Yves Jégo, né le à Besançon (Doubs), est un homme politique et un homme d'affaires français.

Il a notamment été maire de Montereau-Fault-Yonne de 1995 à 2017, président de la communauté de communes des Deux Fleuves, secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer dans le gouvernement Fillon II, président par intérim de l'UDI, vice-président du Parti radical et député de la troisième circonscription de Seine-et-Marne de 2002 à 2018.

Situation personnelle Famille Yves Jégo est marié à Ann-Katrin Jégo (conseillère de Paris entre 2014 et 2020 siégeant au sein du groupe UDI-MoDem puis Agir, élue dans le de Paris). Le couple a quatre enfants.

Formation Il est titulaire d'une maîtrise de droit, obtenue en 1983 à l'université de Franche-Comté à Besançon et d'un DEA d'études politiques de l'université Panthéon-Assas, obtenu en 1985Yves Jégo sur le Nouvelobs.

Carrière professionnelle Yves Jégo est consultant en ressources humaines.. Il exerce par la suite diverses activités professionnellesBiographie d'Yves Jégo sur son blog : de 1998 à 2002, il est directeur de développement du cabinet de ressources humaines Light Consultants, spécialisé dans le recrutement des collectivités territoriales ; il cofonde en 2000 Timée Éditions avec Christophe Barge ; il cofonde en 2008 Squan Éditions ; en , il prête serment d'avocat au barreau de Paris au bénéfice de l'article 11 de la loi 71-1130 du Marianne2 30 janvier 2010 : Nos députés préfèrent les robes… d'avocat !. Il collabore au cabinet BCTG..

En , il devient délégué général du groupe AVEC..

Accusation de trafic d’influence Il est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en décembre 2024 dans le cadre d’une information judiciaire: il est soupçonné d’avoir reçu des commissions pour des commandes publiques de masques et matériels anti-Covid.

Parcours politique Débuts Yves Jégo devient en 1986 chef de cabinet du maire de Montereau-Fault-Yonne Claude Eymard-Duvernay. À la suite du changement de majorité à la mairie en 1989, il devient conseiller municipal d'opposition et est nommé directeur du comité de développement économique de l'Essonne, dont le conseil général est dirigé par Xavier Dugoin (1989-1992).. En 1992, il est nommé directeur de cabinet de Jean-François Mancel, président du conseil général de l'Oise, poste qu'il occupe jusqu'en 1998.

En 1995, il est élu maire de Montereau, succédant au socialiste Alain Drèze. En tant que maire, Yves Jégo a notamment engagé la rénovation du quartier de la ville haute, Surville, recourant à la démolition-reconstruction et à la réhabilitation-résidentialisation, grâce notamment à la participation importante de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)Un pactole pour Meaux et Montereau, humanite.fr. Il mène également une politique d'accession, que ce soit à la propriété (maisons à par jour), à la culture (pass musical au Conservatoire pour les enfants à par mois, sorties culturelles à par jour) ou aux loisirs (journées de vacances à la mer à par jour).

Au RPR, Yves Jégo est secrétaire national chargé des communes entre 1996 et 1997. En , il est élu conseiller général RPR de Seine-et-Marne, dans le canton de Montereau-Fault-Yonne. L'élection est annulée par le Conseil d'État le , à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Melun du relatif à la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui frappe Yves Jégo d'inéligibilité aux fonctions de conseiller général Décision du conseil constitutionnel.

Député UMP Réputé alors être proche de Nicolas Sarkozy., il est élu député le , pour la législature (2002-2007), dans la troisième circonscription de Seine-et-Marne. Membre du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il participe en 2002 à la réunion de relance du courant Debout la République, à tendance gaulliste et souverainiste, de Nicolas Dupont-Aignan : il est l'un de ses vice-présidents.. Leurs interprétations du gaullisme étant sensiblement différentes, le rapprochement n’aura pas lieu. Il est nommé au Haut Conseil à l'intégration, poste qu'il occupe jusqu'en 2006.

Au sein de l'UMP, il est secrétaire national chargé des nouveaux adhérents entre décembre 2004 et 2007. Pendant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, Yves Jégo conseille Nicolas Sarkozy sur les dossiers liés à InternetL'homme de la campagne de Sarkozy sur Internet, Le Journal du Net..

Yves Jégo est réélu député dans la de Seine-et-Marne en Site du ministère de l'Intérieur face à Sami Naïr.

Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer Yves Jégo est nommé secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer dans le second gouvernement Fillon le , à la suite de sa nomination son suppléant Gérard Millet siège à l'Assemblée nationale.

Il s'oppose au président du conseil régional de La Réunion Paul Vergès à propos des crédits de la continuité territoriale Le Quotidien de La Réunion, 14 mai 2008. Il est critiqué par les membres de l'Observatoire des prix de la Réunion, selon qui les mesures prévues par le gouvernement n'amélioreront pas le pouvoir d'achat des RéunionnaisLes 4 propositions d’Agir Pou Nout Tout à Yves Jégo, Témoignages, 28 juin 2008.

Lors de la crise en Guadeloupe, en février 2009, alors qu'il avait assuré rester sur place tant que la situation ne serait pas revenue au calme, il est rappelé à Paris par François Fillon, chef du gouvernement..

Parallèlement, il a poursuivi le processus législatif engagé depuis 2008 (projet de loi déposé le ), concernant la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM), définitivement adoptée le . Cette loi prévoit notamment la possibilité pour l'État de réglementer les prix de produits ou de familles de produits de première nécessité. Elle crée des zones franches d'activités à fortes réductions fiscalesDocument de présentation de la loi au Conseil des Ministres.

Le , il quitte le gouvernement, éviction qu'il attribue aux pressions du patronat békéLes Békés ont tué Yves Jégo, Le Quotidien de la Réunion, 25 juin 2009 mais qui serait surtout due à la crise aux Antilles, Yves Jégo ayant attendu douze jours après son déclenchement pour se rendre sur le terrain.. Il est prévenu de son départ moins d'une heure avant l'annonce du remaniement ministériel.. Après son éviction du gouvernement, il choisit de retrouver son siège de député.. Gérard Millet redevient suppléant d'Yves Jégo.

Responsable radical Il adhère au Parti radical en et en devient l'un des vice-présidents.. Il est également président de la Fédération nationale des Clubs Perspectives et Réalités.

Candidat à l'investiture UMP pour la tête de liste aux élections régionales de 2010 face à Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, il décide finalement de se retirer de la course pour ne pas « briser l'unité au sein de la majorité »..

Rallié à Valérie Pécresse, il prend la tête de liste en Seine-et-Marne et est élu conseiller régional d'Île-de-France le . En vertu de la loi"Ministère de l'Intérieur" "Le cumul des mandats électoraux" sur le cumul des mandats, M. Jégo avait un mois à la suite de son élection au conseil régional d'Île-de-France pour abandonner son mandat de député ou un de ses deux mandats locaux de maire et de conseiller régional. Le Front national ayant déposé un recours en annulation de l'élection régionale, il continue de cumuler ces trois mandats jusqu'à sa démission du Conseil régional en Le FN a déposé un recours en annulation de l'élection régionale, Le Point, 23 avril 2010...

Aux côtés de Jean-Louis Borloo Le , il quitte l'UMP. pour « construire une force nouvelle avec Jean-Louis Borloo ». Il participe ainsi à la fondation de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale dont il devient membre de la direction nationale.. Il dispose également d'un micro-parti, Mieux Vivre Ensemble (MVE)Légifrance : publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l'exercice 2011, auparavant Mouvement des Seine-et-Marnais (MdSM)Journal officiel de la République française, du 18 septembre 2004, p. 36013.

Yves Jégo est un des neuf députés du groupe UMP à voter la proposition de loi du Parti socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe le Têtu.

En , il prend la tête d'une liste centriste pour les élections sénatoriales en Seine-et-Marne du . La constitution de cette liste est critiquée par l'UMP qui lui reproche de faire le jeu de la gauche en divisant la droite. Son bras droit, membre de l'UMP, est ainsi suspendu de ses fonctions à l'UMP. En concurrence avec une autre liste centriste, celle menée par Gérard Ruffin du Nouveau Centre, la liste Jégo obtient 11,08 % des voix et aucun siègeRésultats, ministère de l'Intérieur.

Le , Yves Jégo, prenant acte de l'abandon de Jean-Louis Borloo dans la course à l'élection présidentielle de 2012, constate que l'« ARES est morte avant d'avoir vécu »« Jégo s'émancipe de ses amis centristes », 7 novembre 2011, l'Express. et enjoint au Parti radical de « s'engager derrière Nicolas Sarkozy »Jégo : «Le Parti radical doit s'engager derrière Sarkozy», 6 novembre 2011, Le Figaro..

Le , Yves Jégo est réélu député dans la de Seine-et-Marne face à Patricia Inghelbrecht (Parti socialiste). Il rejoint le groupe parlementaire centriste de l'Union des démocrates et indépendants, créé par Jean-Louis Borloo le ..

Au sein de l'UDI Le , le parti UDI est créé et Yves Jégo en devient le délégué général.

Le , il est parmi les quatre députés sur 29 de l'Union des démocrates et indépendants à voter la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe à l'Assemblée nationale..

En , Yves Jégo devient directeur de la campagne des élections européennes pour l’UDI.

Lors des élections municipales de 2014, la liste qu'il conduit l'emporte au premier tour à Montereau-Fault-Yonne avec 77 % des suffrages exprimés .. Entre les deux tours, Yves Jégo plaide pour un front républicain et une « frontière infranchissable ». avec le Front national.

Il démissionne le de la présidence par intérim de l'UDI . pour se présenter à l'élection interne, formant un tandem avec Chantal Jouanno ; ils terminent à la troisième place. Il est nommé après l'élection de Jean-Christophe Lagarde au poste de président, le ..

En , il annonce son ralliement à la candidature de Bruno Le Maire à la primaire de la droite et du centre prévue pour fin 2016Jim Jarrassé, « Primaire : Yves Jégo (UDI) se rallie à Bruno Le Maire », lefigaro.fr, 13 septembre 2015.. En , il est nommé avec plusieurs autres personnalités politiques conseiller politique de la campagne« Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016..

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il lâche à son tour le candidat LR à la présidentielleAnthony Favalli, « François Fillon lâché par une partie de son camp », cnews.fr, mars 2017..

Lors des élections législatives de juin 2017, il est réélu député face au candidat du Front national..

Yves Jégo annonce au journal Le Parisien le qu'il compte mettre un terme à sa carrière politique le , tout en restant conseiller municipal de Montereau-Fault-Yonne jusqu'au terme de la mandature. Il indique son souhait de s'impliquer dans le .. Cette démission annoncée implique la nécessité d'un choix pour Jean-Louis Thiériot, son député-suppléant, mais qui a depuis été élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne. La réglementation limitant le cumul des mandats en France lui interdisant d'exercer simultanément les deux mandats, il doit donc démissionner de l'un d'eux, entraînant l'organisation d'élections pour pourvoir le mandat abandonné...

Tentative de retour en politique