Claude-Ignace Laurent (1761-1819) a été nommé évêque de Metz entre 1811 et 1815.

Biographie Il naît à Chaumont le AD Haute-Marne http://archives.haute-marne.fr/img-viewer/AD52_Edepot002G125_01/viewer.html page 3/29. Il fait ses études à Paris au séminaire des Trente-TroisL’ami de la religion et du roi, n° 566 12 janvier 1820. Il est ensuite quelque temps professeurL’ami de la religion et du roi, n° 517 24 juillet 1819.

Alors curé de Frétigny, il publie le sous pseudonyme à Paris un Essai sur réforme du clergé par un vicaire de campagne. Première partie. Du clergé séculier. Ce livre était destiné à éclairer les États Généraux sur la question de la réforme du Clergé. Malgré l'accueil favorable que reçut alors son ouvrage dans les milieux révolutionnaires, il renonce à publier deux autres volumes qu'il avait prévu d'écrire, l'un consacré au clergé régulier, l'autre aux universités, collèges et séminairesLes supercheries littéraires dévoilées, galerie des auteurs apocryphes, Joseph Marie Quérard 1852.

L'abbé Augustin Barruel publie une critique de son ouvrage dans le numéro de du Journal ecclésiastique, Laurent lui répond dans le numéro d'octobre, affirmant regretter les accusations contre le haut clergé qui sont présentes dans son ouvrage.

En 1791, toujours curé de Fretigny, il refuse de prêter serment et est remplacé peu après par un prêtre constitutionnelL’ami de la religion et du roi, n° 522 11 août 1819 .

Il loge quelque temps au collège de Navarre. Il est arrêté le et conduit au séminaire Saint-FirminLes martyrs de la foi pendant la révolution française, Abbé Aimé Guillon 1821 p204-205. Il échappe aux massacres du 3 septembre 1792 en se cachant dans un grenier et est mis en sûreté par une patrouille de la garde nationale de la section du Panthéon-Français.

Il s’exile ensuite en Espagne. Le , il obtient de dix anciens prêtres du diocèse de Chartes alors en exil en Angleterre, une lettre qui atteste de ses positions antirévolutionnaires.

De retour en France, il enseigne quelque temps puis est nommé curé de la paroisse Saint-Leu à Paris vers 1802.

Le , il est nommé pour remplacer Jean-Baptiste Duvoisin à l’évêché de Nantes, puis celui-ci restant sur Nantes, il est nommé le à l'évêché de Metz en remplacement de Gaspard-André Jauffret qui a été nommé archevêque d'Aix-en-Provence.

Il devient baron d'empire le ..

Sa nomination n'ayant pas été reconnue par le pape Pie VII, à la Restauration est rétabli dans son poste d'évêque de Metz et Laurent est muté à la cure de Sedan.

Pendant les Cent-Jours, il retourne à Paris pour tenter de recouvrer l’évêché de Metz. Il parvient ensuite à retourner dans sa paroisse de Saint-Leu.

Il est mort le .

Références

Voir aussi liste des évêques de Metz

Catégorie:Évêque de Metz Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Personnalité religieuse du Premier Empire Catégorie:Naissance en janvier 1761 Catégorie:Décès en juillet 1819 Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Participant au concile de Paris (1811)