Le d'artillerie ( RA) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Besançon artillerie un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

1791 : le régiment de Besançon artillerie prend le nom de d'artillerie 1794 : renommé d'artillerie à pied 1815 : Licencié 1816 : Régiment de Valence 1820 : devient d'artillerie à pied 1829 : réorganisé en d'artillerie 1854 : réorganisé en d'artillerie à pied 1867 : réorganisé en d'artillerie monté 1872 : réorganisé en d'artillerie 1883 : renommé d'artillerie de campagne 1919 : création du / d'artillerie de campagne de marche, par fusion avec le RAC, puis renommé d'artillerie de campagne 1923 : dissous 1939 : création du d'artillerie divisionnaire 1940 : dissous 1956 : création du du d'artillerie à partir du d'infanterie 1959 : devient d'armes spéciales 1964 : dissolution du 1970 : création du d'artillerie 1993 : dissous 2013 : le centre d’entraînement des postes de commandement (CEPC) devient CEPC - régiment d’artillerie 2017 : centre d’entraînement et de contrôle des postes de commandements - régiment d'artillerie (CECPC-) 2025 : le CECPC- redevient le CECPC et perd l'année suivante la garde de l'étendard du

Colonels et chefs de corps

: Jean Baptiste Marie Fayard de Sinceny : Charles Morard de La Bayette de Galles (*) : N. de Boubers : N. de Bellencontre : Jean-Baptiste Lobréau : François Louis Bouchu : Guido Joseph de Ritiis Ricci : Jean Baptiste Nicolas Schouller Jean-Baptiste-Nicolas SCHOULLER (1779-1853) : Victor Abel baron Dessalles : Georges Poirel : Joseph Félix Leblanc de La Combe : Jean baron Pache : François Ignace Delort de La Flotte : Michel Christophe Jean Le Boul : Marie Joseph Maurice de La Coste du Vivier Marie, Joseph, Maurice de La Coste du Vivier : Paul Pierre Savoye : Philippe Gustave Voysin de Gartempe 1854 : François Braive : Eugène Catherine de Beurmann : Jean-François Le Secq de Crépy : Félix Hyppolyte Gresset

1903/1907 : colonel Prosper Péchot (inventeur de la voie 60)

23/06/1914 - 18/10/1914 : Colonel Léonce Marie Lebrun

1970/1973 : colonel Lamort 1973/1975 : Colonel Daniel Clédière 1975/1977 : colonel Libourel 1977/1979 : colonel Lemaire 1979/1981 : colonel Martinie 1981/1983 : colonel Lejehan 1983/1985: colonel Buisine 1986/1988: colonel Givaudan 1988/1989 : Colonel Guiochon 1989/1991 : Colonel Hasselmann 1992/1993 : Colonel Perrin

Historique des garnisons, combats et batailles du RA Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire La Révolution supprime les dénominations de l'ancien régime, les régiments sont numérotés. Le est attribué au régiment, en fonction de son ancienneté. Devenu d'artillerie l'ancien régiment de Besançon artillerie, quitte, le , Douai pour se rendre à La Fère, à cause de quelques troubles dans lesquels un certain nombre de canonniers et de soldats du régiment de Vintimille s'étaient compromis.

En 1792, le régiment est partagé entre les places de la frontière de Flandre et les armées du Nord et de la Moselle. Cette même année, il forme sa qui était commandée par le capitaine Hanicque.

Les compagnies du d'artillerie se distinguèrent aux défenses de Lille en 1792 et de Valenciennes en 1793, et prirent part aux conquêtes de la Belgique et à celle de la Hollande. Quelques-unes se trouvèrent à Valmy, à Jemmapes, à Kayserslautern, et aux sièges de Lyon et d'Anvers.

Le dépôt, qui s'était retiré à Valenciennes, après la bataille de Neerwinden, fut compris dans la capitulation de cette place, et alla d'abord s'établir à La Fère pour revenir bientôt à Douai, d'où il alla à Auxonne après la paix de Bâle.

Par décret du créant le 3e régiment d'artillerie à cheval, le régiment prend alors la dénomination de « ».

Fin , les et la , le de la , les et de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne, le , le 21e régiment de chasseurs à cheval, la 27e division de gendarmerie et des détachements des , et sont camp de Marly sous les ordres du général Baraguey d'Hilliers commandant de l'armée de Paris<ref>[https://archive.org/details/mergimentdinfan00unkngoog Capitaine Raymond d'Izarny-Gargas : 38e régiment d'infanterie : historique des corps qui ont porté le numéro 38]</ref>.

En 1796, le fourni, quelques compagnies à l'armée d'Italie et d'autres à l'armée d'Angleterre. La plupart de ces dernières passèrent successivement aux colonies, ce qui éloigna le régiment du service de la Grande Armée. Son dépôt avait été placé, en 1801, à Toulouse, et il y resta jusqu'à la fin de l'Empire, fournissant aux besoins des armées d'Espagne et de Portugal et des côtes et des îles de l'Océan depuis Brest jusqu'à Bayonne et de celles de la Méditerranée.

1799 Bataille de Stockach

Le régiment d'artillerie à pied participe ensuite à la plupart des campagnes du Premier Empire. Il s'illustre à Austerlitz en 1805.

Quelques compagnies servaient en 1806 en Italie et dans le royaume de Naples et d'autres étaient en Allemagne 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna

En 1807, une partie du régiment se trouve à la bataille d'Eylau.

Vint enfin la guerre d'Espagne, à partir de 1808, dont le régiment porta le principal poids en ce qui regarde l'artillerie. Trois de ses compagnies furent englobées dans le désastre de Bailén. Cinq étaient attachées au de l'armée d'Espagne. Dix compagnies servaient à l'armée de Portugal et participèrent à la bataille de Vimeiro. 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole Bataille de Bailén Bataille de Vimeiro Il s'illustre au siège Saragosse.

Voici quel était l'emplacement des fractions du corps au , au moment où se préparait la campagne de Russie :

Les compagnies stationnaires dans les Pays-Bas ont fait les campagnes de Russie et de Saxe. Du 16 au 19 octobre elles combattirent à la bataille de Leipzig. Conformément au décret du , le régiment avait été porté à 28 compagnies, comme les autres. La avait été faite prisonnière près de Dresde.

1814 : Guerre d'indépendance espagnole, Campagne de France (1814) 27 février : bataille d'Orthez

Le , le dépôt, sur l'ordre du maréchal Soult, s'était transporté de Toulouse à Carcassonne. Revenu à Toulouse après la capitulation de Paris, le régiment y est réorganisé le par le général Tirlet.

Au moment du retour de l'Île d'Elbe, quelques compagnies furent envoyées à l'armée que le duc d'Angoulême essayait d'organiser sur le Rhône pour barrer le passage à l'Empereur. Elles firent ce que fit le reste de l'armée; elles se rallièrent à Napoléon.Le n'a pris aucune part à la campagne de Belgique. Les compagnies étaient ainsi placées , à la date du :

Les et repassèrent la Loire avec l'armée de Waterloo et vinrent s'établir à Limoges.

La partie principale du est licencié à Toulouse le par le général Bouchu. Les autres compagnies le furent à leur tour, en tenant compte du service des places. Les dernières compagnies vécurent jusqu'au .

De 1816 à 1852 Le dépôt placé sous les ordres du commandant Ocher de Beaupréqui deviendra général, s'était transporté en de Toulouse à Valence.

C'est là qu'a été formé immédiatement le nouveau « », sous le titre de « régiment de Valence ». Il eut pour fonds le dépôt et 2 compagnies et demie de l'ancien , et reçut les anciens canonniers des départements des Basses-Alpes, des Hautes-Alpes, du Var, de la Drôme et de l'Isère.

En 1820 le « régiment de Valence » prend le nom de « ».

En 1821, il est en garnison à Strasbourg, puis à La Fère en 1823, et à Metz en 1826.

En 1829, à Metz, il prend le nom de en recevant les , et du et en versant ses quatre dernières compagnies au de nouvelle formation.

En 1830, il est en garnison à Rennes puis à Strasbourg en 1832.

Au début de 1834, il cède trois de ses batteries qui vont concourir à Bourges à la formation du .

Il se trouve en poste à La Fère en 1838, à Vincennes en 1842, à Metz en 1844, à Valence en 1848 et à Toulouse en 1852.

Second Empire Il était encore à Metz en 1854, lorsqu'il fut atteint par la fâcheuse organisation qui marque cette année. Par des motifs absolument incompréhensibles, les vieilles traditions ont été brisées. La plupart des régiments changèrent de numéros, et le perdit le rang qu'il possédait depuis si longtemps. Il devint le .

L'organisation du , forme le avec l'état-major et 4 batteries du , 4 batteries à pied du et 4 batteries à pied du .

Dans la première moitié du , le RA embarque pour l'Algérie. En 1854 et 1855, il est en Crimée à Sébastopol. Puis en 1859, il participe à la victoire des troupes franco-piémontaises à Solférino.

Comme les autres régiments d'artillerie à pied, il est redevenu régiment mixte en 1866 et 1867.

De 1862 à 1867, il s'illustre dans l'expédition du Mexique en particulier lors de la bataille de Mazatlan en 1866[Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)].

En 1870, sont engagées sur le sol national contre les Allemands, dans l'armée du Rhin. Après la capture de l'armée impériale, une partie des batteries qui n'avaient pas été engagées participent à la défense de Paris et se trouvent engagées aux batailles et combats de Chatillon, de La Malmaison, de Champigny, du Bourget, de Buzenval et de Montretout. Une autre partie engagée avec la 1re armée de la Loire participe aux batailles d'Artenay, de Coulmiers, de Ladon, de Beaune-la-Rolande, de Chevilly et d'OrléansLouis d'Aurelle de Paladines : La première armée de la Loire, par le général d'Aurelle de Paladine. (21 décembre 1871.). Une troisième partie engagée dans la 2e armée de la Loire participe aux batailles de Patay et du Mans. Une dernière partie affectée à l'armée de l'Est est engagées aux batailles de Villersexel () et d'Héricourt.

De 1871 à 1914 vignette|Le lieutenant Félix Léon Marie, du , vers 1892. En 1871, une partie du régiment est envoyé en Algérie.

En 1872, il garde son état-major, son dépôt et 8 de ses batteries et il reçoit une batterie à cheval du 18e régiment d'artillerie et une batterie à cheval du 19e régiment d'artillerie. Il cède en échange 7 batteries montées au 19e régiment d'artillerie, une batterie montée au 24e régiment d'artillerie, et 3 batteries au 29e régiment d'artillerie.

L'année suivante, il fait partie de la 16e brigade d'artillerie, et reçoit une batterie du 9e régiment d'artillerie et verse 3 batteries au 37e régiment d'artillerie de nouvelle formation.

Fin 1873 c'est Castres qui accueille le RA pour .

En 1881, il participe à la campagne de Tunisie

Première Guerre mondiale

Le d'artillerie de campagne est mobilisé à Carcassonne.

Affectation , artillerie de la .

Composition : 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons).

1914 Équipé du fameux canon de 75 mm modèle 1897, il part de Carcassonne le au sein de la DI 28 août au 8 septembre 1914 : siège de Maubeuge Du au : première bataille d'Ypres. Entre Dikkebus et Wytschaete, le régiment tient sa position pendant 66 jours sous le froid, la pluie persistante et le feu de l'artillerie lourde allemande avant d'être relevé par un régiment britanniqueHistorique du 3e régiment d'artillerie 1914-1919, p. 6.. 1915