Jean Cristofol, né le à Aja-Vilallobent (Cerdagne, Espagne) et mort le à Villejuif, est un homme politique français, douanier de profession. Il est président du conseil municipal puis maire de Marseille en 1946-1947 — seul maire communiste de Marseille — et député des Bouches-du-Rhône de 1936 à 1940 et de 1945 à 1957.
Biographie Jean Joseph Antoine Cristofol naît le à Aja en Espagne « Jean, Joseph, Antoine Cristofol », assemblee-nationale.fr.. Il est issu d'une famille française de petits cultivateurs établis dans les Pyrénées-Orientales et venus travailler en Cerdagne espagnole. Dès l'âge de quatorze ans, il doit aider sa mère devenue veuve aux travaux des champs. La guerre venue, il s'engage alors qu'il n'a que dix-sept ansAntoine Olivesi, Notice CRISTOFOL Jean, sur maitron.fr..
Entré en 1923 dans l'administration des douanes, il commence à militer au Syndicat national des agents des douanes CGTLa Fédération générale des fonctionnaires avait choisi l'autonomie après la scission syndicale de 1922. Elle rejoint la CGT après 1930.. Membre de la Ligue des droits de l'Homme en 1931, il adhère au Parti communiste en 1933.
Il est député communiste des Bouches-du-Rhône de 1936 à 1940 après avoir battu un sortant SFIO, Toussaint Ambrosini. Étant devenu membre du groupe ouvrier et paysan français nouvellement constitué, il est arrêté le , déchu de son mandat et condamné le par le tribunal militaire de Paris à cinq ans de prison, francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques pour infraction au décret portant dissolution du Parti communiste. En 1941, il est incarcéré à la prison d'Alger. Libéré le , trois mois après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, il participe à la refonte du Parti communiste algérien et au journal Liberté. Le , en compagnie de De Lattre de Tassigny, il débarque à Saint-Tropez. De retour à Marseille, il prend la tête des journaux Rouge-Midi, puis La Marseillaise.
Nommé conseiller municipal de Marseille le lors de l'installation de la délégation municipale, il est élu à cette fonction lors des municipales de 1945. Le , il épouse la résistante Jacqueline Delayance, avec laquelle il aura trois enfants..
Au début de l’automne 1944, une nouvelle assemblée est créée et il devient président du comité régional de Libération pour la région Sud-Est, afin de jouer un rôle consultatif auprès du commissaire régional de la République, et .. Il devient ainsi le représentant du Front national, du MLN, de la CGT, du PCF, de la SFIO, des FUJP et du Comité de coordination des organisations. Il a pour vice-président Max Juvénal, et Lucien Molino comme secrétaire. Cette création confère au Parti communiste un poste honorifique important, alors que pratiquement toutes les autres structures sont sous responsabilité socialiste.
En octobre de cette même année, à la suite de la démission de Gaston Defferre, il prend la présidence du conseil municipal du au , date du décret du président du gouvernement provisoire de la République portant dissolution du conseil municipal et instituant une délégation spéciale menée par Marcel Renault. Après la suppression du régime spécial de Marseille, de nouvelles élections municipales des 8 et sont organisées, à l’issue desquelles Jean Cristofol est élu maire de la ville le , fonction qu'il occupe jusqu'aux élections d'octobre 1947.. Il siège ensuite jusqu'à sa mort dans l'opposition municipale communiste, sous les municipalités de Michel Carlini puis de Gaston Defferre.
De 1946 à 1957, Jean Cristofol est de nouveau député des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission du règlement et du suffrage universel et de celle de l'intérieur puis participant aux travaux de la Commission des finances. Il est à l'origine de la loi du supprimant le régime administratif spécial de Marseille et mettant ainsi fin à la tutelle administrative exercée sur la ville.
Atteint d'un cancer du poumon, il meurt le à Villejuif.
Hommage Depuis la délibération du Conseil municipal de la Ville de Marseille du , une rue porte le nom de Jean Cristofol dans le quartier de la Belle de Mai, dans le arrondissement de Marseille.
Synthèse des résultats électoraux Élections municipales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste. AnnéeListeCommuneSièges Voix % RangVoix%Rang 1946URR (PCF-FN-CGT)Marseille 46,01 58,34
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes SNAD-CGT
Liens externes
Catégorie:Résistant communiste Catégorie:Maire de Marseille Catégorie:Maire membre du Parti communiste français Catégorie:Député des Bouches-du-Rhône (Troisième République) Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Parlementaire communiste déchu de son mandat en 1940 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député des Bouches-du-Rhône Catégorie:Député de la première législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Quatrième République Catégorie:Député membre du groupe communiste (Assemblée nationale) Catégorie:Député membre du Parti communiste français Catégorie:Conseiller municipal de Marseille Catégorie:Syndicaliste de la CGT Catégorie:Personnalité de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen Catégorie:Prisonnier politique français Catégorie:Prisonnier à la prison de Maison-Carrée Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en Espagne Catégorie:Naissance en mars 1901 Catégorie:Décès en novembre 1957 Catégorie:Décès à 56 ans Catégorie:Mort d'un cancer du poumon Catégorie:Décès à Villejuif Catégorie:Décès dans le département de la Seine