L’église de Saint-Lothain est une église du dédiée à Lothain (moine ermite du ) dans le village de Saint-Lothain, à 7 km à l'ouest de Poligny en Franche-Comté.

Historique

Le moine de l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun Lothain (ou Lautein, Lautenus en latin), né vers 448 à Autun et mort en 518 à Saint-Lothain, se retire en ermite à Silèze (ancien nom de Saint-Lothain).

Attirés par sa présence, de nombreux disciples viennent s'établir sur le site et fondent un monastère qui compte bientôt soixante moines. Un second monastère, comprenant quarante moines, est établi à son tour dans les environs à Maximiacus (localisation actuelle indéterminée, peut-être Mesmay dans le Doubs).

Après la mort de Lautein, vers 518, le village prend le nom de Saint-Lothain et conserve ses reliques et son sarcophage (avec l'inscription latine « HIC REQVIESCIT SANCTVS LAVTENVS CONFESSOR », c'est-à-dire « Ici repose saint Lothain, confesseur ») dans la crypte de l'église qui domine le village (crypte d'architecture romane qui servit longtemps d'église primitive)Source : Brochure sur l'église de Saint-Lothain par Pierre Lacroix..

Le prieuré de Silèze est relevé au par l’abbé Bernon, premier abbé de l'abbaye de Cluny. Le prieuré dépend alors de l'abbaye de Baume-les-Messieurs.

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . La crypte est, elle, classée depuis le .

Architecture L’église de Saint-Lothain fut construite entre le et le sur une crypte de la fin du qui renferme le sarcophage mérovingien de saint Lothain. La voûte en ogive remplaça vers le premier quart du l'ancienne charpente de bois. Le clocher, couronné d'un dôme comtois, porte au fronton la date de 1716.

Décor religieux La notoriété du fondateur et la présence de ses saintes reliques expliquent la richesse du patrimoine religieux. Haut-relief en albâtre polychrome représentant la châsse de Saint-Hubert, daté 1526. Buste reliquaire de sainte Foy en albâtre sculpté. Christ aux liens, sculpture en bois du . Groupe en bois polychrome du représentant Joseph et Marie. Sainte Trinité, groupe en marbre du Trinité de Saint-Lothain.

L'église abrite de nombreuses statues du , un Chemin de croix du en 14 huiles sur toile et un étonnant ensemble de bancs à ossature de fonte du représentant une architecture religieuse.vignette|173x173px|Dessin du relief de la conversion de Saint Hubert, église de Saint-Lothain, Désiré Monnier, 1842|gaucheLa crypte comporte également une fresque de la mort de saint Lothain sur laquelle les habitants et visiteurs ont gravé leurs noms à travers le temps. Le traitement de ce mur graffité produit un effet d'une surprenante modernité. Certaines de ces oeuvres sont dessinées dans les années 1841-1842 par l'intellectuel jurassien Désiré Monnier dans les albums qu'il dédie à ses pérégrinations dans la région.

Un petit édicule en albâtre situé dans la crypte est connu comme la Fontaine à huile miraculeuse dont saint Lothain se servait pour oindre les malades et les guérir. La légende dit que la source s'est tarie lorsque des mercenaires suédois de Louis XIV y ont graissé leurs bottes pendant la conquête du Comté de Bourgogne (actuelle Franche-Comté).

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Notes

Annexes Bibliographie René Tournier, « Saint-Lothain », dans Dictionnaire des églises de France, Robert Laffont, Paris, 1969, tome V-A, Alsace, Lorraine, Franche-Comté, René Tournier, Willibald Sauerländer, Raymond Ousel, préface de Michel Denieul, Franche-Comté romane, Zodiaque (collection la nuit des temps ), La Pierre-qui-Vire, 1979, Christian Sapin, « Jura. Saint-Lothain, fouilles de la crypte de l'église », dans Bulletin Monumental, 1984, tome 142, , (lire en ligne)

Articles connexes

Prieuré de Saint-Lothain Liste des monuments historiques du Jura

Liens externes

Diocèse de Besançon

Saint-Lothain Catégorie:Histoire de la Franche-Comté Catégorie:Architecture préromane Catégorie:Monument historique inscrit en 1927 Catégorie:Église romane dans le département du Jura