des rues d'une ville, on parle de « Ville 30 ». Cette notion concerne couvrant 15 % de la population française.. En , 40 des françaises de plus de sont limitées à ..

En 2006 une nouvelle démarche dite « Code de la rue » est engagée afin de faire évoluer le code de la route pour tenir compte de l’évolution des pratiques de l’espace public. Elle débouche en 2008 sur la création d’un nouvel espace « la zone de rencontre » où la vitesse est limitée à ..

Il y a dès lors cinq types d'espaces en milieu urbain, selon la part des fonctions attribuées aux voiries : desserte de la vie locale ou circulation des véhicules motorisés. Le schéma suivant présente les principales caractéristiques de ces espaces, les vitesses maximales autorisées et les équilibres entre ces deux types de fonctions des voiries.. Statut de la voieAire piétonneZone de rencontreZone 30AgglomérationSection 70Signalisation d'entrée100px 100px 80px 100px 100px UsagersPiétons et cyclistesVéhicules liés à la desserte suivant les règles de circulationTous Tous TousTousVitesse maximaleAllure au pasType de priorité Piéton prioritaire sur tous les véhicules sauf les transports guidés de manière permanenteRégime général de priorité, rien de spécifique y compris pour les piétonsÉquilibre vie locale / fonction circulatoire 95 % / 5 %80 % / 20 %50 % / 50 % 20 % / 80 %5 % / 95 %

Vitesse maximale autorisée par type de véhicule

Les vitesses maximales autorisées varient en France selon la voie, le véhicule et le conducteur. Les limitations par type de véhicule en France varient selon la nature du véhicule ou de celle de la marchandise transportée.

Vitesse maximale autorisée pour les jeunes conducteurs Sous réserve du respect des limitations de vitesse plus restrictives, les conducteurs titulaires du permis de conduire en période probatoireLe délai probatoire est de trois ans et réduit à deux ans lorsque le titulaire du permis de conduire a suivi l'apprentissage anticipé de la conduite (Article L223-1 du Code de la route). sont tenus de ne pas dépasser les vitesses maximales suivantesArt. R413-5 du Code de la route : sur les sections d'autoroutes où la limite normale est fixée à ; sur les sections d'autoroutes où cette limite est plus basse, ainsi que sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central ; sur les autres routes.

Ces limitations sont applicables pour tout élève conducteur et, pendant le délai probatoire défini à l'article L.223-1 du code de la route.

Un arrêté du ministre chargé de l'intérieur et du ministre chargé des transports fixe les conditions dans lesquelles sera signalé le véhicule conduit par ces conducteurs ainsi que les modalités d'application des dispositions susvisées.

Maîtrise de la vitesse La section 2 du chapitre « vitesse » du code de la route, à savoir les articles 413-17 à 413-19, rappelle que le conducteur doit toujours maîtriser la conduite de son véhicule et en précise les modalités.

Situations nécessitant une réduction de la vitesse du véhicule La réglementation en vigueur ne dispense en aucun cas le conducteur de rester constamment maître de sa vitesse et de régler cette dernière en fonction de l'état de la chaussée, des difficultés de la circulation et des obstacles prévisibles.

Sa vitesse doit être réduite notamment : lors du croisement ou du dépassement de piétons ou de cyclistes isolés ou en groupe ; lors du dépassement de convois à l'arrêt ; lors du croisement ou du dépassement de véhicules de transport en commun de personnes ou de véhicules affectés au transport d'enfants et faisant l'objet d'une signalisation spéciale, au moment de la descente et de la montée des voyageurs ; dans tous les cas où la route ne lui apparaît pas entièrement dégagée, ou risque d'être glissante ; lorsque les conditions de visibilité sont insuffisantes (temps de pluie et autres précipitations, brouillard) ; dans les virages ; dans les descentes rapides ; dans les sections de routes étroites ou encombrées ou bordées d'habitations ; à l'approche des sommets de côtes et des intersections où la visibilité n'est pas assurée ; lorsqu'il fait usage de dispositifs spéciaux d'éclairage et en particulier de ses feux de croisement ; lors du croisement ou du dépassement d'animaux de trait, de charge ou de selle, ou de bestiaux.

Vitesse minimale sur autoroute Selon l'article R413-19art. R413-19 du Code de la Route. du code de la route, aucun conducteur ne doit gêner la marche normale des autres véhicules en circulant sans raison valable à une vitesse anormalement réduite. En particulier sur autoroute, lorsque la circulation est fluide et que les conditions atmosphériques permettent une bonne visibilité et adhérence, les conducteurs utilisant la voie la plus à gauche ne peuvent circuler à une vitesse inférieure à .

Tout conducteur contraint de circuler momentanément à allure fortement réduite, notamment en fin d'embouteillage, est tenu d'avertir les autres usagers à l'aide de ses feux de détresse ; cela peut le protéger d'un accident en évitant aux véhicules suiveurs de se laisser surprendre. Lorsque la circulation est établie en file ininterrompue, l'obligation ne s'applique qu'au dernier véhicule de la ou des files concernées.

Réglementations spécifiques Réduction de 20 km/h en cas de pic de pollution Deux niveaux sont fixés en cas d'épisode de pollution : le seuil d'information et de recommandationLe seuil d'information et de recommandation correspond à un niveau de pollution qui a des effets limités et transitoires sur la santé de certaines personnes sensibles (femmes enceintes, enfants, personnes âgées) au-delà duquel le préfet fait des recommandations pour réduire les émissions et peut prendre des mesures d'urgence contraignantes si l'épisode de pollution persiste et le seuil d’alerteLe seuil d’alerte correspond à un niveau de pollution qui présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population ou pour l'environnement. au-delà duquel le préfet peut prendre des mesures d'urgence contraignantes. Parmi ces mesures peut figurer une réduction des vitesses maximales autorisées..

Boulevard périphérique de Paris () Lorsque les premiers tronçons du boulevard périphérique de Paris sont mis en service, la vitesse y est limitée à à l'heure, pour tester les possibilités de la nouvelle voie avec les différents moyens de transport qui l'empruntaient et surtout l'usage qu’en feraient les automobilistes. Cette limitation est confirmée par le décret du puisque cette voie est en agglomération et ne fait pas l’objet de dérogation. Toutefois cette dérogation intervient en 1965 avec l'arrêté du , portant la vitesse maximale autorisée sur le boulevard à , sauf dans certaines zones dangereuses (au droit de la porte d'Orléans et en extrémité des pistes rapides).. La vitesse limite à est généralisée à l'ensemble de l'infrastructure en 1993, constituant une exception au code de la route général français., puis à à partir de 2014.. En 2024, la vitesse maximale autorisée est abaissée à , une mesure mise en place progressivement entre le et le sous l’impulsion de la maire de Paris, Anne Hidalgo..

Régulation dynamique des vitesses sur voies à chaussées séparées