La Bourboule est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bourbouliens et les Bourbouliennes.

Géographie Localisation La Bourboule est une ville de moyenne montagne située dans le sud-ouest du département du Puy-de-Dôme., dans un élargissement de la vallée de la Haute Dordogne. Plus précisément, elle est au confluent de cette rivière et du ruisseau du Vendeix (un de ses affluents de ).. Elle se situe dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de .

Elle bénéficie des labels « station thermale », « station de tourisme », « station verte »., « village de neige » et « Famille Plus » depuis 2006.. Elle est aussi membre de l'association européenne des villes thermales historiques (EHTTA, ..).

Quatre communes sont limitrophes de La Bourboule. La commune est distante d'environ 50 km de Clermont-Ferrand.

Hydrographie vignette|Le Vendeix à La Bourboule. alt=Le fleuve Dordogne à la Bourboule.|vignette|Le fleuve Dordogne à la Bourboule. Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés : la Dordogne, longue de . ; le Vendeix ., qui conflue avec la Dordogne ; le ruisseau des Vernières ou ruisseau de cliergue ., qui conflue avec la Dordogne ; le ruisseau de la Vernouze..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mont-Dore à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , La Bourboule est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de La BourbouleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Bourboule comprend une ville-centre et une commune de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,3 %), prairies (18,7 %), zones urbanisées (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2012, la commune comptait , contre en 2007. Parmi ces logements, 39 % étaient des résidences principales, 49,1 % des résidences secondaires et 12 % des logements vacants (en 2007, la ville comptait une majorité absolue de résidences secondaires, avec un taux de 55,3 %). Ces logements étaient pour 31 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 66,2 % des appartementsLOG T2 – Catégories et types de logements..

Le nombre de résidences secondaires atteignait en 2007, chiffre qui n'a cessé d'augmenter depuis 1968, avant de baisser à en 2012. Enfin, le nombre de logements vacants, de en 1968, est passé à 310 en 2012LOG T1M – Évolution du nombre de logements par catégorie..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 55,7 %, en hausse sensible par rapport à 2007 (53,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 4,5 % (contre 4,7 %)LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation..

Voies de communication et transports Voies routières vignette|alt=Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore|Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore en mars 2011. La commune est traversée par la route départementale 996 (ancienne route nationale 496) reliant Saint-Sauves-d'Auvergne à Mont-Dore et à Issoire. La route départementale 130 permet aussi d'accéder au village voisin du Mont-Dore. L'avenue Guéneau-de-Mussy étant à sens unique, depuis Saint-Sauves, il faut emprunter également les et 129a.

La route départementale 88 relie du nord au sud Murat-le-Quaire à la en direction de La Tour-d'Auvergne par Fenestre et le col de Vendeix. La part de l'ouest du village en direction de La Tour-d'Auvergne par Liournat, hameau de Saint-Sauves-d'Auvergne où part la menant à Charlannes et à l'ancienne télécabine.

En outre, La Bourboule bénéficie d'un accès autoroutier par l'A89 (échangeur 25 de Saint-Julien-Sancy).

Transport ferroviaire La Bourboule était desservie par une gare ferroviaire de la ligne de Laqueuille au Mont-Dore, implantée au nord-est du centre-ville de la commune, à proximité de la route départementale 996. Une rotation autorail a existé jusqu'en qui s'est arrêté en raison des problèmes de déshuntage du matériel (X 73500) assurant cet aller-retour. Depuis le , ce dernier est remplacé par un autocar TER Auvergne.

Toponymie Le nom de La Bourboule vient du mot de langue gauloise qui désigne une eau boueuse. Et de « borba » qui signifie une source bouillonnante d'où son nom antique « Borbo-iolo ».

En auvergnat, la langue régionale autrefois parlée localement, son nom était La Borbola en graphie classique et Là Bourbolà en écriture auvergnate unifiée.

Histoire Naissance et évolution de la station vignette|alt=Affiche de Michel Simonidy (Mihail Simonidi) pour la station de La Bourboule|Affiche de Michel Simonidy (Mihail Simonidi) pour la station de La Bourboule. La quête d’eau pure au xıxe siècle devient un atout essentiel à la santé publique, la source chaude participe à répondre aux attentes de ce siècle.

La Bourboule a obtenu le statut de commune autonome en 1875 avec le village du même nom et les hameaux de Quaire, Fenestre, Vendeix et du Pregnoux. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Murat-le-Quaire. Cette date de 1875 a été le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d'elle une « Grande ville d'eaux », qu'elle est devenue en quelques années.

Elle s'est alors dotée d'équipements de soins importants dans les années 1870 (thermes Choussy, Grands thermes), d'une église néoromane construite dans les années 1880, de deux casinos construits entre 1890 et 1892 Cette période de développement est marquée par la « guerre des puits » entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.

Dans la du , elle est l'une des stations thermales les plus importantes du Massif central () en compétition déclarée avec l'autre station du massif du Puy de Sancy, Mont-Dore, dont les eaux ont d'autres propriétés que celles de la Bourboule. C'est l'âge d'or de la station thermale. La Bourboule accueille une élite bourgeoise venant de France et d'Europe, des stars de l'époque y séjournent comme Buster Keaton ou Sacha Guitry..

De grands hôtels sont construits et le site de Charlannes (mont qui surplombe la Bourboule) est aménagé avec la construction d'un hôtel, d'un terrain de golf (qui fermera en 1939), d'un tramway et d'un funiculaire pour relier la station à ce sommet. Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l'impulsion de la Sécurité sociale.

Politique et administration Découpage territorial La commune de La Bourboule est membre de la communauté de communes du Massif du Sancy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est au Mont-Dore. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Issoire depuis 2017, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Rochefort-Montagne.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Sancy (dont elle est le bureau centralisateur) pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Le conseil municipal de La Bourboule, commune de plus de , est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)Loi du relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51, et son décret d'application du ., pour un mandat de six ans renouvelable.. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 19Article du code général des collectivités territoriales..

David Dupic (liste « Une équipe un projet un avenir pour La Bourboule ») remporte l'élection au premier tour, le , avec 50,84 % des suffrages exprimés et quinze sièges au conseil municipal. François Constantin, le maire sortant (liste « Vive La Bourboule ! ») acquiert les quatre sièges restants. Le taux de participation s'élève à 74,15 %.. Le , le conseil municipal a élu le nouveau maire, David Dupic, et désigné cinq adjoints..

Les six sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes du Massif du Sancy se répartissent en : cinq sièges issus de la liste de David Dupic et un siège issu de la liste de François Constantin.

Chronologie des maires

Politique environnementale