Jacques-Léonard Muller, né le à Thionville (Luxembourg français), mort le à Saintes (Charente-Maritime), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Carrière sous l’Ancien Régime

Il est admis à la solde comme enfant de troupe dans le régiment suisse de Courten le , il devient soldat le , sous-lieutenant quartier-maître le , puis lieutenant le . Il sait réprimer une émeute populaire à Dijon, devient chevalier de Saint-Louis le .

Révolution française

Il passe capitaine le , lieutenant-colonel commandant le de chasseurs francs du Nord formé par lui le , combat à Jemmapes le . Il passe colonel du d'infanterie le . Il est nommé adjudant-général chef de brigade le puis général de brigade le .

Il devient chef d’état-major de l’armée des Pyrénées occidentales le , est confirmé dans cet emploi le . Il est nommé provisoirement général de division par les représentants du peuple le , puis provisoirement par les mêmes représentant commandant en chef de l’armée des Pyrénées occidentales le et en prend le commandement le suivant.

Il commande provisoirement la division de Saint-Jean-de-Luz à la place de Delalain le et il y est maintenu par les représentants du peuple malgré l’arrêté du comité de Salut Public qui y nomme Alexandre Dumas père. Il repousse les Espagnols du « camp des Sans Culottes » le puis est confirmé dans le grade de général de division par le comité de salut public le . Il s’empare de la vallée de Bastan le , franchit la Bidassoa et s’empare de Saint-Martial et d’Irun le , puis fait capituler Fontarabie.

Il est nommé commandant en chef de l’armée des Alpes le et quitte son commandement de l’armée des Pyrénées occidentales le . Il est autorisé à prendre sa retraite pour cause de maladie et cesse ses fonctions le . Il est admis au traitement de réforme le et remis en activité le . Il commande la militaire à la place de Victor le , prend son commandement le puis il est appelé auprès du Directoire le . Il devient inspecteur d’Infanterie à l’Intérieur le , il est nommé provisoirement commandant en chef d’une armée rassemblée sur le Rhin le , Il en prend le commandement le puis occupe Heidelberg et bombarde Philippsbourg le mais est forcé d’en lever le siège le d’où son remplacement dans son commandement le .

Il commande la de l’armée du Rhin sous Lecourbe du au .

Consulat et Premier Empire

Sous le Consulat, il continue sa carrière à l’inspection des armées : d’abord à la à Nantes le , puis à la militaire le , à la militaire en Corse le puis à la réserve de l’armée d’observation du Midi le . Il est nommé provisoirement lieutenant d’armée par Murat le puis il est en disponibilité le . Il est nommé inspecteur général de l’infanterie le , il sert en cette qualité en Hollande, en Italie, sur les côtes de la Belgique et dans la militaire. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le ..

Il est inspecteur général des et militaires le puis de la Légion polonaise le . Il est rappelé à Paris le , devient baron de l’Empire le puis est admis à la retraite et se retire à Saintes le où il meurt le .

Distinctions

Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique « »).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile

Liens externes

Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1793 Catégorie:Naissance en décembre 1749 Catégorie:Naissance à Thionville Catégorie:Décès en octobre 1824 Catégorie:Décès à Saintes Catégorie:Décès à 74 ans Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Décès en Charente-Inférieure Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire français des guerres napoléoniennes