Psylla, du grec psulla signifiant puce, est un genre d'insectes suceurs appartenant à l'ordre des hémiptères et à la famille des Psyllidae. Il en existe une dizaine d'espèces ayant chacune son hôte privilégié.
Ces insectes, voisins des pucerons, sont communément nommés des « psylles ». Ils font partie des animaux considérés par les humains comme « nuisibles » ou « ravageurs », car ils affaiblissent les plantes en se nourrissant de leur sève. De plus, ce sont des vecteurs de maladies. Hormis les espèces qui appartiennent au genre Psylla, les psylles sont classées dans des genres voisins de Psyllidae, tels que les Cacopsylla qui regroupent la majorité des psylles nuisibles aux arbres fruitiers, ou bien dans d'autres familles de la super-famille des Psylloidea.
Description Les psylles mesurent de et ont une forme massive, ramassée ressemblant à de minuscules cigales aux antennes plus longues, à tête large avec antennes fines de .
Ils ont 2 lobes céphaliques saillants frontaux (cônes frontaux très développés chez le Psylle du frêne).
Ils disposent de 3 ocelles et yeux latéraux très saillants chez certaines espèces.
Leur rostre robuste, souple s'étend entre les pattes intermédiaires.
Le thorax très développé est massif et ramassé.
Ils ont des ailes membraneuses inégales : ailes antérieures à nervation simplifiée mais marquée ; ailes postérieures plus petites et nervation réduite.
Ils sont très actifs, se déplaçant par sauts (fémurs postérieurs renflés) et vols brefs.
Reproduction Les larves, ovales, plates, avec des filaments de cire à l'extrémité postérieure, se développent en , au fur et à mesure desquels le nombre des articles des antennes (2 au départ) s'accroît et les ébauches alaires deviennent de plus en plus visibles.
Les psylles produisent un abondant miellat.
Classification Ce genre a été décrit en 1762 par l'entomologiste français Geoffroy (1725-1810). Psylla alni (Linné, 1758) est l'espèce type du genre Psylla.
Selon :
Selon : Psylla alni (Linnaeus, 1758) Psylla alniformosanaesuga (Yang, 1984) Psylla buxi (Linnaeus 1758) Psylla lanceolata Yang, 1984
Noms français et noms scientifiques correspondants Liste alphabétique de noms vulgaires ou de noms vernaculaires attestésAttention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet en français. Note : certaines espèces ont plusieurs noms et figurent donc plusieurs fois dans cette liste. Les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.
Le terme est un substantif masculin ou féminin. On peut donc dire le ou la psylle.
psylle de l'aulne - Psylla alni psylle du bouleau - Psylla betulae psylle du buis - Psylla buxi psylle du tilleul - Psylla cordata psylle commune du poirier - Psylla pyri
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Certaines puces peuvent être appelées Psylle.
Utilisation en médecine antique Dans "Vies des douze César" (Vie d'Auguste, chapitre VIII), Suétone mentionne : « Auguste désirait ardemment réserver Cléopâtre pour son triomphe ; et, comme on croyait qu'elle avait été mordue par un aspic, il fit venir des psylles ».
Liens externes
The World Psylloidea Database by D. Ouvrard: Psylla in Psyl'list Bases de référence :
Bibliographie Le Psylle asiatique des agrumes et la maladie du Dragon jaune - par Alain Fraval - parue dans Insectes
Catégorie:Psyllidae Catégorie:Insecte décrit en 1762 Catégorie:Genre d'Hémiptères (nom scientifique)