Le boulevard Arago est une voie située dans le quartier Croulebarbe du 13 et le quartier du Montparnasse du de Paris.

Situation et accès Le boulevard Arago est desservi par les lignes de métro 7 à la station Les Gobelins, 6 à la station Saint-Jacques, 4 à la station Denfert-Rochereau et par la ligne B du RER à la gare de Denfert-Rochereau.

Par ailleurs, les trottoirs du boulevard Arago, parfaitement resurfacés, en légère descente sur plus de , et peu fréquentés, sont devenus un site favori des amateurs de roller, tout particulièrement des débutants.

Origine du nom vignette|redresse|gauche|François Arago. Il est nommé en l'honneur du physicien et homme politique français François Arago (1786-1853) ayant vécu vingt-cinq ans à l'Observatoire de Paris, dont il fut directeur, ..

Historique Le boulevard Arago est ouvert, par décret du dans le cadre des travaux d'Haussmann, sur une largeur de entre la rue Mouffetard et la barrière d'Enfer, en prolongement de la première section du boulevard Saint-Marcel. Son tracé a absorbé : une partie de la rue des Marmousets-Saint-Marcel ; la totalité de l'église Saint-Hippolyte ; le cul-de-sac de Longue-Avoine, qui débouchait dans la rue du Faubourg-Saint-Jacques à hauteur de la rue Leclerc et qui était long de .

Le boulevard est le dernier endroit à Paris où ont été effectuées, à l'angle de la rue de la Santé, des exécutions publiques à la guillotine jusqu'au milieu du . Trente-sept condamnés y furent guillotinés entre le (Georges Duchemin) et le (Max Bloch) : celle-ci fut l'avant-dernière exécution publique ayant eu lieu en France. Ces exécutions publiques du boulevard Arago sont mentionnées dans Mort à crédit de Céline.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Entre l'avenue des Gobelins et la rue de la Santé Au : un fragment de portail, dernier vestige de l'ancienne église paroissiale Saint-Hippolyte détruite en 1857 lors de l'ouverture du boulevard. Le passage, entre les , est tracé au-dessus de l’ancien lit de la Bièvre vive.. Au : immeuble, de style éclectique, construit par l’architecte Edmond Becquet, pour le compte d’un mégissier, en 1901.. Au , temple protestant de Port-Royal, construit en 1898. Aux , le siège des éditions Karthala. L'hôpital Broca. Au a vécu et est mort le sculpteur Jean-Antoine Injalbert (1845-1933). Aux se trouvait la congrégation du Saint-Sacrement, au milieu du . Elle occupait une grande maison représentée sur le plan de Turgot (planche 8). Le religieux Lamennais y habitait. Au , la Cité fleurie, avec sa trentaine d'ateliers d'artistes, où vécurent, notamment, Paul Gauguin, Amedeo Modigliani, Henri Cadiou. En 1929, Louis Bouquet y loue un très vaste atelier pour pouvoir réaliser les commandes reçues en vue de la réalisation du Musée des colonies dans le cadre de l'Exposition coloniale internationale de 1931. Au , le square Henri-Cadiou.

Entre la rue de la Santé et la rue du Faubourg-Saint-Jacques La dernière vespasienne de Paris, à l'angle de la rue de la Santé.Site pariszigzag.fr, article "La dernière vespasienne de Paris, une histoire d’urbanisme et de rencontres interdites".. Fortement dégradée, elle était encore à cet endroit en 2022Site actu.fr, article "Journée des toilettes publiques : on a retrouvé la dernière vespasienne de Paris".. Une photo publiée sur le site de Wikimedia Commons indique que celle-ci a été restaurée durant l'été 2023Site commons.wikimedia.org, photo de la vespasienne du boulevard Arago le 17 septembre 2023.. Au , la maison de l'écrivain américain Alden Brooks (1882-1964), conçue par l'architecte Paul Nelson en 1928. À l'angle avec la rue Messier est apposée une plaque commémorative en hommage au résistant Conrad Miret i Musté« Plaque en hommage à Conrado Miret I Musté, mort pour la France », museedelaresistanceenligne.org, consulté le 28 juillet 2025.. La prison de la Santé, inaugurée en 1868. Elle longe le boulevard, mais n'y possède pas d'entrée. Face au et aux , chapelle Saint-Joseph-de-Cluny.

Entre la rue du Faubourg-Saint-Jacques et la place Denfert-Rochereau L'Observatoire de Paris, par son côté sud, qui ne possède pas d'entrée sur cette voie, seul l'accès par le jardin de l'Observatoire de Paris étant possible. Au , la faculté de théologie protestante de Paris, construit en 1877. Entre le et le , la place de l'Île-de-Sein avec le socle de la statue de François Arago. Au a vécu et est mort le , le peintre et dessinateur alsacien, illustrateur des Misérables, Gustave Brion (1824-1877). Au bis, l'Institut d'astrophysique de Paris, dans lequel se trouve également le secrétariat de l'Union astronomique internationale. Au , Maison des Missions de la Société des missions évangéliques de Paris construit en 1882, devenu Service protestant de Mission (DEFAP). : immeuble de 1882 (architecte A.Spezzechino). : immeuble de 1885 (architecte Hemart). : immeuble de 1881 (architecte Louis Salmon). La place Denfert-Rochereau.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Boulevard dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Boulevard dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme