Le , abrégé en , est un club de football français fondé en 1970 et situé à Toulouse.

Contrairement à ce que prétend le club, le Toulouse FC n'a pas été fondé en 1937. Il y a un amalgame fait avec le premier Toulouse FC, qui a disparu en 1967. Les deux clubs n'ont pas de rapport, le Toulouse FC actuel ayant de surcroît été fondé en 1970 sous le nom d'Union sportive de Toulouse.

Ce dernier reçoit à sa création le soutien de la mairie, qui lui propose de jouer au Stadium municipal, et de la Fédération française de football, qui l'intègre parmi les clubs choisis pour accéder directement à la nouvelle Division 2 ouverte aux clubs amateurs pour la saison 1970-1971 lors de la réforme des championnats de 1970.

En 1979, l'US Toulouse prend le nom de Toulouse FC et adopte le statut professionnel. Il intègre la Division 1 en 1982 et termine dans la foulée à trois reprises dans les cinq premières places du championnat. Le Toulouse FC découvre la Coupe d'Europe en 1986, où il élimine le SSC Naples de Diego Maradona.

Les années 1990 sont plus difficiles, avec trois relégations sportives en Division 2 en 1994, 1999 et 2001, année où le club dépose le bilan. Reparti en troisième division en 2001-2002, le club retrouve l'élite dès 2003 après deux montées consécutives. Il termine à la en 2007, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Après plusieurs saisons où le club joue le ventre mou de la Ligue 1, il sauve sa place in extremis à de nombreuses reprises entre 2014 et 2020, année où le club descend finalement en Ligue 2.

Le club est racheté par le fonds d'investissement américain RedBird Capital Partners peu après sa descente. Deux ans plus tard, il retrouve la Ligue 1. À la fin de sa saison de promotion, le club remporte sa première Coupe de FranceUn nombre important d'articles de médias indiquent qu'il s'agit de la deuxième Coupe de France remportée par la ville de Toulouse. Cette affirmation est exacte, mais le premier de ces deux trophées a été remporté par l'ancien Toulouse Football Club, dissout en 1967. Il n'entre pas dans le palmarès du nouveau Toulouse Football Club, créé en 1970. Le club, à travers son logo et sa communication, mais aussi la Fédération française de football, entretiennent cette confusion, cette dernière ayant récemment offert au club une réplique du trophée de 1957, ce dernier ayant été perdu., et se qualifie pour la phase de groupes de la Ligue Europa, lors de laquelle le club se distinguera notamment par une victoire contre Liverpool et une qualification en phase finale.

Le club est présidé par Olivier Cloarec depuis le et est entraîné par Jens Berthel Askou depuis le .

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Histoire

Disparition du premier Toulouse FC (1937-1967)

Fondé en 1937, le premier Toulouse Football Club remporte la Coupe de France en 1957 et évolue durablement en première division. Au milieu des années 1960, le club rencontre d’importantes difficultés financières. Son président, Jean-Baptiste Doumeng, homme d’affaires toulousain surnommé « le milliardaire rouge » pour son appartenance au Parti communiste français, se heurte notamment au refus de la municipalité de Toulouse de soutenir financièrement le club professionnel.

En 1967, Doumeng cède la section professionnelle au Red Star Football Club, entraînant le transfert des joueurs, de l’encadrement et de la place sportive en première division vers le club de Seine-Saint-Denis. Cette opération, qualifiée de « sabordage » par la presse, entraîne la disparition du Toulouse FC historique et prive Toulouse de club professionnel, ce qui suscite une incompréhension durable dans la ville.

De l'UST (1970) au TFC « moderne » (1979)

L'Union sportive de Toulouse est fondée en 1970 dans le cadre de la grande réforme des championnat de 1970, qui lui permet de démarrer directement en deuxième division. Le club fait en effet partie des rares club choisis par la commission spéciale nommée par le Conseil fédéral, n'ayant participé ni au championnat de France amateurs 1969-1970 ni au championnat de deuxième division 1969-1970.

Les couleurs adoptées sont le rouge et le jaune (pour « les sang et or ») et le club reçoit de la Fédération française de football le numéro d'affiliation 24 391Le premier Toulouse Football Club a eu en son temps le numéro 11 093... La mairie met à la disposition du nouveau club l'enceinte du Stadium. Pour s'assurer une base solide, l'UST absorbe les Cadets de Gascogne et l'AS Mermoz-Bonnefoy. Richard Boucher, ancien pro de l'ancien Toulouse Football Club, employé de Buzzichelli Toulouse Levage, est intronisé directeur sportif. Just Fontaine rejoint le club en tant que découvreur de talents tandis que l'Argentin José Farías est recruté au poste d'entraîneur-joueur.

Le club s'établit durablement en Division 2 et y mène une existence de haut de tableau, en terminant par exemple du groupe B en 1974.

À l'été 1975, le président Lilian Buzzichelli vise la montée en Division 1. Il écarte le fidèle Richard Boucher, entraîneur de l'équipe depuis 1973, et nomme Jacques Sucré pour lui succéder. Il fait aussi venir à l'UST un duo d'attaquants argentins, avec Angel Marcos en provenance du FC Nantes, qui doit alimenter en bons ballons le goléador Joaquim Martinez, recruté de Nancy. C'est néanmoins un échec, l'UST terminant de son groupe. Malgré le retour de Richard Boucher aux affaires, ce sera le même résultat la saison suivante, sonnant le glas de sa présidence.

En 1977, le président fondateur, las de ne pas trouver d'écoute à la mairie de Toulouse, quitte le club, bientôt suivi par ses amis, autres bailleurs de fonds du club. Il laisse ce dernier sans aucun déficit mais avec les caisses vides. Dix joueurs majeurs quittent alors le club. Un seul joueur du cru conservé a plus de , le défenseur remplaçant Christian Biard.

Le nouveau président Y. de Lagarcie se débat comme il peut, et engage le rugueux défenseur Hughes Buffat (passé par la D1 avec Monaco), l'attaquant Bernard Garcia (ex Red Star) arrivent de l'AS Béziers, et l'attaquant algérien de Bennani. Deux jeunes attaquants d'Avignon, le buteur de Frédéric Kassoyan et l'ailier gauche de Jean-Claude Louis signent aussi au club, tout comme l'amateur congolais Joseph Loukaka (, attaquant polyvalent de Chartres), ainsi qu'une pléiade de jeunes régionaux, tel les frères Francis (gardien de but) et Denis (défenseur ou milieu) Fernandez, arrivants d´Albi.

Pour raisons économiques, Marcos est entraîneur (débutant)-joueur, les déplacements se font en train et seulement sont emmenés à Laval en coupe de France. Au soir de la , l'US Toulouse est distancé au classement, et se dirige vers la Division 3 la saison prochaine. La suite est chaotique, et même s'il y a une légère amélioration, l'UST, du groupe A, est relégué. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le Red Star, du groupe B, plie bagage et l'UST est repêché aux dépens de Poissy. vignette|gauche|Gilles Brisson en 1978, à l'UST. La municipalité s'implique alors financièrement sous l'impulsion de Robert Gely, missionné par le maire Pierre Baudis attaqué politiquement. Jean-Jacques Astoux, un ancien de l'équipe de Lilian Buzzichelli, accède à la présidence. Sa première décision est de limoger Marcos qu'il remplace par Just Fontaine, de retour du PSG et à qui il donne tous les pouvoirs sportifs. Avec l'ancien de « l'autre » TFC Brunet, qui est nommé entraîneur adjoint, mais sans argent, le recrutement se limite au gardien de but du FC Martigues Alain Palma, au solide défenseur d'Angoulême Francis Baly, au duo de milieux de terrain de Poissy Ahmed Rached () et Yvon Robinson (, ancien du PSG), et à l'attaquant serbe de Dunkerque Zoran Vekic () auteur de la saison précédente en D2.

De l'équipe précédente, le nouvel entraîneur conserve le latéral gauche Hervé Desrousseaux, le stoppeur Hughes Buffat, l'ailier droit et désormais capitaine Bernard Garcia et le fantasque attaquant gauche Jean-Claude Louis. Avec les jeunes tels Gilles Brisson emmené du PSG et François Blaquart prêté par Bordeaux, et ceux du cru comme les frères Fernandez, l'ailier droit Jean Diaz (pisté par le FC Nantes), Francis Andrade, Daniel Lacroix, Serge Stéfani ou Marc Panuzetti, l'équipe oscille entre la et la .

D'autres investisseurs sont contactés par la mairie, comme le groupe Malardeau Réalisation, un constructeur immobilier ayant pignon sur rue à Toulouse. Sur le terrain, renforcée en cours de saison avec le défenseur central Gérard Madronnet (ex Reims), l'équipe finit en trombe, inscrivant lors des trois derniers matchs à domicile pour finalement terminer .

Durant les étés 1979 et 1980 sont organisés deux tournois internationaux au Stadium, voyant la victoire du Bayern de Munich, puis de l'AS Saint-Étienne. vignette|droite|Robert Pintenat en 1979 à l'US Toulouse (le futur TFC, premier capitaine et meneur de jeu). C'est lors de l'été 1979 que l'UST adopte le nom de TFCFrance Football, du , ., rapidement surnommé "Téfécé". Soutenu par la mairie, les finances du club sont bien meilleures, permettant au TFC d'adopter le statut professionnel. Le club recrute l'entraîneur bastiais Pierre Cahuzac (joueur de "l'ancien" TFC de 1952 à 1961) et de nouveaux joueurs confirmés de D1 (l'espoir du FC Tours Michel Le Blayo en étant l'exception) : Marc Weller de Bastia au poste de gardien de but, le libéro Daniel Sanlaville (ex Nîmes), les milieux de Bordeaux Raymond Camus et André Tota, le meneur de jeu du FC Rouen André Guttierez (ancien de Sochaux), l'ailier de Sochaux Léon Maier et le buteur nancéien et ancien international Robert Pintenat, nommé capitaine. De l'ancien UST, le gardien de but Alain Palma, le latéral droit Francis Baly, le jeune issu du PSG Gilles Brisson, les milieux Jean-Pierre Laverny, Jean Diaz et Daniel Lacroix et le jeune Jean-Luc Vinuesa au poste d'attaquant seront régulièrement utilisés. Le Téfécé de Cahuzac aligne ainsi treize joueurs professionnels et cinq promotionnels au départ de la saison 1979-80ibid. Avec son adjoint et entraîneur de l'équipe réserve Guy Roussel (gardien de but de "l'ancien" TFC de 1955 à 1964, recordman de matchs pour ce club), ils mettent en place un centre de formation digne de ce nom. Le démarrage est difficile. Bernard Garrigues, soutenu par la municipalité, accède à la présidence en octobre. Le Téfécé remonte la pente et termine de son groupe.

Pour la saison suivante, Pierre Cahuzac change sa défense. Exeunt Palma, les frères Fernandez, Francis Baly, Madronnet et Sanlaville (ainsi que les décevants Guttierez et Tota) ; Weller, ballotté la saison précédente, est confirmé titulaire dans les buts. Raymond Camus endosse le numéro 2, Joël Ahache, défenseur reconnu en D2, est recruté de Béziers. "La" recrue de l'été est le libéro — ou latéral — international Belge Gilbert Van Binst, d'Anderlecht. L'effectif est complété avec le meneur de jeu du FC Gueugnon (champion de D2 en 1979) Gérard Albert, l'attaquant d'Ajaccio Guy Mauffroy, le gaucher polonais de Valenciennes Attila Ladinszky (mais qui ne s'imposera pas, éclipsé par Vinuesa et Mauffroy) et par des jeunes, tels le gardien Jean-Michel Raymond et l'arrière polyvalent Denis Elie, venus de l'INF. Deuxième de son groupe, le TFC échoue en barrages face au Tours FC en 1981 (0-1, 2-2) malgré les de Pintenat tout au long de la saison.