La rue Saint-Georges est une voie située dans le de Paris.
Situation et accès
La rue Saint-Georges est une rue orientée sud-nord du 9e arrondissement. Longue d'environ 500 mètres, elle débute rue de Provence et se termine rue Notre-Dame-de-Lorette.
Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette.
Origine du nom L'origine de son nom est probablement due à une enseigne.
Historique
Cette rue fut formée en 3 étapes :
La partie de cette voie publique comprise entre la rue des Porcherons et la ruelle BaudinLa ruelle Baudin deviendra la « rue Baudin ». existait en 1672 et s'appelait « ruelle Saint-Georges » avant de prendre le nom de « rue Saint-Georges » en 1734.
La rue est prolongée de la rue Saint-Lazare dite des Porcherons jusqu'à la rue de Provence en 1779, grâce à une trouée pratiquée sur un terrain à la disposition de Jean-Joseph de Laborde, contrôleur général des finances.
Par ordonnance du , la compagnie de MM. Dosne, Loignon, Censier et Constantin est autorisée à ouvrir la place Saint-Georges, la rue Notre-Dame-de-Lorette, la rue La Bruyère et la « rue Neuve-Saint-GeorgesLouis et Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844, . » :
Il en est resté à Dosne et à son gendre, Adolphe Thiers, l'emplacement de leur hôtel sur la place.
La rue Neuve-Saint-Georges est réunie à la rue Saint-Georges en 1846, supplément, ..
Le 1er avril 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue Saint-Georges.. Le , un second obus tombe au .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|redresse|Chez Renoir, rue Saint-Georges, 1876, Auguste Renoir, Norton Simon Museum. 5 : l'agent de change Louis Roland-Gosselin (1826-1907) est né à cette adresse.. 7 : en 1846, François Petit y ouvre une galerie d'art. 8 : lieu de naissance d'Edgar Degas. 11 : lieu d'habitation d'Émile de Girardin et de Delphine Gay. Delphine y tenait un des salons les plus réputés du quartier dit de « la Chaussée d'Antin ». Laurent Boutmy, collaborateur de Girardin, et Émile Boutmy, fondateur de l'Institut d'études politiques de Paris, y vivent également. 13-15 : en 1787, construction d'un hôtel particulier par l'architecte François-Joseph Bélanger pour Anne Victoire Dervieux (1752-1826), célèbre danseuse avant la Révolution. Jean-Pierre Pescatore, philanthrope et homme d'affaires d'origine luxembourgeois, acquit l'hôtel entre 1839 et 1855. Après son départ de la rue Fortuny, la tragédienne Sarah Bernhardt signe un contrat de 14 mois pour un hôtel meublé au 15 rue Saint-Georges appartenant à Mme Adolphe HesseDanièle Prévost, Sarah Bernhardt chez elle à Paris, Soc. hist. des 8e et 17e arrondissements, mai 2021, n° 151, p. 30. Le journal L'Illustration y fera construire un immeuble pour y loger sa rédaction. Le groupe Réalités (Réalités, Connaissance des Arts, Entreprise, etc.) s'y installe en 1946. 14 : siège du journal La Fronde, l'un des premiers journaux féministes de France. Il s'y trouvait également une bibliothèque qui constitue le départ de ce qui deviendra la bibliothèque Marguerite-Durand. 17 : siège du Consistoire central israélite de France et du Consistoire israélite de Paris (ACIP). 19 : Durant l'entre-deux-guerres, l'immeuble est celui du journal La Dépêche coloniale illustrée, qui a déménagé depuis le 12 de la ruehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97425926?rk=21459;2. Immeuble de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) sous l'occupation de Paris dont le service de propagande était situé 12, place Malesherbes. Après la Libération, il devient le siège du Front national et une annexe du siège du Parti communiste (alors situé 44, rue Le Peletier), abritant notamment le centre des sections coloniales, économiques et des relations internationales ainsi que des services financiers, d'intendance et d'édition. En 1949, un incendie accidentel cause trois victimesJean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge, 1944-1964. Les communistes français dans la capitale, Éditions Champ Vallon, 1991, .. Durant les années 2000-2020, le 19, rue Saint-Georges accueille le Consistoire israélite de France et le bureau du grand rabbin de France. Une passerelle est alors mise en place avec le n°17. Lorsque le Centre européen du judaïsme ouvre ses portes en 2019, le Consistoire central quitte le n°19, qui est revendu. : le compositeur Daniel François Esprit Auber y décèdeGustave Pessard : Paris nouveau et ancien, page 76 : après 1859, le marchand de tableaux Pierre-Firmin Martin (1817-1891) installe à cette adresse sa nouvelle boutique. Il fut le soutien et marchand des peintres de Barbizon, des impressionnistes et des post-impressionnistes.
31 : Jean-Louis-Auguste Clavel, dit le chanoine Clavel de Saint-Geniez, y loge en 1844 durant sa querelle contre l'évêque de Paris Denys AffreL'Ami de la religion et du roi. Journal ecclésiastique, politique et littéraire, , 11 janvier 1844, .. N° 34 : le banquier Louis-Jean Koenigswarter y vit dans les années 1830 et 1840. 35 : logement et atelier d'Auguste Renoir jusqu'en 1875. 41 : studio de photographie de Sam Levin dans un deux pièces du cinquième étage de 1934 à 1937. 43 : domicile des frères Goncourt de 1851 à 1868. Anne Deslions y est leur voisine. Ils déménagent ensuite boulevard de MontmorencyJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963, « Boulevard de Montmorency », tome 1 (« A-K »), .. : atelier du facteur d'instruments de musique belge Adolphe Sax. 50 : ancien lupanar de luxe, réservé aux officiers allemands pendant l'occupation<ref>Le Bonbon, revue du 9e arrondissement de Paris, texte de Bernard Vassor, Maisons de massages et de rendez-vous, janvier 2010, p.18.</ref>.
51, au débouché dans la place Saint-Georges : théâtre Saint-Georges, inauguré le , après transformation d’un hôtel particulier par Charles Siclis , à la fin des années 1920.. La façade nue et l'entrée neutre doivent faire . En 1908, siège de la Société nationale des beaux-arts. Lieu de tournage du film Le Dernier Métro de François Truffaut. La nouvelle façade est traitée en anamorphose. Huit fenêtres sont peintes en trompe-l'œil ainsi que le fronton.. Sous celui-ci, figure un rébus annonçant le théâtre. Il se lit : « thé-âtre-singe-or-jeu ».
56 : Hastaire (1946-2020), artiste peintre, y vécut entre 1980 et 2000 Édith Charlton, Hastaire - La peinture est un roman, éditions Dukan, 2003, ..
En littérature Honoré de Balzac fait loger dans un immeuble de cette rue plusieurs courtisanes qui paraissent dans La Comédie humaine. Les locataires sont résumés dans le roman Les Comédiens sans le savoir :
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie
Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875 (« Rue Saint-Georges », www.paris-pittoresque.com'' (en ligne).
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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