Avraham "Avrum" Burg (en ), né le à Jérusalem, est un homme d'État franco-israélien. Partisan déclaré de la laïcité, il milite en faveur de la séparation des institutions religieuses de l'État d'IsraëlAvraham Burg, Defining Israel as a Jewish state is the key to its end, Haaretz, 7 juin 2007...

Élu à la présidence de la Knesset en 1999, il est le premier député désigné par ses pairs pour présider les travaux du Parlement national étant né sur le territoire israélien. Au mois de , il devient président de l'État d'Israël par intérim après la démission d'Ezer Weizman ; il occupe ce poste un peu moins de vingt jours, jusqu'à l'élection de Moshe Katsav.

Biographie

Il est le fils de Yosef Shlomo Burg (1909 - 1990), lequel fut membre du Parti religieux national, ministre dans des gouvernements tant travaillistes que de droite ainsi qu'élu à 11 reprises à la Knesset. Il fait son service dans une brigade parachutiste de Tsahal avec le grade de lieutenant puis étudie les sciences sociales à l'Université hébraïque de Jérusalem.

Burg milite ensuite dans Shalom Archav et est blessé par une grenade lors d'une manifestation de l'organisation à Jérusalem au cours de laquelle Emil Grunzweig est tuéSite du Ministère des Affaires étrangères d'Israël. Il se définit comme Article du journal Le Monde du 7 octobre 2003 repris sur le site col.fr..

En 1978, il épouse Anne-Joëlle Lazare, dite Yaël, la fille de Lucien Lazare.

Il obtient la nationalité française en 2007.

Carrière politique

En 1985, il est nommé conseiller du Premier ministre Shimon Peres et, en 1988, est élu à la Knesset sur la liste du Parti travailliste.

En 1995, il démissionne de la Knesset à la suite de sa nomination comme président de l'Agence juive et de l'Organisation sioniste mondiale. Dans ses nouvelles fonctions, il s'occupe de la réappropriation des biens juifs spoliés lors de la Shoah.

En 1999, il retourne à la vie politique, comme président de la Knesset, poste qu'il occupe jusqu'en août 2003. À ce titre, il tiendra, à 44 ans, le rôle de Président faisant fonction du au .

En 2001, il se présente à la présidence du Parti travailliste mais perd.

En 2004, il se retire de la vie publique mais continue de militer et donne encore des conférences à travers le monde. Il se déclare très attaché à la construction européenne :

Évolution de sa position à l'égard du sionisme Après avoir été président de l'Organisation sioniste mondiale, il rompt avec le sionisme de gauche dans les premières années qui suivent le déclenchement de la seconde intifada en , et participe aux travaux du Forum Bruno Kreisky pour le dialogue international qui a publié le rapport intitulé Repenser la politique en Israël/Palestine. La partition et ses alternatives, présenté en 2014 par le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen..

En septembre 2003, Burg fait sensation avec la publication dans le quotidien Yediot Aharonot d'un article intitulé : « La révolution sioniste est morte » et reproduit dans la presse internationale<ref>Avraham Burg, La révolution sioniste est morte, Le Monde, 11 septembre 2003</ref>Avraham Burg, The End of Zionism ?, The Guardian, 15 septembre 2003..

Dans un entretien publié en juin 2007 dans Haaretz, Burg parle d'Israël, qu'il a quitté, comme d'un "ghetto sioniste". Il y déclare que . Il considère qu'il est temps de dénoncer la théorie de Theodor Herzl, estimant qu'après la création d'Israël, le sionisme aurait dû être aboli..

Il envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l'image d'Hitler" et "je ne veux pas qu'Hitler définisse mon identitéhttps://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2007/06/09/nous-sommes-deja-morts-avraham-burg-attaque-l-etat-juif-ghetto-sioniste_921015_3218.html#c9wLSETBw5G81mo7.99. Dans un entretien au journaliste J.J. Goldberg, paru la même année, Burg déclare qu'il n'a jamais dit « abolir » mais « repenser » ().".

En juillet 2010, il crée un nouveau parti politique israélien judéo-arabe, Shivyon Yisrael (Israël Égalité) qui ..

En janvier 2015, il apporte son soutien au parti Hadash..

Citations

Le 3 avril 2008, lors d'un débat avec Alain Finkielkraut

Le 15 mai 2008, lors d'un entretien dans Le Monde.

Publications Vaincre Hitler : pour un judaïsme plus humaniste et universaliste'', Fayard, 2008

Références

Liens externes

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