Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Béarn, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
1762 : Prend le nom de régiment de Béarn. 1776 : Le régiment de Béarn est dédoublé. Les et bataillons conservent le titre, les drapeaux et le costume du régiment de Béarn. Les et forment le régiment d'Agénois. : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Béarn devient le d'infanterie de ligne ci-devant Béarn. 1793 : Lors du premier amalgame la de première formation n'a pas été formée. Le reste vacant 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 1814 : pendant la Première Restauration et les Cent-Jours, le régiment garde son numéro : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Finistère 1820 : la légion du Finistère est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne 1887 : renommé 1914 : Donne naissance au 193? : devient alpine 1940 : dissous
Chefs de corps
1791 : colonel Michel-Ange de Castellane 1791 : colonel Jean Charles de Myon 1792 : colonel Marie Louis de Varennes (*) 1793 : chef de brigade Charles Dauriere 1795 : chef de brigade Balthazar Romand (*) 1796 : chef de brigade Faure puis colonel en 1803 1804 : colonel Hilaire Benoit ReynaudColonel Reynaud, blessé le 1808 : colonel Paul Louis Marie Dein 1813 : colonel Charles Aimable LevavasseurBlessé le . 1830 : colonel Anatole Mangin 1830 : colonel Charles Jean-Baptiste Parchappe 1859 : colonel Martin Daudel ? : colonel Théodore Eugène Fraboulet de KerléadecColonel Fraboulet de Kerléadec, blessé et décédé le à la bataille de Saint-Privat - : colonel Joseph Derroja . 1888 : colonel Jean Edmond Dessirier . 1940 : colonel Jean FavatierMort au Champ d'Honneur le 05/06/1940 à Béhen (Somme)Lire en ligne : Giaubert - Commandant
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
d'infanterie de ligne ci-devant Béarn (1791-1794)
Révolution haïtienne À la fin de 1791, le s'embarqua au Havre pour passer à Saint-Domingue, pour participer aux batailles et combats de la Révolution haïtienne ou il est décimé par les combats et la maladie.
Guerres de la Révolution En , le reste du régiment se rendit à Arras, et au commencement des hostilités il fut jeté dans Lille ; il s'illustra dans la défense de cette place. Le , le bataillon de Béarn fut chargé d'aller s'assurer de la retraite des Autrichiens et de combler leurs travaux. Le bataillon termina cette campagne par la conquête de la Belgique et la prise d'Anvers, le , où il fut mis en garnison.
Rentré en France, après la bataille de Neerwinden, il fit en 1793 partie de l'armée du Nord.
Le , lors du premier amalgame le du d'infanterie (ci-devant Béarn) est amalgamé avec le de volontaires de la Sarthe et le des Fédérés Nationaux pour former la de première formation. Le du d'infanterie (ci-devant Béarn)qui devait former le noyau de la de première formation étant aux colonies, elle n'a existé que sur le papier. Le dépôt du de Béarn, resté dans les garnisons de la Bretagne, est entré directement, lors du deuxième amalgame dans la formation de la de deuxième formation. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1793 la de première formation, qui devait être créée par l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Austrasie), de volontaires de l'Allier, de volontaires de la Gironde et de volontaires d'Indre-et-Loire n'a pas été formée.
Ainsi le reste vacant de 1794 à 1796.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation( du d'infanterie (ci-devant Angoulême), de volontaires de Loir-et-Cher, de volontaires de la Somme, de volontaires de la formation d'Orléans, de volontaires des réserves, de volontaires des réserves) La de deuxième formation fait les campagnes de l'an IV (1796) et de l'an V (1797) à l'armée du Nord, celles de l'an VI (1798) aux armées du Nord, d'Allemagne et de Mayence celle de l'an VII (1799) à l'armée de Batavie et celles de l'an VIII et de l'an IX (1800-1801) aux armées de Batavie et du Rhin avec lesquelles elle participe aux batailles de Biberach et d'Hohenlinden et se distingue particulièrement le à la bataille d'Engen. Le de ce corps a participé à l'expédition de Saint-Domingue. Ce bataillon entra dans la composition de la nouvelle en application de l'arrêté du 12 floréal an XI ().
d'infanterie de ligne (1803-1815)
Guerres de l'Empire Par décret du an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec les : et de la de deuxième formation (2 bataillons) et de la de deuxième formation (2 bataillons) De l'an XII 1803 à 1806, le d'infanterie de ligne est en garnison à Brest.
En 1807 il au de la Grande Armée avec lequel il participe à la bataille de Friedland avant de rejoindre le corps d'observation de la Gironde
En 1808, il est à l'armée de Portugal et à la division d'observation des Pyrénées-Occidentales et participe dans le cadre de la Guerre d'indépendance espagnole au sièges et batailles de Saragosse, Riosecco, Évora et Vimeiro.
En 1809 il est aux armées d'Espagne et de Portugal avec lesquelles il participe aux batailles de la Corogne, Port-Martin et d'Oporto.
De 1810 à 1812 le est aux armées de Portugal et d'Espagne et combat à Astorga, Buçaco, et de Salamanque.
En 1813 le régiment est aux armées d'Espagne et de Portugal, ou il participe aux batailles de San Millan, de Sorauren et de la Bidassoa.Appelé pour participer à la campagne d'Allemagne il est rattaché au de la Grande Armée et au corps d'observation de Bavière avec lesquels il participe aux batailles de Bautzen, de Leipzig (16-19 octobre) et de Hanau.
En 1814 il est à la Grande Armée, et participe à la campagne de France et se trouve engagé dans les batailles de Vauchamps (14 février 1814), de Bar-sur-Aube, de Reims et de Fère-Champenoise. L'exil de à l'île d'Elbe, permet, le , le retour de prisonniers d'Angleterre.
En 1815, durant les Cent Jours, il est à la Grande Armée.
Officiers tués ou blessés en servant au régiment d'infanterie de ligne sous l'Empire (1804-1815) : officiers tués : 36 officiers morts de leurs blessures : 20 officiers blessés : 107
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion du Finistère (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion du Finistère, qui deviendra le 15e régiment d'infanterie de ligne en 1820, est créée.
d'infanterie de ligne (1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, à Valenciennes, avec les 3 bataillons de la légion du Finistère.
1820 à 1852 Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue dans les combats dans les Asturies le . De 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne.
Les 2 premiers bataillons font partie du corps expéditionnaire contre la régence d'Alger et participe aux campagnes de 1830 et 1831 à l'armée d'Afrique et s'illustre à la bataille de Staoueli (), dans tous les engagements qui ont précédé la prise d'Alger () puis au combat et à la prise de Blida (), au passage et au combat du col de Mouzaïa (18 et ), aux combats sur le plateau d'Ouara et sur le col de Mouzaïa ( et ).
Une ordonnance du créé, en métropole, le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.
Les bataillons du régiment de ligne engagés en Algérie rentrent en France en .
En 1848, le régiment est affecté à l'armée de Paris.
Second Empire
1855-1856 : Guerre de Crimée, Siège de Sébastopol. 1859 : Campagne d'Italie, Bataille de Melegnano, Bataille de Solférino 1870 : Guerre franco-prussienne : le régiment quitte Soissons pour se rendre à Thionville ou il arrive le même jour. : l'effectif du est de 61 officiers et . Batailles de Borny, Saint Privat et Sevigny Le , le bataillon, formé le , quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15 Le , le RIL est décimé en perdant le deux tiers de son effectif à la bataille de Saint-PrivatD Vincent : Souvenir d'un soldat de 1870. Siège de Soissons. : Combat du bois de Vigneulles Le , à la suite de la capitulation de Soissons l'ensemble des compagnies formant le dépôt du d'infanterie est fait prisonnier de guerre. L'ensemble du 15e régiment d'infanterie étant prisonnier, celui-ci n'existe plus.
Le , le dépôt du d'infanterie est réorganisé à Bayonne. Le , son effectif est de 12 officiers et 299 hommesLa mobilisation de l'armée, mouvement des dépôts (armée active) du 15 juillet 1870 au mars 1871 guerre de 1870-1871 par Aristide Martinien.
1871 à 1914 1870 : Perpignan 1879 : implantation de l'état major et des deux premiers bataillons à Castelnaudary, le sera stationné à Carcassonne. 1881 et 1882 : un bataillon est envoyé en Algérie
d'infanterie 1871 à 1914 1907 : départ pour Albi.
Première Guerre mondiale vignette|Portrait de trois soldats mobilisés au en 1915. En 1914; Casernement : Albi.
À la d'infanterie d' à .
1914 Bataille de Morhange (18 au ) Bataille de Rozelieures (-) Kortekeer-Cabaret (Belgique) 11/1914 Seicheperey (St Mihiel) Bataille des Flandres (novembre à ).
1915 février à août : Champagne, Bois Sabot () septembre à novembre : seconde bataille de Champagne, Mont Têtu (), Butte de Tahure
1916 Bataille de Verdun : Reprise des forts de Douaumont et de Vaux, Fleury-sous-Douaumont (juillet –octobre) Argonne (septembre à ) : Ravin de la Fille Morte
1917 Secteur de Verdun : cote 304, Mort Homme (janvier à juin) Alsace : (novembre-décembre) : Aspach Vosges (décembre à ) : Le Voilu
1918 Alsace : (février-avril) : Aspach Flandres (mai-août): Le Kemmel, ferme des Pompiers, côte 44 bataille de l'Ailette (août-octobre) : Fresnes, Couvron La Serre (octobre, novembre) : Pouilly, Crécy sur Serre, ferme St Jacques
Entre-deux-guerres thumb|Soldats du RI en manœuvres en 1936. 1936 : Casernement à Albi, Castelnaudary et Rodez
Le RI est requis en , pour appliquer le plan de barrage dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au .
Seconde Guerre mondiale Le d'infanterie alpine (RIA) est mobilisé en 1939 sous les ordres du colonel Favatier puis du Chef de bataillon commandant Giaubert le , à la d'infanterie alpine.