La galerie de Minéralogie et de Géologie est un établissement du Muséum national d'histoire naturelle. C'est un ERP (), elle est labellisée , et elle se trouve dans le Jardin des plantes, à Paris. Elle comporte une collection d'environ spécimens, page de présentation , site web officiel du Muséum national d'histoire naturelle. entre échantillons de roches, minéraux, cristaux, gemmes, météorites et œuvres d'art en relation. Cette collection figure parmi les plus anciennes du monde. Histoire gauche|vignette|Péristyle et fronton de l'aile droite de la Galerie. Les mots et indiquent, l'un l'accès aux collections permanentes de minéralogie, l'autre que c'est ici que se trouvait autrefois (jusqu'en 1963) la bibliothèque centrale du Muséum. Photo de Henri Larnac, 1906. L'histoire de cette collection remonte à 1625, époque à laquelle des minéraux étaient déposés dans le . Ce « droguier » (une collection de plantes et minéraux aux vertus médicinales) sera transporté entre 1633 et 1635 au cabinet du roi, installé alors pour la première fois dans le Jardin royal des plantes médicinales, dit le . Inauguré en 1635, le Jardin du Roi ouvre ses portes au public dès 1640. C'est le Jardin et les cours d'histoire naturelle (cours en français) qui ouvrent au public : les collections de minéraux, elles, restent encore à ce stade dans les réserves du cabinet du roi. Par la suite, la collection a été enrichie de pierres précieuses sous Louis XIV et a commencé à être présentée au public, au cabinet du roi, à partir de 1745.vignette|Localisation de la galerie de minéralogie et de géologie au Jardin des plantes. vignette|E.D. Renard, "Vue extérieur de la galerie de minéralogie au Jardin des plantes", L'Illustration, 2 février 1856, n°675 Le bâtiment actuel, aux grandes vitrines en bois sculpté, commença à être construit à partir de 1833 en suivant les plans de l'architecte Charles Rohault de Fleury. Lorsque la Galerie est finalement inaugurée en présence du roi Louis-Philippe, en 1837, elle est le premier bâtiment construit en France pour être destiné à un musée. Depuis qu'elle a ouvert ses portes au public en 1841, page du site web officiel de la Galerie. sa surface d'exposition avoisine les . Le professeur Jean Orcel avait fait rénover l'ensemble de la Galerie en 1963.

Le bâtiment est divisé en trois parties contigües : une longue nef centrale (qu'on appelle aussi « la galerie des colonnes » ou « la grande salle des colonnes »Galerie de Minéralogie et Géologie : la nef, galeriedemineralogieetgeologie.fr (MNHN)) et, de chaque côté, une aile latérale gauche et une aile latérale droite, chacune séparée de la nef centrale par un péristyle à quatre colonnes. Chacun de ses deux péristyles latéraux est couronné par un fronton triangulaire évoquant le style grec classique. De l'inauguration du bâtiment en 1837 jusqu'en 1963, l'aile droite du bâtiment avait reçu la bibliothèque du Muséum, ce qui est encore lisible par le terme sous le fronton de cette partie du bâtiment (il s'agit de l'aile droite si le visiteur se place en face du bâtiment, face au Sud-Est). Depuis 1963 la nouvelle bibliothèque est au de la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, à l'emplacement d'une chapelle disparue située entre le « Grand labyrinthe » et de l'ancien cabinet du roi ; la chapelle contenait la tombe de Guy de La Brosse, l'un des fondateurs du Jardin royal des plantes médicinales.

L'aile gauche de la galerie de Minéralogie et de Géologie contenait initialement l'herbier national et les collections de botanique : le terme est aussi encore visible sous le fronton de cette partie du bâtiment. Lorsque la nouvelle galerie de Botanique, inaugurée en 1935, reçut l'herbier et les collections botaniques, cette aile gauche accueillit des donations de collections minéralogiques en attente de tri et d'attribution (comme celle de Louis VésigniéJean_Orcel, « Louis Vésignié (1870-1954) », note biographique in Bulletin de Minéralogie Année 1956 n° 79, 1-3 pp. 1-6 - .) et divers services du Muséum (comme le service « Photo-Cinéma » alors dirigé par Jean Dragesco du CNRS, spécialisé en météorites, astronomie et biologie animale, inventeur du « fusil photographique »). En 1972, le paléontologue Jean-Pierre Lehman y installa la galerie de PaléobotaniqueSa biographie sur le site de l'académie de sciences, qui présentait un assortiment de plantes fossiles de différentes époques, et une reconstitution paléoartistique d'une forêt carbonifère avec sa faune, sur fond sonore de stridulations d'insectes et de coassements d'amphibiens. Cette galerie fut fermée en 1998 et entièrement démantelée en 2005. Une partie des fossiles qu'elle exposait est actuellement visible, dans l'enceinte du Jardin des plantes, au deuxième étage de la galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée et dans la serre de l'histoire des plantes (ancienne ).

La nef centrale ou « galerie des Colonnes » présentait les différents types de roches et de minéraux dans une classification thématique et un style qui lui valut le tournage de scènes de filmsLe film de 52 minutes par exemple, consacré aux collections de Géologie, y fut tourné par Francis Duranthon, avant d'être diffusé sur FR3 et la Cinq, en 2002 et 2003 : ce film est le dernier témoignage de l'ancienne richesse de la Galerie.. Mais au cette présentation ne correspondait plus aux normes de sécurité anti-vol, anti-incendie et anti-radiations ionisantes, et comme l'argent manquait pour la mettre aux normes en conservant son classement et son esthétiqueMettre les collections de minéralogie aux normes tout en conservant leur esthétique, a été fait par exemple au Naturhistorisches Museum de Vienne en Autriche : voir les photos dans l'article., elle fut démontée en 2004 et la majeure partie des spécimens fut mise en réserve. Les plus spectaculaires restèrent visibles au rez-de-chaussée de l'ancienne bibliothèque et au sous-sol pour le du MuséumSelon les professeurs Henri-Jean_Schubnel, qui a pris sa retraite en 2003, et Patrick_De_Wever, qui dirigeait le laboratoire de géologie jusqu'en 2001, ..Pierre-Jacques Chiappero, l'un des spécialistes de la minéralogie systématique descriptive en France, et qui vient d'être nommé à la Conservation générale du patrimoine, explique que . Des projets chiffrés, mais très en dessous de tels montants, ont été proposésRésumé de leurs interventions in Isabelle Brisson, « Les Collections de géologie du Muséum à l'abandon », Le Figaro, 14/10/2007. Lire aussi Henri-Jean Schubnel Jean-François Pollin et Jacques Skrok, Larousse des minéraux, sous la coordination de Gérard Germain, Larousse, Paris 1981, 364 p. et les collections furent rangées dans des contenants métalliques, après quoi l'espace fut consacré à des expositions thématiques temporaires telles que les Cristaux géants ou l'Or.

En l'état, la collection comporte environ échantillons de roches, échantillons de minérauxNombre de spécimens de minéraux (chiffre du MNHN), météoritesMétéorites (page officielle du MNHN)., 8 km de carottes sédimentaires, des collections de gemmes et un ensemble unique au monde de cristaux géants. Une partie des spécimens provient de dons : collection John Morgan au début du , collection Louis Vésignié dans les années 1960Maurice Mashaal : « Trésors de la Terre », in Pour la Science , janvier 2015, . Le , le jardin des plantes, ainsi que l'ensemble de ses bâtiments, sont classés monument historique.

Le , le musée est cambriolé, une partie de la collection de pépites d'or étant subtilisée pour un poids total d'environ six kilogrammes.

Expositions temporaires Dès l'ouverture du bâtiment au public en 1841 sa nef centrale abritait une exposition permanente d'échantillons choisis parmi les nombreuses collections de minéralogie et de géologie. Une fois celle-ci retirée pour des travaux de mise aux normes à la fin des années 1980, le directeur de la Galerie à l'époque, Henri-Jean Schubnel, commença à y organiser des expositions temporaires, dont certaines obtinrent un grand succès auprès du public. Après que le professeur Schubnel eût pris sa retraite en 2003, cette initiative s'est poursuivie jusqu'à nos jours. Quelques-unes de ces remarquables expositions ont été :

1987 : « La Pierre et l'homme » (de juin à elle inaugura la nouvelle « salle du Trésor » de la Galerie, salle qui allait être rebaptisée en 2014 sous le nom de l'exposition permanente de minéralogie « Trésors de la terre ») 1989-1990 : « Métal, hommes et dieux » (hiver 1989-1990) 1993-1994 : « Jades impériaux, l'art de la sculpture du jade de la dynastie des Qing » (d' à ) 1996 : « L'Imaginaire des pierres précieuses » 1999-2000 : « Les Âges de la Terre »Exposition « Les Âges de la Terre », Muséum national d'histoire naturelle (du au ; une exposition mettant en lumière les grandes étapes de l'histoire de notre planète, depuis la formation du système solaire jusqu'à l'apparition de l'espèce humaine) 2001 : « Diamants »Exposition « Diamants », Muséum national d'histoire naturelle (du au ) 2001-2002 : « Trésor du Muséum »Exposition « Trésor du Muséum », Muséum national d'histoire naturelle (du au , présentée dans la salle du Trésor et montrant un choix d'échantillons parmi près de 22 000 spécimens minéralogiques que le Muséum est parvenu à réunir entre 1991 et 2001) 2001-2002 : « Regards sur la nature »Exposition « Regards sur la nature », Muséum national d'histoire naturelle (du au ) 2002 : « Alcide d'Orbigny, du Nouveau Monde au passé du monde »Exposition « Alcide d'Orbigny, du Nouveau Monde au passé du monde », Muséum national d'histoire naturelle (du au , commémorant le bicentenaire de la naissance d'Alcide Dessalines d'Orbigny) 2002-2003 : « Volcans meurtriers »Exposition « Volcans meurtriers », Muséum national d'histoire naturelle (du au : en dépit de son titre, elle montrait à quel point ils sont indissociables de la vie humaine et sources de fertilité des sols) 2005 : « Rift, histoires de l'Est africain »Exposition « Rift, histoires de l'Est africain », Muséum national d'histoire naturelle (du au ) 2006 : « Le Livre des origines »Exposition « Le Livre des origines », Muséum national d'histoire naturelle (du au , basée sur le livre éponyme relatant une légende cosmogonique huronne) 2007-2008 : « Abysses »Exposition « Abysses », Muséum national d'histoire naturelle (du au , sur les minéraux, les cheminées hydrothermales, les milieux de vie et les animaux abyssaux) 2009-2010 : « Or des Amériques »Exposition « Or des Amériques », Muséum national d'histoire naturelle (du au ) 2017 : « La légende National Geographic »Exposition « La Légende National Geographic », Muséum national d'histoire naturelle (du au , série de photographies retraçant l'histoire de cette célèbre société géographique des États-Unis) 2018 : « Un T. rex à Paris »Exposition « Un T. rex à Paris », Muséum national d'histoire naturelle (du au , montrant le spécimen n° RGM-792.000 du musée « Naturalis » des Pays-Bas, surnommé « Trix », deuxième squelette fossile de Tyrannosaurus rex le plus complet au monde avec 75% des os conservésTyrannosaure : « Trix » marche sur Paris, article de Vahé Ter Minassian dans Le Monde le 5 juin 2018. Page consultée le 2 juillet 2018.). 2022-2023 : « Mini-monstres - L’exposition dont vous êtes le héros »Exposition « Mini-monstres - L’exposition dont vous êtes le héros », Muséum national d'histoire naturelle (du au ) 2023-2024 : « Mondes disparus - Expédition en réalité virtuelle »Exposition « Mondes disparus », Muséum national d'histoire naturelle (du au )

Galerie virtuelle de minéralogie

À l'occasion de l'Année internationale de la Planète Terre en 2008, le Muséum national d'histoire naturelle a lancé sa , grâce au mécénat de la Fondation TotalEnergies.