Charlotte et son jules est un court métrage français réalisé par Jean-Luc Godard et sorti en 1961.

Ce film fait partie d'un ensemble de quatre courts métrages avec les personnages Charlotte et Véronique tournés en commun avec Éric Rohmer, les trois autres étant Présentation ou Charlotte et son steak (1951), Véronique et son cancre (1959) et Tous les garçons s'appellent Patrick (1959).

Synopsis Une voiture dépose Charlotte chez son ancien jules. Celui-ci croit qu'elle revient.

Fiche technique Titre : Charlotte et son jules Dédicace : En hommage à Jean Cocteau Réalisation : Jean-Luc Godard Dialogues : Jean-Luc Godard Photographie : Michel Latouche Son : Jacques Maumont Montage : Jean-Luc Godard, Cécile Decugis Musique : Robert MonsignySource : BnF. Langue de tournage : français Année de production : 1958 Production : Pierre Braunberger Pays de production : Société de production : Les Films de la Pléiade Sociétés de distribution : Les Films du Jeudi, Les Films de la Pléiade Format : noir et blanc — 1,37:1 — son mono Genre : comédieSource : CNC., court métrage Durée : 13 minutes Date de sortie : France : Court métrage projeté en complément du film de Jacques Demy, Lola (1961). Visa d'exploitation CNC :

Distribution Jean-Paul Belmondo (doublage VF : Jean-Luc Godard) : Jean Anne Colette : Charlotte Gérard Blain : l'ami de Charlotte qui attend dans la voiture

Production Principalement constitué d'un monologue (Charlotte laisse la plupart du temps parler son jules en lui faisant des grimaces), inspiré du Bel Indifférent de Jean Cocteau, c'est la voix de Jean-Luc Godard qui remplace celle de Jean-Paul Belmondo à la postsynchronisation. Le film, ironique et acerbe, est entièrement tourné dans une chambre, avec quelques brefs plans d'extérieur sur l'ami de Charlotte qui attend dans sa voiture.

Selon Bernadette Lafont, ce court métrage fut photographié avec les chutes de pellicule laissées après le tournage du premier film réalisé par Claude Chabrol Le Beau Serge (1958)Bernadette Lafont, Le Roman de ma Vie, Flammarion, 1997..

Il est tourné sur une journée durant l'été 1958. La postsynchronisation a lieu le .

La musique additionnelle est constituée d'une pièce pour piano de Beethoven (Rondo a Capriccio en sol majeur, op. 129) et une chanson répétitive, Casanova, que Charlotte, l'oreille collée à son transistor, écoute alternativementRémi Lecompte, « La représentaton de la musique dans le cinéma de fiction : l'exemple de la musique diégétique dans le cinéma français des années 1960 » (p. 120), thèse de doctorat (Musique et Musicologie) de l’université François–Rabelais de Tours, soutenue le 5 décembre 2014..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes 1951 : Présentation ou Charlotte et son steak d'Éric Rohmer 1958 : Véronique et son cancre d'Éric Rohmer 1959 : Tous les garçons s'appellent Patrick ou Charlotte et Véronique de Jean-Luc Godard

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